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Les murailles invisibles

Montségur

mercredi 4 mai 2005
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Un texte sur le boycott des universités israéliennes

Limitation d’accès aux écoles secondaires :

Les limitations concernant l’entrée d’élèves non aryens ne valent pas seulement pour les universités, mais aussi pour les écoles secondaires (en vertu de la loi contre la surcharge des écoles allemandes). Loi dite de Nuremberg.

Malgré l’existence sur le papier de possibilités limitées, il nous fut impossible, après avoir quitté l’école primaire supérieure, d’entrer au lycée. Cela signifiait que le baccalauréat et les études supérieures nous étaient interdits .Quelques-uns de nos compagnons d’ infortune plus âgés qui avaient terminé leurs études en avril 1934 purent encore passer leur doctorat mais la plupart durent fournir la preuve qu’ils quitteraient le pays immédiatement... Extrait des Murailles invisibles - Ingeborg Hecht -

Certes, si la situation n’est pas comparable, comment ne pas traduire la décision prise par l’Union des Professeurs d’Université de Grande- Bretagne (AUT) de boycotter les universités israéliennes de Bar-Ilan , près de Tel-Aviv, et de Haïfa, comme la volonté de dresser entre l’Etat d’Israël et le reste du monde, une de ces murailles invisibles, qui, dans le passé, retranchaient le Juif de toute vie sociale en lui interdisant, entre autres interdits, l’accès au savoir.

Les lois dites de Nuremberg préfiguraient déjà la tragédie finale.

Le statut d’untermenchen, hors du monde, allait permettre le traitement national socialiste de la question juive.

Israël, Juif des Nations ?

Ainsi, aura-t-il fallu attendre soixante-dix ans, l’âge d’une génération, l’âge des survivants, pour qu’un corps de métier, facteur aggravant détenteur du savoir et chargé de transmettre celui-ci auprès de la jeunesse, décide contre toute raison, sous les vains prétextes du discours anti-sioniste de circonstance, de renouer avec l’infâme.
Les autorités israéliennes ont protesté devant l’AUT en soulignant que cette décision était unilatérale et que des universités de pays dictatoriaux comme l’Arabie Saoudite, la Syrie ou l’Iran n’ont jamais été inquiétés.
Les organisations pacifistes israéliennes, quant à elles, s’émeuvent du principe contre-productif d’une telle décision.
L’on ne saurait mieux dire.
Les excès de langage, l’outrance des propos, le traitement indépendamment du contexte des évènements, confinant trop souvent avec le sentiment antisémite pour n’être pas le fruit du hasard, qui ont rapproché des individualités, jusqu’alors demeurées en marge d’un engagement en faveur de l’Etat d’Israël et de sa population, joueront là encore, à minima, au sein de la société israélienne, leur rôle de catalyseur.

Et ce n’est pas la moindre des contradictions des milieux pro -palestiniens en Europe que de contribuer ainsi au renforcement du sentiment d’union nationale, là-bas, et à la consolidation de notre solidarité active, ici.

Les israéliens et les juifs de la diaspora ne sont pas des lemmings.

Il sera intéressant d’éclairer le lecteur sur une des personnalités initiatrices de ce boycott : Sue Blackwell.

Dans ses pages, Sue Blackwell fait figurer une lettre ouverte de la Fédération Palestinienne des Associations de Professeurs et de Personnels des Universités en réponse à la proposition faite par l’Association des Enseignants d’Université (Association of University Teachers) de soutenir les institutions académiques dans ce qu’ils appellent « la Palestine occupée ».

Dans cette réponse de la Fédération Palestinienne, il est demandé à l’AUT d’aller encore plus loin dans son analyse du conflit au Proche-Orient en ne considérant pas celui-ci comme le résultat de malentendus et d’un défaut de communication entre les deux camps israélien et palestinien, mais comme les conséquences d’une politique coloniale et d’apartheid menée par l’Etat d’Israël, par le refus de celui-ci d’accepter le droit international comme en témoigneraient non seulement la construction du mur, mais encore les expropriations de Palestiniens, la politique d’isolement de villes et de villages palestiniens visant à empêcher l’accès à l’enseignement et à la santé ainsi que le développement de la vie économique, ou bien encore les règlements de compte extra judiciaires et la destruction d’habitations palestiniennes.

De ce fait, la Fédération Palestinienne des Unions de Professeurs et de Personnels des Universités réclame des sanctions appropriées contre Israël, notamment au moyen du boycott et de pressions afin d’isoler Israël sur la scène internationale tout comme l’a été en son temps le régime d’Apartheid en République Sud-Africaine. Les auteurs de la lettre soulignent, du reste, que de nombreux membres de l’AUT avaient participé au boycott académique de l’Afrique du Sud. *

L’esprit de Durban, on le voit, a pollué bien des cerveaux, et s’il s’est trouvé plus de 40 000 universitaires de l’AUT pour rejoindre Sue Blackwell et ses pairs activistes dans leurs attendus sans appel et ainsi cautionner ce boycott, sans doute devons-nous au leitmotiv sloganique des milieux pro-palestiniens de dresser ce triste constat : aujourd’hui comme hier, être étudiant ou chercheur israélien conduit à être rejeté hors du monde, séparé par la muraille invisible de la bien pensance.

Ce mur là, prioritairement, doit tomber.

Nul ne sera étonné que la nouvelle de ce boycott ait été relayée comme il se doit dans les pages d’accueil ou les forums internet de la vulgate anti-israélienne. En particulier la page d’accueil du CCIPPP ( Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien ) - sur cette association voir le dossier du CRIF.

Et nul ne s’étonnera si l’on retrouve l’un des fondateurs de cette association, pour l’heure, également l’un des promoteurs de l’Appel des Indigènes de la République, sur la page d’accueil du site oumma.com, dans un clip de propagande pour la marche du 08 mai. Clip au demeurant largement inspiré de la méthode subliminale expérimentée lors d’une campagne présidentielle française.

Sur ce sujet, j’aimerais assez que l’on nous explique : que fait l’Appel du 18 juin 1940 dans cette galère ?
La France serait-elle occupée ?
Devinez par qui...
Si, subliminalement, c’est bien ce message que les auteurs et idéologues du clip tentent de faire passer, celui-ci serait dans le droit prolongement du texte de cet Appel des Indigents, dont la presse a assez glosé, relevant son intention séparatiste, pour ne pas dire plus, pour ne pas s’y attarder davantage.
Symptomatique, tout de même, de l’esprit compulsif qui guide notre intervenant cette flèche décochée contre la République française, accusée dans ce clip ‘ de lois racistes et ethniques ’.

A quand un appel au boycott des universités françaises ?

Décidément, ceux qui veulent dresser des murailles invisibles, ici, entre français, et instituer la balkanisation des esprits en principe de progrès, et là-bas, entre Israël et le monde, sont les mêmes.

Après tout, pourquoi le diable - attention je ne convoque pas ici la figure des ténèbres pour l’opposer à une lumière que je ne prétends pas détenir, mais bien plutôt comme métaphore de la pensée intégriste religieuse ou politique, dans son essence régressive - pourquoi le diable donc, changerait-il de marionnettes ?

Celles-ci dansent si bien...


  • Remerciements à Dwojre du forum de Col pour sa traduction.

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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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