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Un prix littéraire méconnu…..

par le Professeur David Ruzié *

jeudi 2 décembre 2004
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Les assidus du ce site auront pu, sans doute, apprendre, par ailleurs (v. Guysen Israël News), que le Prix Palestine-Mahmoud Hamchari a été décerné pour 2004 au « journaliste » Alain Ménargues, ancien rédacteur en chef de Radio France Internationale, poussé à la démission à la suite des propos antisémites et antisionistes proférés à l’occasion du lancement de son livre « Le mur de Sharon », qui a été, récemment, publié, avec le concours de France-Inter.

Ce prix, créé, en 1979, par l’Association de solidarité franco-arabe et la Revue « France-Pays arabes », porte le nom du délégué de l’OLP, vraisemblablement « éliminé » à Paris, en 1972.

Et la consultation du site www.babelmed.net/index.php?menu=31&cont=1043&lingua=fr, nous apprend que le jury a été impressionné par la « diversité et la qualité » des ouvrages présentés, cette année (au nombre 13).

Un « prix spécial » a, également, été attribué à Henry Laurens « pour l’ensemble de son œuvre », dont « La question de Palestine ».

Nous avons déjà dit « tout le bien » que l’on pouvait penser de ce professeur au Collège de France, à la lecture de son interview donnée, récemment, au magazine Le Point (v. notre Point de vue du 19 novembre 2004 sur la montée du révisionnisme).

Mais, nous voudrions également donner un aperçu des idées émises par un des 9 membres du jury, la journaliste et romancière Kenizé Mourad, à laquelle nous avons écrit, en octobre 2003, pour lui faire part de notre étonnement à la lecture de son dernier ouvrage, qui venait de paraître, « Le Parfum de notre terre ».

Nous lui avions fait part de notre « étonnement », pour ne pas dire de notre « révolte » devant la mauvaise foi évidente, dont elle faisait preuve dans cet ouvrage.

Et nous lui écrivions qu « seuls des lecteurs naïfs - et il y en malheureusement beaucoup - pourront attacher du crédit à votre prétention à vouloir maintenir la balance égale entre les deux camps »

Nous nous étions contentés de relever deux exemples pour illustrer cette appréciation.

Tout d’abord, dans sa chronologie, qui débute, seulement, par la référence à la « déclaration Balfour » elle omet de citer le partage de la Palestine, en 1921, en vue de permettre la création de l’émirat de Transjordanie, qui allait devenir indépendant en 1923.

Or, nous lui faisons remarquer que ce fait est capital lorsqu’on évoque le statut d’une région qui, depuis la disparition des deux royaumes de Juda et d’Israël, ne porta le nom de Palestine que durant la période romaine.
A l’époque ottomane, cette région ne constitua jamais une entité juridique unique, mais était divisée en villayets et sandjaks.

De telle sorte que l’on pouvait considérer que l’émirat de Transjordanie, aujourd’hui la Jordanie, dont la population est pour plus de la moitié d’origine palestinienne, était le résultat d’un 1er partage de la Palestine, tandis que le plan des Nations Unies en constituait un second.

Au terme de cette deuxième opération, il y avait donc deux Etats arabes et un Etat juif, étant rappelé - ce que ne faisait nullement Kenizé Mourad- qu’il y eut toujours une présence juive dans ce territoire, tout au long des siècles.

En second lieu, et surtout, nous lui reprochions ses développements sur Jenine, présentée comme « ville martyre » où se seraient déroulés des « crimes de guerre », propos que nous qualifiions de scandaleux (ce que confirme le visionnement récent du DVD récemment diffusé par Pierre Rehov, pour le compte de « Contre Champs »).

L’auteur d’était bien gardée de resituer le camp de réfugiés dans la ville et surtout de préciser que seule la partie centrale sur environ 100 m x 100 m fut détruite au cours de violents combats au cours desquels 23 militaires israéliens furent tués, alors qu’une cinquantaine de palestiniens, la plupart étant ce que l’auteur a l’habitude d’appeler des « activistes » ou des « militants » et que nous appelions simplement des terroristes, ont effectivement également trouvé la mort.

A moins de galvauder les termes, nous nous étions permis de demander « où est le massacre » ?

D’autant plus que nous lui faisions remarquer qu’il eut suffi de quelques bombes larguées par un avion ou un hélicoptère israélien pour nettoyer ce repaire de terroristes en faisant beaucoup plus de victimes civiles. Car, malheureusement, comme dans d’autres conflits qui n’opposent pas des forces armées organisées l’une à l’autre, les terroristes se cachent parmi la population civile en espérant ainsi dissuader l’ « ennemi » de chercher à les annihiler.

Bien évidemment, Kénizé Mourad ne nous a pas répondu.
Mais il est vrai qu’elle était très occupée par la lecture des ouvrages concourant pour le prix Palestine-Mahmoud Hamchari 2004 .


David Ruzié, professeur émérite des universités, spcialiste de droit internatuional.


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