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Yves Roucaute : « La Puissance de la liberté »

Michelle Karoubi

lundi 25 octobre 2004
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Cet article paru dans le Figaro du Jeudi 19 août 2OO4 est sans doute passé inaperçu. Nous étions en période estivale déconnectés plus ou moins de ce monde en pleine tourmente.
Je l’ai gardé car il me semble qu’il faut en finir avec par exemple le sieur Dieudonné et consorts qui nous bassinent les oreilles de mensonges sur la prétendue culpabilité des Blancs vis à vis des Noirs et sur l’ignominie que fut la colonisation.
Rappelez-vous, les Juifs, d’anciens négriers reconvertis dans la banque.....
Et bien, il y a une réalité qu’ils semblent vouloir occulter dans leur entreprise de propagande.
Et si les esclavagistes c’était eux...

Esclavage : ignorance et ressentiment

L’esprit de la liberté exigeait d’abattre ce dernier héritage de l’Europe des Léviathan et de l’immoralité humaine : l’esclavage.

Comment n’être pas choqué par la désinformation systématique sur cette question ? Comment peut-on persister à refuser de voir dans le parti républicain le parti politique du progrès, né de la volonté d’abolir l’esclavage, contre le parti démocrate ? Comment peut-on continuer à prétendre attribuer aux Blancs, Américains en tête, l’origine et le goût de l’esclavage ?

Il faut l’ignorance et le ressentiment de ceux qui manoeuvrèrent la Conférence de Durban contre le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie et pour la paix, en août et septembre 2001, pour y voir une invention des Blancs.

Que les alter mondialistes aient repris cette ineptie lors du Forum social européen de Saint Denis (novembre 2003), et que certains puissent demander des « réparations » aux pays européens pour esclavagisme et colonialisme laisse pantois.

Comment ignorer que depuis la plus haute antiquité, tous les peuples ignorant l’inaliénabilité des droits fondamentaux pratiquèrent l’esclavage ?
En Afrique, avant même la traite des Noirs par les Blancs, il y eut celle des Noirs par les Noirs et celle des Blancs par les Arabo-Berbères et les Turcs.

Environ deux millions d’Européens dont il ne reste aucun survivant. Faut-il en demander « réparation » ? L’esclavagisme, reconnu par la Charia était une pratique courante des Arabes, avant d’influencer le monde musulman d’Afrique et d’Orient.
La traite des Blancs, organisée par la Crimée et la Méditerranée, y prenait une place si importante que les Blancs étaient appelés « slaves » (du mot « esclave »).

Acquis à la suite d’échanges, de razzias ou d’attaques sur mer par les pirates, cet esclavage fut un vecteur de la puissance des Abbassides de Bagdad ; les Mille et Une nuits racontent ainsi les milles et un outrages à l’encontre de ces hommes et de ces femmes blanches, (les circassiennes notamment).

Au cours des seuls XVIe et XVIIe siècles, un million d’Européens sont ainsi enlevés, dont saint Vincent de Paul.

Du XIVe au XVIIe siècle, les Turcs imposent de leur coté aux populations grecques et balkaniques sous leur contrôle un impôt humain, le « devsirme » : les villages devaient un tribut de jeunes garçons ; ces esclaves pouvaient ensuite être vendus dans le monde arabe qui en était très friand. On en trouvera encore des traces au XIXe siècle.

La traite des Noirs ? Organisée par les populations arabes, elle remonte à 1500 ans avant J.C. dans le courant transsaharien. Elle s’étend ensuite, à partir de 652, lorsque Abdallah Ben Sayd impose aux nubiens la livraison de 360 esclaves par an. Concentration et mauvais traitements sont tels qu’en 870, les esclaves noirs de Bagdad, les Zdanjs, se révoltent et sont massacrés.

Du IXe au Xe siècle, le processus s’intensifie avec les caravaniers arabes qui vendaient leurs « marchandises » en Afrique du Nord et au Moyen- Orient. Associés à certaines tribus noires, ils ramassaient les hommes et les femmes des villages. Environ 10 000 par an parvenaient saufs à destination ; des milliers mouraient en chemin.

L’armement des populations blanches tarit cette source de profits et de plaisirs. Il contribua à ouvrir une troisième période d’esclavage des Noirs. Le racisme est tel que le terme arabe pour désigner un Noir et un esclave noir est le même au début du XVIIe siècle : « habib ».

