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Laurent Fabius donne la position de la France face à un monde arabe en mutation, n’oubliant pas de désigner Israël en bouc émissaire

Hélène Keller-Lind

vendredi 29 juin 2012
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Dans son intervention lors du Colloque international « Le monde arabe à l’âge des révolutions », le ministre des Affaires étrangères français faisait le 27 juin 2012 un ensemble de déclarations, parfois contradictoires, quant à l’analyse et la position de la France face à un monde arabo-musulman changeant. On y voit, entre autres, que son opinion, livrée précédemment, mettant le conflit arabo-musulman avec Israël au cœur de conflits dans le monde ne s’applique pas ici. Quoi qu’il le réaffirme pourtant, en dépit de ses analyses, ce qui montre l’ineptie de cette affirmation.

Extraits et commentaires

Oui, il y a à l’évidence un « nouveau monde arabe », une « nouvelle cartographie » pour des peuples n’ayant pas gagné leur indépendance au milieu du XXème siècle

« Au milieu du XXème siècle, au moment des indépendances, le monde arabe a déjà connu une période de bouillonnement politique. Si les États ont gagné leur indépendance, les peuples, eux, n’ont pas gagné la leur. Dans un deuxième temps, souvent à la faveur de coups d’État militaires, des régimes autoritaires se sont installés, avec l’accord ou la complicité des grandes puissances. Plusieurs décennies d’immobilisme politique ont suivi, sous couvert de nationalisme arabe. Pour autant, les sociétés ont continué d’évoluer, en tout cas de le souhaiter, ouvrant la voie aux bouleversements actuels.....A Tunis, au Caire, à Damas, à Sanaa, à Benghazi, sous des formes différentes, un même mot d’ordre s’est fait entendre : la dignité – la karama.

Au-delà des différences traditionnelles – le Maghreb n’est pas le Moyen-Orient, lequel n’est pas la péninsule arabique -, une nouvelle cartographie se dessine ».

Laurent Fabius nomme ensuite les pays où « les régimes sont tombés et les dictateurs chassés » : Tunisie, Égypte, Libye, Yémen, où « après la tempête, l’enjeu est maintenant de bâtir un ordre politique, économique et social plus juste et plus stable ».

Puis il cite d’autres pays, « où la résonance du printemps arabe a conduit les autorités à un mouvement de modernisation et de démocratisation. Le Maroc donne l’exemple de cette voie, que la Jordanie tend plus ou moins à suivre. En Algérie, les attentes de la population sont voisines de celles du reste du monde arabe, et on doit espérer que le nouveau parlement mettra rapidement en œuvre les réformes attendues ».

Quant aux pays du Golfe – Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Qatar, Koweït – ils « sont devenus des acteurs importants sur la scène mondiale et des investisseurs majeurs. Ils jouent un rôle parfois décisif dans les évolutions régionales, en particulier en Libye, en Syrie ou au Yémen. Derrière un immobilisme apparent, leurs sociétés sont travaillées par un islam rigoriste mais aussi par une volonté d’ouverture. Le débat affleure et s’exprime dans la presse, voire dans les institutions ».

Il y a aussi « les régimes attachés au statu quo répondent par la répression et la violence. En Syrie, la conjonction d’une répression massive, des effets de la mosaïque communautaire qu’est ce pays et d’interférences extérieures conduit à une véritable catastrophe humanitaire et à un risque de déstabilisation de toute la région. Le Liban subit de plein fouet les retombées de cette crise et est traversé par de vives tensions ».

