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Le relais

par le Professeur David Ruzié *

lundi 27 décembre 2004
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On reste sidéré devant la manière dont les médias - et pas seulement - français rendent compte de la politique d’éradication du terrorisme, menée par les autorités israéliennes.

On reste sidéré devant la manière dont les médias - et pas seulement - français rendent compte de la politique d’éradication du terrorisme, menée par les autorités israéliennes.

Pour nous en tenir à l’actualité, le site Internet de Yahoo a repris, le mardi 26 octobre, une information diffusée par l’agenced Associated Press et qui résume, en deux phrases, la façon de voir les derniers événements dans la Bande de Gaza.

Sous le titre « L’armée israélienne se retire de Khan Younès » on peut lire : « L’armée israélienne s’est retirée mardi du camp de réfugiés de Khan Younès dans le sud de la Bande de Gaza, laissant derrière elle un spectacle de désolation » (mis en gras par nous).et dans la phrase suivante il est fait état de16 Palestiniens tués et 98 autres blessés dans « l’attaque du camp qui a commencé dimanche soir » (mis en gras par nous).

Le fait que Associated Press a, quand même, précisé que, ce que nous appellerons plus exactement l’ « action » (et non l’attaque ») du camp, était destinée à « prévenir les tirs de mortiers en direction des colonies juives voisines » (mis en gras par nous).

De façon « curieuse », même les journalistes de langue française d’une agence de presse américaine s’obstinent à parler de « colonies », alors que le terme de « settlements », couramment utilisé dans les médias anglophones - parce que correspondant à la réalité, alors que le terme de « colony » existe bien - se traduit, aisément, en français par « implantations » .

Certes, il n’y a pas de mot « neutre » pour désigner les « habitants d’une implantation », le terme de « settler » n’ayant pas d’équivalent, disons, « objectif », en français.

Par ailleurs, les médias devraient expliquer - au delà du court terme - le souci du gouvernement d’Ariel Sharon de poursuivre, même au sud de la Bande de Gaza, l’éradication des terroristes qui, à l’abri de leur « implantation » parmi les habitations civiles, leur permet de lancer des roquettes Qassam dirigées contre les implantations juives.
Le gouvernement israélien, a tiré la leçon de l’évacuation volontaire du sud-Liban, au printemps 2000, que les Palestiniens prirent pour une victoire sur Israël et qu’ils cherchèrent à parachever en lançant la seconde Intifada en septembre suivant.
Aussi Ariel Sharon veut éviter que, cette fois, encore, les Palestiniens prennent le désengagement d’Israël de la Bande de Gaza comme une nouvelle victoire, les enhardissant à réclamer toujours plus.

Rappelons-nous qu’Arafat a refusé, durant l’été 2000, après ce retrait du Liban, les propositions d’Ehoud Barak, que ne lui présenteront peut-être plus d’autres premiers ministres israéliens et, certainement pas, Ariel Sharon.
C’est ce qui l’a, précisément, enhardi à lancer la seconde Intifada, beaucoup plus que le faux prétexte de la visite d’Ariel Sharon sur le Mont du temple.
On profitera de ces quelques réflexions pour regretter que la veille, le lundi 25 octobre, jour des Nations Unies, le Coordonnateur de l’Organisation mondiale pour le processus de paix au Moyen-Orient, a repris, une nouvelle fois, à son compte, parmi les principes fondamentaux pour le règlement du conflit, la vieille antienne, pourtant controuvée par les milliers de morts israéliens entre 1948 et 1967, le fameux (pour ne pas dire fumeux) « principe de la terre contre la paix ».
Il en est de même de l’exigence de la « fin de l’occupation », alors que le problème des Territoires ne se pose que depuis 1967 et qu’Israël est en guerre pour sa survie, depuis sa création.

En revanche, alors que ces deux revendications viennent après celles que nous venons d’évoquer, le représentant spécial du Secrétaire général, a oublié que le « rejet de la violence et du terrorisme » et « le droit d’Israël à l’autodéfense et au droit d’exister en sécurité », autres « principes » qu’il a, opportunément rappelés, ont été méconnus par l’autre partie depuis 1948.


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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