Du Ixe siècle jusqu’à la fin du XIXe siècle, on peut évaluer le nombre de Noirs mis en esclavage par les Arabo-Berbères de 15 à 18 millions d’individus ; une vingtaine de millions probablement depuis VIIIe siècle. Un chiffre supérieur à celui des noirs mis en esclavage par les Blancs pour la zone atlantique (11,2 millions).

Leur traitement ? L’ignominie atteint des sommets inconnus chez les Européens. La mutilation génitale infligée aux garçons de huit ans pour fabriquer des eunuques était courante. Les femmes noires (et blanches) étaient systématiquement violées. Si elles devenaient enceintes, elles étaient avortées ou leurs enfants se trouvaient réduits en esclavage s’ils n’avaient pas été tués à la naissance par les concubines arabes.

L’espérance de vie des esclaves noirs ? Sept ans en Egypte. Plus longue pour les femmes destinées à satisfaire les besoins sexuels et les travaux domestiques. « Inaptes », elles étaient systématiquement tuées. Les conditions de vie atroces offertes par les ancêtres de nos antiaméricains d’Afrique et d’Orient expliquent un fait déroutant : le nombre des descendants de ces Noirs en terre islamique est insignifiant. Il est de 70 millions d’individus sur l’ensemble du continent américain.

Il faut attendre 1894, la défaite des esclavagistes arabes contre les Blancs, pour qu’ils cessent de ravager l’est du Congo et que soit fermée leur annexe de Zanzibar, créée par les chiites du golfe Persique, centre de commerce depuis 1830. Zanzibar, 700 000 esclaves transitèrent par l’île durant la période. Il y mourait en moyenne neuf à douze mille individus par an.

Quel est le seul Etat où un gouvernement pratique l’esclavage aujourd’hui ? Le Soudan, pays sunnite où 33% de la population est arabe. En Arabie saoudite, l’esclavage fut aboli en 1962, en Mauritanie, en 1980, où il continue sous une forme larvée. Curieusement, les altermondialistes n’en ont jamais entendu parler…

Les Noirs eux-mêmes pratiquaient l’esclavage, du Sénégal à l’Angola. Partie prenante depuis des siècles du commerce transsaharien, ils le poursuivront jusqu’au XIXe siècle.

Dans l’actuel Ghana, les Ashantis imposèrent ainsi l’esclavage aux Dagombas vaincus.

Le roi Ghezo du Bénin asservit les Yorubas du Nigéria. Les exemples abondent de souverains noirs, voire des chefs de tribus qui vendaient eux-mêmes aux Arabes ou aux Européens la fameuse « pièce d’Inde » : les jeunes Noirs robustes qu’ils étaient allés chercher dans les villages. Sans cette connivence, ni Arabes ni Blancs n’auraient eu les moyens de leur « commerce » de masse.

Aux Etats-Unis, l’ignominie existait aussi. Elle avait été reçue en héritage via les grandes compagnies anglaises et françaises.

Les Français avaient en particulier imposé le « Code noir » sur leurs colonies en 1685. Si l’esclavage avait été aboli à Paris en 1794, Napoléon Bonaparte le rétablit huit ans plus tard.

Il faudra attendre 1833 pour l’abolition officielle dans l’empire britannique, 1848 dans les colonies françaises.

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  • LE LIVRE - Editions PUF.

Yves Roucaute part du choc engendré par le 11 septembre 2001 pour retracer
messianique de ce pays : diffuser des valeurs morales universelles. Pour Yves Roucaute, c’est parce qu’elle est fondée sur la révolution biblique qui protège l’individu des abus de l’Etat que la démocratie américaine a échappé aux déchaînements totalitaires du XXe siècle.

L’Amérique seule a, selon l’auteur, la légitimité suffisante pour imposer la démocratie au monde.

Plaidoyer néo-conservateur en faveur de la politique de George Bush en Irak, La puissance de liberté est aussi un appel vibrant en faveur d’une démocratie forte qui ne cède pas aux sirènes du pacifisme.

  • L’AUTEUR -

Yves Roucaute, agrégé de philosophie et de sciences politiques, est professeur à l’université de Nanterre.

Il a autrefois assumé des responsabilités à l’ Union des étudiants communistes avant de rompre avec le PCF en 1979. C’est à ce parti qu’il consacre ses premiers ouvrages : Le PCF et les sommets de l’Etat (1979), le PCF et l’armée (1980).
Ayant rompu avec le marxisme, il défend aujourd’hui le principe du libéralisme, notamment dans la République contre la démocratie et ébauche dans les Démagogues (Plon) une histoire du « populisme » depuis l’antiquité jusqu’aux régimes totalitaires du XXe siècle.


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