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L’action du Moufti de Jérusalem, berceau de l’Islamisme

nechek

jeudi 10 février 2005
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Le Moufti de Jérusalem, Haj Amin El Husseini, a eu une influence décisive dans l’infléchissement idéologique de l’Islam. Né en 1893 dans une riche et influente famille de Judée, il servit dans l’armée ottomane lors de la 1ère guerre mondiale. Il était réputé comme violent et fanatique. Il fomenta des troubles en Palestine après les accords Sykes Picot prévoyant un foyer juif.

Il est condamné par les anglais à dix ans de travaux forcés ; mais il réussit à s’enfuir en Syrie. Cherchant à « apaiser » le climat politique, le nouveau gouverneur anglais (et juif) de la Palestine des années 1920, Herbert Samuel gracie Haj Amin al Husseini. Il le nomme même « Grand Moufti à vie » (ce qui était une innovation peu appréciée par les Arabes), puis Président du conseil suprême des communautés musulmanes. Ces deux titres lui confèrent en fait à la fois le pouvoir religieux et politique, sans qu’il en eut les compétences. En effet, sa formation à l’université d’al Azhar du Caire ne dura que quelques mois et il n’y put obtenir aucun diplôme. Et il ne devait ses nominations qu’à la situation privilégiée de sa famille à Jérusalem. Tout en affirmant qu’il cherchait à affermir l’ordre, il fomenta de meurtrières émeutes antisémites en 1929 (Hébron) et en 1936/39 (Jaffa), après avoir créé des milices armées.

A la suite du rapport Peel, il rencontra le 15 juillet 1937 le Consul Général allemand à Jérusalem pour demander que le Reich déclare publiquement son opposition à ce rapport. L’Allemagne ne réagissant pas, préférant laisser toute liberté aux Anglais, puis aux Italiens après le début de la guerre. En 1940, le Moufti demande aux puissances de l’Axe de reconnaître le droit arabe sur toute la Palestine et de trouver une solution aux « éléments Juifs » qui s’y trouvent, selon la même ligne que celle adoptée pour résoudre la question juive en Europe. Le 20 janvier 1941, il écrit une lettre personnelle à Hitler pour lui annoncer que le monde arabe pouvait commencer la guerre contre l’Angleterre à condition d’avoir certaines garanties et une aide économique et militaire. Le 6 avril, le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Weizsäcker, écrivit que les Allemands aideraient financièrement et militairement les Arabes s’ils se dressaient contre l’Angleterre et si l’on trouvait une route sûre pour acheminer le ravitaillement.

Après l’échec d’Irak et la victoire alliée de 1942 à El Alamein, il devenait évident que le projet serait difficile à réaliser. Le Moufti se réfugie alors à Berlin où il s’autoproclame « premier ministre » d’un gouvernement panarabe dont le ministre des affaires étrangères était le chef irakien exilé, Al Gaylani, et le ministre de la guerre, Fawzi El Kaujki. Il était payé l’équivalent de $10.000 par mois, sur des fonds secrets de la SS provenant de la confiscation des biens des juifs. Par de nombreuses émissions de radio, le Moufti tente de galvaniser ses nombreux disciples, en leur demandant de ne pas perdre espoir en dépit de l’échec de Rommel à El Alamein. Rappelons que par sa victoire sur Rommel en octobre 1942, Montgomery avait sauvé de la mort les Juifs du Moyen Orient.

« Levez-vous, ô fils d’Arabie, combattez pour vos droits sacrés ! Massacrez les Juifs partout où vous les trouvez ; leur sang répandu plaît à Allah, notre histoire et notre religion. Cela sauvera notre honneur ». Par ces appels au crime, Husseini tente de provoquer une rébellion généralisée dans le monde arabe. Un commando germano-arabe est parachuté en Palestine fin 1944, ayant comme objectif d’empoisonner des puits de Tel Aviv, mais sans succès.

Le Moufti a eu aussi une certaine influence dans la réalisation du génocide juif. Il a visité avec son fidèle ami Adolf Eichmann les chambres à gaz d’Auschwitz. Fin 1942, Eichmann ordonna que 10.000 enfants juifs soient envoyés de Pologne à Theresienstadt. La Croix Rouge offrit de les échanger contre des civils allemands. Husseini eut vent de ce projet et protesta auprès de Himmler, l’avertissant que les jeunes Juifs d’aujourd’hui pouvaient devenir de grands gaillards assoiffés de vengeance. L’échange fut annulé. Il fit échouer par ailleurs toute tentative de compromis relatif au sort des juifs de Hongrie à la fin de la guerre. Il organisa aussi pour Himmler des milices bosniaques musulmanes et SS, qui eurent un succès mitigé contre les Serbes infidèles. Dans ses Mémoires, il rapporte un entretien avec Hitler, révélant ses objectifs : « la condition fondamentale que nous avions posée aux Allemands pour notre coopération était d’avoir les mains libres dans l’éradication de tous les Juifs, jusqu’au dernier, dans la Palestine et le Monde Arabe. J’ai demandé à Hitler (allusion à la rencontre du 28 novembre 1941) qu’il me donne son engagement explicite pour nous permettre de résoudre le problème juif d’une façon conforme à nos aspirations nationales et raciales et correspondant aux méthodes scientifiques inventées par l’Allemagne dans son traitement des juifs. J’eus la réponse suivante : »les Juifs sont à vous«  » .

Après la guerre, Husseini fut déclaré criminel de guerre. Après un bref passage en France, il se réfugia en Egypte et rejoignit un réseau d’espionnage, de sabotage, et de propagande antisémite dans lequel participait de nombreux nazis. Son influence décrut avec la défaite des armées arabes en 1948, mais il conserva un immense prestige dans le monde arabe, comme en témoignent les manifestations de sympathie à sa mort, en 1974. Lorsque la Yougoslavie demanda son extradition, la Ligue Arabe refusa de le livrer. Évincé comme Moufti de Jérusalem par le roi Abdallah de Jordanie qui avait annexé la Cisjordanie en 1948, Husseini le fait assassiner en 1950, un vendredi à la sortie de la mosquée d’Al Aqsa. Haj Amin Al Husseini est devenu dans le monde arabe le héros de l’Islam conquérant , anti-occidental et anti-juif. Pourtant sa seule contribution positive à l’Islam a été la collecte de fonds pour restaurer le dôme du Rocher et le faire recouvrir d’une pellicule d’or…et la plus négative pour un démocrate a été la pratique constante de la désinformation, devenue l’expression ordinaire de tout pouvoir arabe.

On notera aussi que lors de son exil au Caire dans les années 50, Haj al Amin al Husseini a eu une grande influence idéologique sur deux étudiants, Yasser Arafat ( de son vrai nom Abdel Rahman al Raouf Arafat al Qoud Al Husseini) et Saddam Hussein.

N’oublions pas non plus que les leaders palestiniens Yasser Arafat, président de l’Autorité palestinienne est le petit cousin du Haj et Faiçal Al Husseini, représentant de l’OLP à Jérusalem, mort d’une crise cardiaque au Koweit, est son petit neveu. De même l’actuel Moufti de Jérusalem nommé par Arafat, cheikh Iqrima Sabri fait partie de la famille Husseini.

Rappelons également une des dernières interviews (juin 2001) de Fayçal Husseini avant sa mort : « nous acceptons comme tactique la création de deux états en Palestine, mais notre stratégie à long terme reste la Palestine arabe du Jourdain à la mer ».


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