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L’arrogance du gouvernement français

par le Professeur David Ruzié *

jeudi 18 novembre 2004
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Alors que les faits condamnent, à l’évidence, la politique étrangère française (ex. :les événements de Côte d’Ivoire, la prise d’otages en Irak, etc…), le gouvernement français - décidément, incorrigible - continue à donner des leçons.

Pour preuve, l’interview, accordée au journal « Le Figaro » du mercredi 17 novembre 2004.

Sous le titre à la une - il est vrai imputable au journal lui-même, Michel Barnier, ministre des affaires étrangères, (on serait presque tenté de dire « ministre des affaires auxquelles il est étranger), aurait déclaré : « Un Etat palestinien ne peut pas attendre ».

Se prenant pour la grenouille qui se voulait aussi grosse qu’un bœuf, « notre » (hélas) ministre « plaide pour une « nouvelle alliance » entre les Etats-Unis et l’Europe et une action commune au Proche Orient ».

Comme si George W. Bush, brillamment réélu (au grand dam du gouvernement français) avait besoin d’un nain pour continuer à jouer un rôle dans la recherche d’une solution pacifique au Moyen Orient.

Notons, au passage, que le ministre serait mieux venu d’expliquer comment, en 1996, les autorités françaises ont pu délivrer un vrai « faux » en indiquant sur le livret de famille de Yasser Arafat qu’il était né à Al Qods/Jérusalem, alors que tout le monde sait (même les énarques qui meublent le Quai d’Orsay) qu’il est né au Caire, donc même pas en « Palestine ».

Il n’y a qu’un point (quand même) où nous rejoignons Michel Barnier, c’est lorsqu’il écarte toute incidence des actes antisémites sur la disqualification de la France pour jouer un rôle au Proche-Orient.

En effet, cette disqualification ne date pas d’aujourd’hui, mais du retour aux affaires du général de Gaulle.

Qu’il s’agisse d’actes (libération du terroriste Abou Daoud, embargo sur les livraisons d’armes, affaire des « frégates d Cherbourg »…) ou de déclarations intempestives (condamnation préventive de la réaction israélienne en 1967 contre l’agression préparée par l’Egypte et surtout description diffamatoire du peuple juif « peuple dominateur et sûr de lui »), les exemples sont nombreux de l’attitude anti-israélienne du gouvernement français.

Cette situation est d’autant plus regrettable qu’elle n’est nullement imputable à la « droite », car certaine déclaration faite par François Mitterrand, s’immisçant, par exemple, dans les affaires intérieures d’Israël, lorsqu’il se prononce, publiquement, pour un Etat palestinien, depuis la Knesset, se rattache au même courant déséquilibré.

De même, il ne faut pas oublier que c’est François Mitterrand qui a, le premier, reçu, officiellement à Paris, Yasser Arafat, après l’avoir sauvé de Beyrouth, asiégé par les troupes israéliennes en 1982.

Mais, ce qu’il y a surtout de déplorable c’est que le gouvernement français a, également, cherché - et souvent obtenu - d’être cautionné par la Communauté (aujourd’hui l’Union) européenne.

On ne peut, sans doute, rien refuser à l’un des pays fondateurs de l’Europe communautaire.

Pour preuve la malencontreuse déclaration de Venise, en 1980, au cours de laquelle, l’Europe (des 9 à l’époque) reconnaissait officiellement l’OLP comme partie prenante à la négociation sur la paix, alors que cette organisation terroriste avait mis à son programme la disparition de l’ « entité sioniste ».

La place de l’Europe dans le « Quatuor », associé à la mise en œuvre de la « Feuille de route » n’est guère justifiée.

Mais l’ONU qui n’a guère contribué (c’est un euphémisme) à œuvrer pour garantir le droit à l’existence de l’Etat d’Israël, qu’elle a pourtant contribué à créer, en fait bien partie !

Ainsi du général de Gaulle jusqu’à Jacques Chirac, se surpassant dans l’hommage indécent rendu à celui qui fut un chef terroriste, la France n’a pas manqué de manifester une préférence marquée pour la cause palestinienne.

Ce qui - heureusement - ne lui a guère réussi, jusqu’à présent.

Du moins la France est-elle discréditée et ce ne sont pas les fanfaronnades de l’actuel ministre des affaires étrangères, qui a même le toupet de prendre position sur le vote des palestiniens à Jérusalem-Est (il est évident que seul un vote par correspondance serait possible) qui y changeront quoi que ce soit.


  • David Ruzié, professeur émérite des universités, spécialiste de droit international

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