Des Palestiniens à « la frustration puissante que renforce leur ouverture au monde et un bon niveau d’éducation », une éducation que le ministre ne sait pas tournée vers la diabolisation d’Israël, un régime qu’il ne sait pas corrompu


Dans ce même paragraphe Laurent Fabius poursuit ainsi : « Au sud, les Palestiniens mûrissent une frustration puissante, que renforce encore leur ouverture au monde et un bon niveau d’éducation. Cependant qu’Israël s’interroge sur les conséquences de ces transformations pour sa propre sécurité. »

On note qu’un satisfecit est adressé aux Palestiniens qu’une « occupation » et un « blocus » israéliens pourtant montrés du doigt pendant la récente visite de Mahmoud Abbas invité officiel de la France, n’empêche donc pas de s’ouvrir au monde et d’avoir un bon niveau d’éducation. Bien évidemment l’impasse est faite sur une partie dommageable de cette éducation puisqu’elle inclut un enseignement de la haine d’Israël, de sa délégitimation, de sa diabolisation, de sa négation pure et simple. Pour les Palestiniens gérés par l’Autorité palestinienne , comme ceux gérés par le Hamas . Ce que montrent les études réalisées par Impact-SE, un Institut spécialisé dans l’étude de la culture pour la paix ou la tolérance dans l’éducation. Ou les nombreuses études de Palestinian Media Watch, notamment dans un rapport présenté au Sénat américain à l’invitation d’Hillary Clinton en 2007
Sans compter l’aspect négationniste de cet enseignement Même constat dressé par l’Institut MEMRI
On notera que les manuels scolaires ne changeant pas fréquemment ce qui a été constaté alors reste d’actualité.

Laurent Fabius n’évoque guère la corruption palestinienne, ni les violations palestiniennes des libertés d’expression, qui apparaissent pourtant clairement dans un récent sondage palestinien Alors qu’il parle de la corruption
qui règne ailleurs. Quand il évoque « les nombreux foyers d’instabilité ». « En Irak, l’effort de redressement engagé par le gouvernement est important, mais il reste beaucoup à accomplir pour garantir la sécurité et la cohésion du pays, ainsi que la protection des minorités. Dans la zone saharo-sahélienne, une crise complexe et très dangereuse s’installe, résultat de nombreux facteurs de déliquescence – États faillis, régions périphériques délaissées, corruption et trafics multiples, présence de groupes islamistes fortement armés ».

La sécurité d’Israël évoquée pour la forme

A propos d’Israël, le ministre se borne à évoquer en passant une réalité : les inquiétudes d’Israël quant à sa sécurité. Mais il reste circonspect et ne développe pas comme il le fait pour d’autres pays.
Les dirigeants israéliens, eux, se sont exprimés mainte fois à ce propos et de manière détaillé, nommant les dangers. Ainsi, en janvier 2012, Benyamin Netanyahou déclarait-il « toute personne sensée voit ce qui se passe autour de nous. Nous voyons ce qui se passe entre l’Océan Atlantique, le Maroc et l’Est ; tout le monde le voit. Et ces changements ont des conséquences, que je qualifierai de stratégiques pour la sécurité nationale de l’État d’Israël, pour que nous restions en mesure de faire face aux nouveaux défis auxquels nous sommes confrontés sur des points de stabilité régionale et d’instabilité, dans de nouvelles régions, avec des nouvelles armes ». On ne peut pas dire que la situation se soit améliorée depuis lors.

De nombreux foyers d’instabilité n’ayant rien à voir avec Israël....

Il y a également, poursuit Laurent Fabius « les nombreux foyers d’instabilité. En Irak, l’effort de redressement engagé par le gouvernement est important, mais il reste beaucoup à accomplir pour garantir la sécurité et la cohésion du pays, ainsi que la protection des minorités. Dans la zone saharo-sahélienne, une crise complexe et très dangereuse s’installe, résultat de nombreux facteurs de déliquescence – Etats faillis, régions périphériques délaissées, corruption et trafics multiples, présence de groupes islamistes fortement armés ».

Et maintenant ? Pas d’ingérence sauf pour Israël

Le ministre conclut son analyse en s’interrogeant : « Si les changements portés par les printemps arabes sont spectaculaires, l’avenir apparaît donc fragile et incertain....Dans ces conditions, qu’espérer, que craindre, que faire » ? Donnant ensuite les réponses de la France qui « regarde avec confiance les changements dans le monde arabe ».

