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Les manifestations antiracistes de la gauche israélienne à la lumière de l’histoire

Par Maître Ramas-Muhlbach pour © 2010 aschkel.info et © 2010 lessakele

lundi 28 février 2011
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Ce 26 février 2011, les mouvements de la gauche israélienne (Hashomer Hatsaïr, Meretz, Shalom Akhshav…), et d’autres organisations antisionistes et pro-palestiniennes, ont organisé une manifestation sur le Kikar Tzion à Jérusalem pour dénoncer ce qu’il qualifie « le racisme anti-arabe de la société israélienne ». Une fois encore, c’est le Ministre des Affaires Etrangères Avigdor Lieberman qui était essentiellement la cible des slogans des mécontents.

Pour le député Nitzan Horovitz (Meretz), le racisme entretenu en Israël serait générateur de violence : « l’incitation à la haine finit par des coups de feu ou de couteau ». Pour le secrétaire-général de « Shalom Akh’shav », Yariv Oppenheimer, le gouvernement est responsable de l’instabilité régionale en tuant toute chance de paix avec les voisins de la région et au sein de la population israélienne…

Pour les organisateurs de cette manifestation (qui n’a, somme toute, réunit qu’un nombre limité de personnes), le gouvernement israélien initierait une politique raciste en direction de la minorité arabe. Il se pourrait bien, en réalité, que ce soit les leaders de la gauche israélienne qui utilisent de façon détournée, un travers de la nature humaine en l’imputant au gouvernement pour donner une image valorisante à leurs critiques de la politique israélienne. En effet, les personnes d’origine arabe vivant en Israël bénéficient de prérogatives inouïes (allocations familiales, sécurité sociale, allocations chômage, droit de vote, droit à la libre expression …), dont sont privés les arabes dans les pays du Moyen Orient (le réveil actuel de leur conscience politique est d’ailleurs à l’origine de l’onde de choc qui se répand dans l’ensemble des dictatures musulmanes).

Si Israël était un pays raciste, il affirmerait la supériorité de la « race juive » sur les personnes d’origine non juive et notamment les personnes arabes (comme les pays de l‘Islam considèrent la supériorité de la nation musulmane sur les nations qui ne reconnaissent pas Mahomet comme le dernier des prophètes). De la même manière, Israël encouragerait une attitude hostile des juifs à l’égard des arabes ou des palestiniens, une xénophobie voire cultiverait une forme d’ethnocentrisme, ce qui n’est pas le cas. Enfin, un supposé racisme en Israël s’accompagnerait d’une politique de discriminations raciales, de ségrégations ethniques, de violences et d’injustices, alors qu’Israël est un Etat de droit.

Le 14 mai 1948, la nation juive a simplement décidé (après avoir observé, pendant deux mille ans, que sa dépendance à l’égard des autres nations conduisait inéluctablement aux humiliations, spoliations, massacres et génocides), de jouir des prérogatives accordées à l’ensemble des nations, et notamment d’un territoire sur lequel elle exerce sa propre souveraineté et reste seule maîtresse de son destin. Elle a donc « proclamé la fondation de l’Etat juif dans le pays d’Israël qui portera le nom d’Israël » tout en précisant, dès la fondation de l’Etat, « tendre la main aux habitants arabes du pays en les invitant à préserver les voies de la paix et à jouer un rôle dans le développement du pays ». En aucun cas, la relation entre juifs et arabes n’a été entendue comme présupposant une supériorité » de l’un par rapport à l’autre.

Inversement, il s’avère que depuis la création d’Israël, les députés arabes de la Knesset ne remplissent pas leur mission : ils ne préservent pas les voies de la paix, ne jouent pas un rôle dans le développement du pays ni ne favorisent la cohésion sociale. C’est encore ce qu’a rappelé le député druze Avoub Kara (Likoud) dans sa missive adressée au Président de la Knesset Réouven Rivline citant les propos des députés arabes de la Knesset qui s’étaient rendue le 24 avril 2010 en Lybie. Le député arabe Taleb A Sana avait alors déclaré au nom du groupe : « qu’ils se sentaient proches de Mouammar Kadhafi par leur nature, leur nationalité, leur culture, leur patrimoine historique et leur langue ». Or cette proximité affichée par les responsables politiques arabes du dictateur libyen, illustre non seulement leur égarement politique et mais plus grave encore, le peu de considération qu’ils ont pour les personnes qu’ils sont censés représenter.

