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Une découverte des Nations Unies : ne pas désespérer

par le Professeur David Ruzié *

jeudi 12 août 2004
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Comme nous l’avions laissé entendre dans notre dernière chronique (Août aux Nations Unies : un répit pour Israël ? - 5 août) , la « traditionnelle séance publique mensuelle » du Conseil de sécurité sur le Moyen-Orient, a bien eu lieu le 11 août.

Mais, comme on pouvait s’y attendre, cette réunion s’est traduite par un « enfilage de perles ».

En effet, le Secrétaire général adjoint aux Affaires politiques des Nations Unies a conclu son exposé sur la situation par une constatation, frappée au coin du bons sens, mais sans aucun intérêt pratique, en déclarant qu’ « une des obligations fondamentales de la communauté internationale » est de ne pas se laisser aller au « cynisme et au désespoir ».

Il a tenu à rappeler que le représentant spécial du Secrétaire général au Moyen Orient lui aurait souvent dit que « le désespoir et le pessimisme étaient les ennemis de tout processus de paix »

Et pour ne pas être en reste avec la « langue de bois », il a tenu à rappeler que « dans l’intérêt des parties, des Israéliens comme des Palestiniens » (mais pas dans celui de la société internationale, alors ?) « nous devons tous défendre la vision d’une paix juste, durable et globale ».

Mais qu’a donc fait l’ONU depuis la résolution de novembre 1947 décidant du partage de l’ancien mandat britannique en deux Etats ?

Car, bien évidemment, oubliant que le noeud du problème réside dans le refus, dès l’origine, par les Etats arabes, manipulant la population musulmane du territoire, de la création d’un Etat juif, à côté d’un Etat arabe, le Secrétaire général adjoint a, presque 57 ans plus tard, « renvoyé dos à dos Israéliens et Palestiniens ».

Il est vrai que cette déclaration puérile du haut fonctionnaire onusien n’a, au moins pas, le caractère indécent de celle du président du Soudan, reprochant aux Occidentaux d’attiser le conflit à propos du Darfour et qui, presqu’au même moment, constatait « Oui, il y a des tueries, des déplacements de population et des migrations, mais la question du Darfour est-elle la seule au monde ? Qu’en est-il de la Palestine et de l’Irak ? »

Le Secrétaire général adjoint a considéré que la situation israélo-palestinienne « n’avait non seulement effectué aucun progrès, mais s’était encore détériorée ».

Et avec toujours le même souci de jeter l’opprobre à la fois sur les Israéliens et les Palestiniens, Monsieur Prendergast a, certes, évoqué « l’attaque aux roquettes Qassam par les militants palestiniens » (souligné par nous) mais a tenu aussi à évoquer « les missiles lancés depuis les hélicoptères israéliens ».

Or, c’est comme si on condamnait, à la fois, les voleurs et les victimes.

De même, il a tenu à rappeler que les fouilles et les arrestations dans la Bande de Gaza et en Cisjordanie « se sont poursuivies sans faiblir et ont même, par moment, augmenté », sans établir aucun lien avec le fait, relevé, par ailleurs, que « l’Autorité palestinienne, malgré les promesses de son Président, n’a effectué aucun progrès au regard de sa principale obligation qui est d’agir immédiatement pour mettre fin à la violence et de faire cesser la terreur » (soulignés par nous).

Avec une telle vision, faussement, balancée des responsabilités des deux parties, il n’y a guère à espérer de contribution concrète de la part des Nations Unies.

On a l’impression que l’Organisation mondiale traite des responsabilités des deux parties comme si elle était confrontée au problème métaphysique de « l’œuf et de la poule ».

Aussi pour ne pas mécontenter la partie arabe, qui bénéficie d’une majorité quasi-automatique à son Assemblée générale, l’ONU veut à tout prix comparer des faits qui, en réalité, reposent sur des motivations différentes

Persister à vouloir confondre les effets avec la cause, comme le fait l’ONU, depuis un demi-siècle, est vraiment désespérant, n’en déplaise aux hauts fonctionnaires des Nations Unies qui se sont, à nouveau, prononcés sur la situation israélo-palestinienne.

Il ne suffit pas de retenir comme leitmotiv, comme l’indique le titre du communiqué de presse, dont nous rendons compte, aujourd’hui qu’il ne faut « ne pas désespérer », pour être crédible.


  • David Ruzié est professeur émérite des universités, spécialiste de droit international

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