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Les drôles d’experts de l’ONU

par le Professeur David Ruzié *

lundi 1er novembre 2004
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Apparemment, seuls les lecteurs francophones des communiqués de presse diffusés par le Service d’information des Nations Unies auront eu connaissance de certaines des conclusions de Mme Asma Jahangir, rapporteur spécial de la Commissions des droits de l’homme de l’Organisation mondiale, chargée d’étudier la question de la liberté de religion ou de conviction.

Un communiqué diffusé le 29 octobre dernier était simplement intitulé « la loi sur la laïcité française, objet de commentaires d’un rapport de l’ONU sur la liberté de religion ».

De fait, le Rapport en question a passé en revue les réponses de 28 pays, qui ont répondu aux observations qui leur avaient été transmises.

Mais, dans les 17 pages de son rapport, dans lesquelles elle analyse ces réponses, le Rapporteur, qui agit en tant qu’expert auprès de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies (qui il n’y a pas très longtemps était présidée par la représentante de la Libye, pays-modèle du genre dans ce domaine) a plus longuement insisté sur le cas de certains pays, dont la France.

Notre pays avait reçu, au printemps dernier, « des informations et allégations » concernant la loi relative à l’application du principe de laïcité dans les écoles, adoptée par le Parlement français.

On apprend ainsi qu’en dehors « de nombreuses critiques mettant en doute la compatibilité de cette disposition avec le droit international », le Rapporteur a reçu « de nombreuses plaintes » invoquant le caractère discriminatoire de cette loi à l’égard des personnes qui revendiquent le respect de la diversité culturelle et religieuse en général et « de celles qui pratiquent la religion musulmane en particulier ».

Aussi, le Rapporteur a cru devoir attirer l’attention du gouvernement sur « les risques de discrimination que pourrait entraîner la nouvelle loi » ainsi que sur « l’apparition possible de tensions eet même d’une certaine islamophobie » et « sur la possibilité que la loi porte atteinte au principe de la diversité culturelle et religieuse lui-même ».

Dans sa réponse, le gouvernement français a, bien évidemment, fait litière de ces accusations ridicules.

Mais, ce qui est frappant, à propos de ce rapport, c’est que d’autres pays, dans lesquels il est de notoriété publique qu’il n’y a pas de liberté de religion ou de conviction, ont fait l’objet de « ’critiques » tout à fait anodines.

Certes, s’agissant de la Chine, iol est bien fait état des nombreux militants du mouvement Falun Gong qui auraient été torturés, battus, internés ou condamnés, mais s’agissant de pays musulmans, on ne mentionne que des faits véniels.

Ainsi, à l’égard de l’Egypte, on ne relève que plusieurs attaques conte un monastère copte, depuis plusieurs années, une attaque récente contre un village chrétien, des tracasseries dont seraient victimes les Baha’is et l’arrestation d’un chrétien nommément désigné. Ce qui est fort peu pour un pays où l’on connaît l’activité des islamistes ….

S’agissant de l’Arabie saoudite, le Rapporteur s’étant seulement référé au cas d’un citoyen indien catholique menacé de mort s’il ne se convertissait pas à l’Islam, se voit répondre par le Gouvernement saoudien qu ’il « n’y a jamais eu de conversion forcée en Arabie saoudite ». Sans doute le Rapporteur spécial n’a jamais entendu parler de l’interdiction de pratiquer tout autre culte que le culte musulman. Il aurait pourtant suffi de se rappeler l’interdiction dont furent victimes les militaires français durant la crise du Golfe, en 1991.

L’Iran se voit seulement reprocher la destruction du tombeau d’un mollah, vénéré par la communauté Baha’is du monde entier.

Mais le comble de l’hypocrisie est atteint lorsqu’on lit les quelques lignes consacrées au Soudan, où la minorité chrétienne du sud du pays est menacée depuis de longue années d’extermination (les exactions au Darfour ne sont pas de nature religieuse, puis tous les protagonistes sont musulmans, mais de nature ethnique, doc à connotation raciste). En effet, le Rapporteur ne mentionne que l’expulsion de ses locaux d’un évêque anglican épiscopal….

En revanche, Israël se voit reprocher des difficultés rencontrées par des membres du clergé chrétien pour obtenir le renouvellement de visas.

Et le summum est atteint lorsque le Rapporteur indique qu’elle a communiqué au gouvernement des Etats-Unis, « des informations selon lesquelles des actes d’intolérance religieuse contre les musulmans et leur religion avaient continué de se produire dans l’ensemble du pays »….

Curieuse conception de la façon dont le Rapporteur conçoit son mandat, alors qu’elle .prétend qu’elle « continuera d’adopter une démarche équilibrée dans l’analyse de son mandat ».

C’est ce même parti pris dont on fait preuve, récemment, deux autres experts de cette même Commission des droits de l’homme et que relevait le journal israélien « Haaretz », le même jour.

D’une part il y a le cas de l’universitaire sud-africain, qui s’est effectivement affirmé autrefois comme un défenseur des droits de l’homme, lorsqu’il s’élevait contre la politique d’apartheid dans son pays.

Le professeur John Dugard, qui enseigne, actuellement, aux Pays-Bas, est chargé de suivre la situation dans les Territoires pour le compte de ladite Commission.`

Et, à ce titre, il s’autorise à accuser, abruptement, Israël d’avoir « tué » la Feuille de route.

Réfutant cette accusation, le représentant d’Israël mit en cause, également un autre expert, l’universitaire, suisse Jean Ziegler, bien connu pour ses positions gauchistes dans divers domaines, et qui est chargé de suivre la question du droit à la nourriture. mettait également Israël en cause.

En juin dernier, Ziegler a tenté, en effet, de lancé une guerre commerciale contre Israël en soutenant que la vente par la société américaine Caterpillar de bulldozers était de nature à violer les droits fondamentaux (human rights) des Palestiniens.

Le front anti-israélien s’alimente, hélas, non seulement de soutiens dans les milieux politiques, dans les médias, mais également dans les milieux universitaires .La tentative - heureusement avortée - il y a quelques années de l’Université de Paris VI d’initier un boycott d’Israël en est la preuve.


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