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Hors d’état de saisir…

Par Ilan Tsadik © Metula News Agency

jeudi 2 septembre 2004
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Sylvan Shalom, un champion du monde
« Que peut d’ailleurs entendre ce bon Sylvan Shalom à ce processus de diabolisation-destruction, lorsqu’il vient plaider en France pour des mesures »plus fermes contre les actes antisémites" ?

Dépassé par la dynamique retorse et perfide que nous dénonçons, n’est même pas le terme qui convient à Shalom ; il faudrait dire « hors d’état de la saisir »".

C’est en ces termes, au demeurant assez durs, que Juffa qualifiait dans le cinquième volet de son « Explication » (lire l’article) la capacité du ministre israélien à se mesurer à l’antisionisme et à l’antisémitisme existants en France.

Heureusement pour le « bon » Sylvan Shalom que notre rédac-chef a écrit ces lignes la semaine dernière, avant de connaître de ce qui s’est passé hier après-midi…

Figurez-vous, lecteurs adulés, (je parle de ceux qui paient leur abonnement, Germaine, te fâche pas, ma poule !) que ces mercredi et jeudi se tient dans les murs du ministère des affaires étrangères, à Jérusalem, un séminaire sur la communication. Jusque là, me direz-vous, avec un certain bon sens, rien de quoi faire monter aux barricades un rédacteur en chef. Ni même dans le fait qu’ils ont appelé ce séminaire « L’image d’Israël ». Ni pas non plus que non lorsque des grands organisateurs, des « grands témoins » et des « observateurs privilégiés » tentent d’expliquer à des Israéliens francophones comment se présenter (tenue vestimentaire, couleurs, etc.), comment répondre et argumenter face à un interviewer et son équipe de preneur de son, éclairagiste [super important l’éclairagiste ! Ah si le public pouvait seulement imaginer à quel point les éclairagistes sont un poison permanent pour l’image d’Israël…], script. Comment se comporter face à un micro [on dit bonjour au micro !], apprendre à donner réponses ou impressions de façon claire, nette et audible.

A la Ména, on est plutôt d’avis que lorsque des juges de grande instance parisiens confirment que l’on a le droit de nous appeler publiquement dans le Monde « un peuple méprisant, prenant du plaisir à humilier » ou que le correspondant de RTL, du Figaro, d’Ouest-France et du Point en Israël plaide auprès du Consul de France pour que « l’on cesse de condamner le terrorisme palestinien », Shalom peut porter des cravates bleu blanc rouge, des bretelles à l’effigie de Bernadette Chirac et même deux cravates à la fois, il aura du mal à freiner l’antisémitisme. Mais bref… on ne va pas s’irriter deux fois sur la même inculture.

Et en principe, en principe, insiste-je (essaie pas, c’est pas prononçable !), ça ne peut pas faire de mal que cinq ou six gourous autoproclamés de la communication entretiennent, en deux matinées, une petite brochette de fonctionnaires israéliens désoeuvrés. En principe toujours, ils ne devaient pas en ressortir plus inefficaces qu’à l’origine. Ca coûte juste un peu de sous aux pauvres de Dimona et d’Arad, des sous qui ne sont pas d’ailleurs perdus pour tout le monde.

Mais ce qui ne se peut pas, Ô frères humains (si si Germaine), ce qui est contre-nature, impudent, impudique, pathologique, pathétique, suicidaire, au point de valoir au Ministre israélien des Affaires Etrangères le Prix Lebon galactico-sidéral de la pataphysique, qu’écris-je, que murmure-je, que minimise-je, Le Chacal d’Or du Festival du Carnaval de Pourim de la congrégation Lubavitch d’Orly nord, c’est le choix des journalistes qui furent conviés à « former les participants à la communication » et (attention ! Achtung ! E pericoloso sporgersi !) à « construire l’ébauche de discours et de stratégies possibles, pour une meilleure communication d’Israël. »

Il y avait : Patrick Anidjar, le nouveau directeur du bureau de l’AFP à Jérusalem et ex-habitant du « quartier de colonisation de Gilo ». L’AFP, l’agence qui adopte à la lettre les conseils de Georges Malbrunot et qui - par voie de circulaire interne officielle - a décidé de ne jamais appeler terroriste - quel que soit le nombre de civils israéliens qu’il butte - aucun terroriste palestinien. Cette règle ne s’appliquant qu’au conflit israélo-palestinien, dans les autres conflits, il est même recommandé aux « journalistes » travaillant à cette source centrale de l’anti-israélisme mondial d’appeler les terroristes par leur nom. L’AFP, l’agence qui a créé le concept néo-hitlérien du « bébé-colon » appelée à construire une meilleure communication d’Israël ?

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, Anidjar était accompagné de l’alibi ambulant du bureau de l’Agence France Presse dans notre capitale, un obscur pléonasme, habitant d’une colonie, et portant péniblement le nom de Michaël Blum.

