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Le double échec spatial israélien et ses conséquences

Par Jean Tsadik © Metula News Agency

jeudi 9 septembre 2004
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Le Khetz (la flèche )

Israël a, pour les besoins de sa sécurité, développé une technologie de satellites espions qui n’est actuellement devancée que par celle des Etats-Unis d’Amérique. A ce titre et pour se prémunir des menaces grandissantes de la mise au point simultanée, par l’Iran, d’une capacité nucléaire indépendante ainsi que des fusées pour transporter ses ogives, Israël travaille à plein rendement à la fabrication du satellite Ofek-7 et du satellite-radar Techstar. Certes, mais les lancements de ce deux composants de son système de défense ne sont prévus, au plus tôt, qu’en 2007 et cela risque d’être un peu tard. Surtout que, dans l’entre-temps et à dix jours d’intervalle, l’industrie spatiale militaire de l’Etat hébreu a subi deux échecs, fort ennuyeux dans le cadre de son déploiement stratégique.

Le premier de ces revers a été enregistré aux USA, lorsque le missile tueur de missiles balistiques de la seconde génération, le Khetz II, s’est montré incapable de détruire un projectile simulant les performances du Shihab 4, une déclinaison iranienne des missiles nord-coréens de conception soviétique. La cible avait été larguée d’un avion de l’US Air force ; il s’agissait pour le Khetz de distinguer entre le moteur du pseudo Shihab - sans intérêt - et la charge offensive du missile balistique, après que les deux éléments s’étaient séparés et que l’ogive fonçait en direction du territoire qui figurait, durant le test, celui de l’Etat d’Israël. D’après des sources autorisées, en Israël et aux Etats-Unis, le système Green pine (Pin vert) du Khetz - le système radar d’identification et d’acquisition des cibles - aurait correctement rempli son rôle en « lâchant » sa flèche en direction de l’ogive. La fusée Khetz (la flèche), une adaptation des lanceurs Shavit et Jéricho, aurait également suivi une trajectoire d’interception correcte vers sa proie. Toujours selon les mêmes sources, le dysfonctionnement se serait produit au niveau du système de destruction de l’intrus. Ce système, ayant pour fonction de générer une explosion dans la proximité immédiate de la charge ennemie, n’aurait pas fonctionné, permettant à la pseudo ogive de poursuivre sa course vers son objectif.

D’après les experts de la Ména - et si ces informations sont exactes, car dans cette course à l’Armagedon, où tout le monde épie tout le monde, on ne peut totalement exclure les manœuvres d’intoxication - il s’agirait d’un problème somme toute mineur, qui ne réclamerait pas de remise en question des principes de fonctionnement du Khetz, ni même de modifications dans l’architecture fondamentale du système. Reste que les ingénieurs israéliens travaillent d’arrache-pied et que jusqu’à ce qu’ils parviennent à démontrer de manière théorique et empirique, soit qu’il s’est agi d’un mal fonctionnement accidentel d’une pièce défectueuse, soit qu’ils auront corrigé une erreur de conception, soit les deux encore - une conception fragile ayant engendré la mise hors service d’une pièce ou d’un sous-système - nous considérerons, dans la logique de Tsahal, qu’Israël ne dispose pas de parade avérée contre la menace représentée par les missiles balistiques à plusieurs étages. Dans le même temps, l’armée israélienne considère le dispositif Khetz I, par ailleurs déjà déployé sur le terrain, comme opérationnel. Ce système est capable d’intercepter les missiles Shihab-1 (émulation du Scud-B), ayant une portée de 285-330 kilomètres, également à disposition de la Syrie, les Shihab-2 (émulation du Scud-C), d’une portée de 500-700 kilomètres, qui sont vraisemblablement également à disposition de Damas et les Shihab-3 et 3-D (des émulations du No-Dong coréen et du Ghauri II pakistanais), à la portée de 1’000 à 1’500 kilomètres (pouvant atteindre Israël), en phase de mise au point en Iran.


La proie du Khetz I, le Shihab-3 à la parade.

Une fois opérationnel, il disposera de la portée nécessaire pour atteindre Israël

Contrairement à ce qui est annoncé par d’autres sources, tous ces trois types de Shihab sont des missiles balistiques à un étage. D’autre part, et sur la base des informations en notre possession, les Shihab-3 à carburant liquide et 3-D, à carburant liquide et solide, ne sont toujours pas opérationnels dans l’armée des Ayatollahs. De plus, le Shihab-4, le missile à deux ou trois étages, sujet du test du Khetz-II, en août dernier, aux Etats-Unis, ayant une portée projetée de 2’000 à 3’000 kilomètres, n’en est qu’à la phase initiale d’un développement qui s’annonce très problématique pour les Perses.

A suivre…


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