Rappelons en effet que le 24 avril 2010, une délégation de députés arabes israéliens s’est rendu à Tripoli à la demande de Kadhafi , « pour discuter des problèmes des Arabes israéliens et des Palestiniens ». Mohammed Zeidane, chef du « Comité de suivi », principale organisation représentative des Arabes d’Israël avait ainsi annoncé les motifs de sa présence : « Nous sommes environ 1,5 million de Palestiniens vivant en Israël. Les Arabes connaissent peu notre situation et nous allons profiter de cette visite pour exposer nos problèmes ». Or, et ce qui est d’ailleurs tout à fait intéressant dans cette démarche des responsables arabes israéliens, c’est qu’elle visait à « ouvrir les portes du monde arabe à la minorité arabe israélienne ». Ainsi, et selon Ahmed Tibi, cette visite devait être l’occasion pour les Arabes israéliens de se frayer une place sur la scène arabe…(Participaient à la rencontre, les parlementaires Ahmed Tibi (Taal), Mohammed Barakeï (Hadash), Jamal Zahalka (Balad), Afo Agbaria (Hadash), Taleb a-Sanaa (Liste arabe unifiée) et Haneen Zoabi (Balad) mais aussi Sheikh Karmel Rian, président du Fonds Al-Aqsa).

Les députés arabes israéliens (qui ne cessent de se plaindre du racisme israélien) ont toujours relayé en Israël, la philosophie du monde arabe centrée sur la disparition programmée d’Israël et la nécessité de favoriser cette destruction en recourant à l’outil démocratique. Grâce à la démocratie, ce n’est plus la loi nationale qui s’impose au nombre mais au contraire le nombre qui décide de ce que sera la loi demain (grâce à la démocratie, il est d’ailleurs possible d‘envisager la mise en place d‘un continent islamique en Europe par une conversion généralisée à l‘Islam, ce qu’a d’ailleurs suggéré dirigeant libyen Kadhafi le 30 août 2010, à l’occasion d’une visite officielle rendue à son homologue italien Berlusconi).

Ainsi, le « soi-disant » problème palestinien a toujours été utilisé par les dictateurs des pays arabes pour focaliser l’attention des populations locales sur Israël afin de mieux violer leurs droits fondamentaux. Aujourd’hui, le mensonge ne paie plus. Les populations musulmanes dans le monde cernent en quoi leur problème se situe dans l’organisation sociale de la société dirigée par le dictateur local, non du côté d’Israël. Elles mesurent également en quoi la religion de l’islam a toujours été utilisée comme instrument de soumission pour les rendre dociles, ce qui les amènent aujourd’hui à revendiquer une séparation de la religion et de l’Etat, autrement dit la mise en place d’Etats non plus musulmans mais laïcs.

En ce mois de février 2011, le dirigeant libyen, a été désavoué par sa population, sommé d’abandonner le pouvoir par la communauté internationale, et critiqué par ses plus proches fidèles. Aussi, s‘est-il résolu à s’en prendre à sa propre population en la massacrant, avec la volonté classique des dirigeants arabes qui méprisent la volonté populaire, d’en finir « en martyr ». Les leaders arabes israéliens qui disposent de la liberté d’expression, doivent donc assumer leur position et leur proximité du dictateur libyen. De même, le quotidien « Haaretz » qui avait qualifié de racistes, les dirigeants de la droite israélienne qui s’étaient insurgés contre la visite controversée des responsables arabes israéliens en Libye, s‘est manifestement trompé. Le journal avait justifié cette visite « par le fait qu’elle faisait partie du lien culturel et ethnique entre les Arabe israéliens et les autres populations du monde arabe, et qu’elle leur permettait de faire part aux autres pays de la situation des Arabes en Israël »…

L’Histoire contemporaine démontre une nouvelle fois que l’Etat d’Israël n’est pas un pays raciste mais que cette qualification impropre est uniquement employée par ceux qui entendent lui nuire.


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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