La première de ses réponses étant : « Il n’est pas en notre pouvoir de transformer mécaniquement les révolutions en succès et nous n’avons pas à nous ingérer dans la vie politique d’États souverains ». Même si « la France veut et doit contribuer activement sur le plan bilatéral et multilatéral aux progrès des transitions démocratiques, économiques et sociétales ».

Pourquoi, dès lors, s’ingérer dans la politique de sécurité d’Israël qui a été contraint de mettre en place un blocus partiel autour de la Bande de Gaza pour protéger ses populations civiles prises pour cibles par les Palestiniens du Hamas qui y sont au pouvoir ? Un blocus légitime puisqu’il s’agit de légitime défense Ce que reconnaissait d’ailleurs l’ONU dans son Rapport daté de juillet 2011 qui stipule que « le blocus naval imposé est une mesure de sécurité légitime pour empêcher des armes d’entrer à Gaza par la mer et son application répond aux exigences du droit international ».

Même remarque à propos d’implantations qui ne peuvent être qualifiées de colonisation dans des territoires disputés et non pas occupés puisqu’ils font l’objet d’une négociation dans le cadre d’un processus, quand bien même serait-il actuellement au point mort.

« Cette vague démocratique se nourrit d’une aspiration à l’universel qui traverse l’histoire arabe »

Laurent Fabius se montre ensuite parfaitement optimiste quant à la suite des événements car, dit-il, « cette vague démocratique se nourrit d’une aspiration à l’universel qui traverse l’histoire arabe », fustigeant au passage ses prédécesseurs par ces mots « j’ai regretté, comme beaucoup d’autres, le rendez-vous manqué du gouvernement français de l’époque avec cette dynamique révolutionnaire. Au Maghreb, la France – en tout cas son gouvernement – a déçu ; déception renforcée par la stigmatisation de l’immigration à laquelle celui-ci se livrait parallèlement ».

Il poursuit en affirmant « Loin d’être toujours le signe d’une opposition à d’autres cultures, à d’autres valeurs, et à l’encontre de prophéties erronées qui annonçaient un affrontement fatal des civilisations, les révolutions arabes sont donc à l’origine largement une réappropriation de ce qui nous est commun. Elles rappellent opportunément que l’appartenance à l’islam n’a rien d’incompatible avec l’aspiration démocratique ».

Oui, mais...

Estimant, néanmoins, que « l’espoir que nous pouvons nourrir est que les islamistes qui arrivent au pouvoir par les urnes soient conduits à des compromis utiles pour gouverner, qu’ils montrent qu’ils savent passer de l’opposition au pouvoir, qu’ils respectent le cadre dans lequel ils ont été élus, qu’ils réussissent le développement économique et social et contribuent à réduire l’extrémisme ».

Et, toujours en dépit de ses affirmations précédentes, on peut craindre, dit-il, que « ces nouveaux pouvoirs refusent à terme de les remettre le cas échéant à d’autres ; qu’ils ne parviennent pas à se départir de la culture et de la pratique du monolithisme ancrées dans des années de répression, voir de clandestinité ; que les difficultés économiques et sociales prévisibles les conduisent à se radicaliser ; bref, pour parler brutalement, que le ticket en leur faveur soit un aller sans possibilité sinon de retour, du moins de changement ». Quelque peu en contradiction avec lui-même, force lui est de constater que « l’actualité immédiate apporte son paquet d’inquiétudes ».