Autre institution appelée à l’aide afin de résoudre notre problème de communication, RFI, représentée par Danièle Tabor. RFI, la radio internationale de propagande chiraquienne ; la station sur les ondes de laquelle sévit la doublure idéologique, en libre, de Malbrunot, le très ambitieux, très benêt-des-Alpes et très méchant Richard Labéviaire. Radio France Internationale, sur laquelle Annie Bourrier expliquait aux auditeurs qu’« en disant que les Juifs contrôlaient le monde et qu’ils envoient d’autres lutter et mourir à leur place, Mahatir (Tumavolé Mahatir Mohamed, le Premier Ministre malais) fait référence à l’entourage de George Bush » notamment à Paul Wolfowitz et à Richard Perle, qui sont juifs et qui défendent Israël.«  »

Ouf, il n’y a que les juifs Paul Wolfowitz et Richard Perle qui envoient les Gentils lutter et mourir à notre place. Pas tous les juifs, comme on aurait pu le croire par erreur !

Comme si ce panel émérite des institutions médaillées d’or à toutes les olympiades de l’anti-israélisme et de l’antisémitisme ne suffisait pas à nous apprendre à nous défendre (contre elles), Sylvan a également accueilli… si, non, j’ose pas l’écrire… Chaaa… Chacha… j’arrive pas Germaine… Chaaarles Eeeeeeen… Enderlin. Pffffff. C’est fait. J’ai fait. J’ai réussi. Euréka. Je répète calmement : Charles Enderlin.

Le co-auteur, commentateur, diffuseur de la plus grave cabale jamais construite afin de stigmatiser la nation d’Israël. Celui qui nous fait tous passer pour des assassins d’enfants arabes de sang froid. Celui qui refuse de présenter - parce qu’elles n’existent pas - les 27 minutes filmées par France 2 de l’incident sur lesquelles on devrait voir les soldats juifs viser un adolescent palestinien durant 27 minutes dans l’intention de le tuer. Celui qui refuse de montrer - parce qu’elles n’existent pas - les images de l’agonie de Mohammed A-Dura, en prétendant que ces images étaient trop insoutenables pour être vues par les téléspectateurs français. Celui dont le FAUX reportage a été jugé par la Commission Or comme « un élément prépondérant ayant provoqué les émeutes d’octobre 2000 », durant lesquelles 12 arabes israéliens ont perdu la vie.

Charles Enderlin, l’Esterhazy des temps modernes, appelé à enseigner comment construire une meilleure communication d’Israël ! Au sein même du ministère des affaires étrangères israélien !

Ce, pendant que le directeur du Bureau gouvernemental de la presse israélienne, monsieur Daniel Seaman, le conseiller du Premier ministre, Raânan Gissin, affirment publiquement que le reportage sur l’Affaire A-Dura est un faux. Ce, survenant après que nous ayons été invités à présenter les preuves de l’imposture aux plus hauts fonctionnaires des AE et du ministère de la justice.

Des aberrations de ce genre ne peuvent se produire que dans un Etat en voie de bananièrisation. Un système dirigé par des ministres ignorants, occupés à créer des emplois fictifs pour leurs proches, comme au ministère Pour la protection de l’environnement (le ministre Tzakhi Hanegbi, désormais ministre de l’intérieur, officiellement inculpé, il y a deux jours) et à celui, ça vient de sortir, De l’industrie et du commerce (sous le ministre Ehoud Olmert). Dans un régime où chaque ministère est un royaume en soi, dont le souverain n’est occupé, comme Sylvan Shalom, qu’à rester collé sur son trône de pacotille et à contrer les plans du Premier ministre.

Un mot encore : Information ! Tandis que se déroule ce séminaire de branques sur la manière de communiquer, le gouvernement a réduit le personnel du service en français de la radio israélienne ainsi que ses heures d’émissions. L’un des objectifs déclarés du ministère des affaires étrangères consiste pourtant à promouvoir une information objective et équilibrée sur les événements auxquels nous sommes mêlés. Si nous avions tort, si nos prétentions étaient illégitimes, si nous tuions des enfants de sang froid, si nous violions les petites filles et empoisonnions les puits ; si nous en envoyions d’autres se battre et se faire tuer à notre place, toutes les cravates et tous les éclairagistes du monde ne pourraient pas nous créer une image de peuple juste. Et de toutes façons, les gens - et avec raison - n’apprécient pas qu’on leur dise comment ils doivent penser. Mais ça n’est pas le cas. Nos droits sur notre terre sont fondus dans les pierres du temple de Salomon, dans l’air qu’on respire à Jérusalem, dans les vergers de Métula. Notre peuple et notre armée se conduisent, face à une guerre qui nous est imposée, avec une humanité encore égalée dans l’histoire par aucun autre peuple et aucune autre armée.

Alors, ton boulot, mon bon Sylvan, c’aurait été de doter ce pays des moyens de rétablir l’équilibre de l’information, en créant une chaîne de télévision par satellite, diffusant des heures de niouzes crédibles dans les principales langues parlées sur la planète. C’aurait été d’agir de toutes tes forces afin qu’une enquête soit diligentée pour faire toute la lumière sur l’affaire de Netzarim. C’aurait encore été d’exiger du gouvernement français, qu’il fasse immédiatement cesser l’incitation paraétatique permanente et dévoyée à la haine de ton pays. Qu’il fasse respecter par ses juges sa propre constitution en matière de racisme et d’antisémitisme.

Mais tu es beaucoup trop occupé, mon bon Sylvan, à des tas de choses qui n’ont strictement aucune importance publique. Trop occupé, au point de ne t’être pas aperçu d’avoir accueilli nos adversaires les plus irréductibles dans ton château et de leur avoir demandé des leçons de choses.

Thierry Lhermitte, pour ton prochain dîner, je tiens un champion imbattable. Un champion du monde !


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