Et de conclure cette interrogation par « Je suis convaincu pour ma part qu’un excès de pessimisme serait aussi inadapté aujourd’hui que pouvait l’être hier l’espoir inconsidéré d’une transition rapide vers une démocratie à l’occidentale.
N’oublions jamais, en effet, que tout processus démocratique est inscrit dans le temps long, qu’il comporte des avancées et des reculs, des accélérations et des blocages, des doutes qui succèdent aux promesses. La trajectoire des révolutions n’est jamais totalement linéaire...il n’existe pas un seul modèle démocratique et qu’il appartiendra à chaque pays de construire celui qui lui convient ».

Un appui et des intérêts

Laurent Fabius détaille enfin ce qu’il convient de faire selon lui : « Face à une situation aussi complexe, ambivalente, la France, au nom de la proximité, de l’amitié et de l’histoire qui nous lie, porte une responsabilité d’appui. Elle a aussi des intérêts à défendre. Le monde arabe est notre voisin et tout ce qui s’y passe emporte des conséquences directes pour nous. D’un point de vue économique, la stabilité du monde arabe, compte tenu de ses ressources, constitue un enjeu décisif. Il n’existe pas d’autre choix raisonnable pour nous que de travailler à la stabilité, à la paix, à la sécurité et au développement économique de ces partenaires essentiels.
Nous le ferons en respectant quatre grands principes : le refus de l’usage de la violence contre le peuple, la défense des droits fondamentaux, le respect du pluralisme et des droits des minorités, la nécessité de réformes en profondeur afin de répondre aux attentes économiques et sociales des populations....A court terme, nos priorités sont fixées par les urgences ».

Les urgences

Urgences qu’il détaille, mentionnant la position et l’action de la France :
Syrie
, une action française « avec nos partenaires européens », « nouvel ensemble de sanctions », « une mise en œuvre effective du plan Annan », enfin, « à l’initiative de la France, le Groupe des amis de la Syrie se réunira à Paris, où sont conviés plus de cent cinquante Etats. L’enjeu est de soutenir l’opposition et de préparer la transition politique, car Bachar al-Assad doit partir ».
La situation au Mali, et plus largement dans l’ensemble du Sahel
. Si nous n’agissons pas, le Nord Mali risque de se transformer en sanctuaire durable pour les terroristes...nous nous mobilisons, là aussi, pour permettre le retour de la sécurité et de l’ordre constitutionnel. Nous soutenons les efforts de l’Union africaine, de la CEDEAO, de l’Europe et des Nations Unies pour la sécurité et le développement. Une médiation est en cours, un accompagnement de sécurité est en préparation. S’agissant de la menace terroriste, la réponse passe par une coopération régionale afin de mettre en échec ces groupes dangereux et extrêmement mobiles. La France travaille à des initiatives en ce sens, en appui des initiatives régionales et des autorités locales légitimes ».

«  L’Iran continue de nous préoccuper gravement. Ce grand pays a, bien sûr, le droit d’utiliser l’énergie nucléaire à des fins civiles. Mais la possession par lui de l’arme atomique comporterait de lourds dangers de dissémination et déstabiliserait la région. C’est un enjeu majeur pour nous tous comme pour les pays voisins, notamment l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, le Qatar. En lien avec eux et avec les membres du Conseil de sécurité, nous poursuivons nos efforts pour que l’Iran accepte de se conformer à ses obligations internationales ».

Le proche-Orient, une urgence et « l’absence de progrès dans la résolution du conflit israélo-palestinien qui pourrait favoriser le radicalisme dans les sociétés musulmanes ».

A propos du Proche-Orient, auquel « nous sommes très attentifs », dit-il, alors qu’il vient d’analyser ce qui a conduit aux « révolutions arabes », décrivant « la réalité de nombreux pays arabes – pouvoir confisqué, droits de l’Homme méprisés, presse muselée, corruption et chômage installés », n’insistant d’ailleurs pas beaucoup sur l’aspect économique qui fut primordial puisque c’est justement une pauvreté terrible qui avait poussé « Mohamed Bouazizi, vendeur ambulant tunisien,[à s’immoler ] par le feu devant le siège du gouvernorat de Sidi Bouzid », Laurent Fabius déclare curieusement que « l’absence de progrès dans la résolution du conflit israélo-palestinien...pourrait favoriser le radicalisme dans les sociétés musulmanes »....

Laurent Fabius évoque la nécessaire « relance du processus de paix  » que Benyamin Netanyahou n’a de cesse de réclamer en demandant encore et encore au seul partenaire palestinien qu’il ait, Mahmoud Abbas, de reprendre d’indispensables négociations bilatérales. Mais il précise que celle-ci « est indispensable afin de stabiliser et de pacifier le « nouveau monde arabe ». »

On ne comprend guère en quoi cette relance ou l’absence de progrès dans le processus de paix pourraient agir sur les situations internes que ce soit en Syrie, en Iran, en Égypte, en Irak, au Mali, au Sahel, que lui-même considérait comme des urgences, ou en Libye. Ce qui s’y passe n’a rien strictement à voir avec Israël, même si la composante antisémite et anti-israélienne est bien présente.

Il ajoute, à juste titre d’ailleurs, que « peu d’évolutions sont probables avant les élections américaines ». Et, semblant accorder à la situation du blocage du processus de paix la même dangerosité que ce qui se joue en Iran ou en Syrie, il déclare : « Mais nous devrons reprendre l’initiative, car le droit à un Etat palestinien viable et à la sécurité d’Israël n’est pas une ritournelle théorique, c’est une exigence impérieuse pour le monde, pour toute la région et pour la France ».

Pourtant, évoquer en passant, comme il le fait, la sécurité d’Israël, alors qu’il condamnait par ailleurs « colonisation et blocus » et qualifiait le blocage du processus de paix de « l’un des conflits fondateurs.. dans le monde... » est, de toute évidence, dérisoire...

Les valeurs de la France, oui, mais quand pour les femmes palestiniennes et les droits des Palesitniens ?

La France, dit-il, sera « pragmatique » et nous serons « fermes sur nos valeurs et lucides sur les événements ». « Nous serons particulièrement attentifs au respect des femmes », affirme-t-il. Mais pourquoi attendre, dès lors, pour demander à Mahmoud Abbas qui vient de recevoir 10 millions d’Euros en acompte de la France, entre autres largesses et soutien politique, d’abroger une loi autorisant de fait le « crime d’honneur »dans les territoires qu’il gère, ce qui maintient les femmes palestiniennes dans une situation inadmissible.. Sans parler des femmes gazaouies pour qui la situation est pire encore

A propos de cette affirmation : « Nous dénoncerons donc toute tentative de confisquer le pouvoir ou de restreindre les droits démocratiques », on notera qu’elle ne s’applique pas à l’Autorité palestinienne dont le « président » a annulé toute élection depuis des lustres.... . Quant aux « droits démocratiques » des Palestiniens, il suffit de se référer au sondage déjà mentionné...

Belle envolée de fin vers un monde meilleur d’une proximité franco-arabe

Suivent des considérations et promesses économiques et cette envolée : « les révoltes arabes sont vécues comme le prolongement des luttes d’il y a cinquante ans. Ce printemps arabe, ces printemps parfois menacés d’automnes ou d’hivers, nous rappellent la proximité qui nous lie. Plusieurs millions de nos compatriotes ont leur famille originaire de cette partie du monde. Dans les pays du Maghreb, notre langue est parlée quotidiennement avec la langue arabe aux divers échelons de la société. L’histoire et nos coopérations nous confèrent toujours l’image d’une nation à la culture émancipatrice. Les positions traditionnelles de notre pays en faveur des droits légitimes des peuples, malgré quelques éclipses, nous y ont valu des sympathies durables. Nous devons cultiver ces sympathies, les réveiller parfois, les faire fructifier aussi, les mériter toujours ».

La totalité de l’intervention peut être consultée sur le site du ministère des Affaires étrangères


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