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A la frontière israélo-libanaise

Par Stéphane Juffa Avec Michaël Béhé à Beyrouth © Metula News Agency

mardi 20 juillet 2004
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Des chasseurs bombardiers ont franchi cet après-midi le mur du son au-dessus de Beyrouth faisant trembler les vitres de la capitale libanaise. Peu avant, ils avaient attaqué la base du FPLP-commandement général à Naameh, à huit kilomètres plus au sud, ainsi que des bases du Hezbollah dans la région du village de Eita El-Shaab

Ces actions interviennent en représailles de l’assassinat de deux techniciens de l’armée israélienne, qui réparaient une antenne, violant les règles de sécurité en vigueur, sur le toit de la base de Nurit en territoire israélien, le long de la frontière internationale.

Le poste depuis lequel les francs-tireurs de l’organisation terroriste islamique ont perpétré leur agression a ensuite été bombardé et détruit par les hélicoptères israéliens. La raison pour laquelle la Ména n’a pas couvert cet événement par des scoops procède de ce que l’agression s’est déroulée à l’ouest de la frontière, à une soixantaine de kilomètres de notre centre rédactionnel, et que nous ne disposions pas d’informations originales ni d’observations exclusives relatives à cet incident.

Plus tôt dans la journée, des miliciens de l’organisation terroriste avaient déjà ouvert le feu sur des soldats de Tsahal dans la même région. Ces derniers avaient riposté, faisant un mort de l’aveu du Hezbollah.

Ce soir la situation est tendue dans les villages israéliens frontaliers, bien que les civils continuent de vaquer à leurs occupations régulières. Voici une heure et vingt minutes, quelques tirs épars ont même retenti à proximité de nos bureaux de Métula, sans faire ni blessés ni dégâts.

Ces événements font suite à la liquidation hier de Raleb al-Aouali, l’architecte principal des actions armées du Hezbollah et notamment de l’attaque d’ouvriers du port d’Ashdod, il y a quelques semaines, qui avait fait plusieurs morts. A noter qu’une milice sunnite rivale des terroristes chiites, Jund al-Sham, a réclamé la paternité de l’élimination d’al-Aouali, ce qui n’empêche pas le Hezbollah de crier vengeance contre l’Etat hébreu.

Les autorités militaires israéliennes ont une nouvelle fois mis en garde les Etats protecteurs du Hezbolla, le Liban, la Syrie et l’Iran, en vue de leurs responsabilités dans ces agressions. Les experts de la Ména, des deux côtés de la frontière, confirment que l’unité 1800 de l’armée régulière iranienne se trouve à la base de toutes les agressions perpétrées par les terroristes islamiques le long de la frontière, ainsi que dans les territoires palestiniens via les relais du Hezbollah en Jordanie. C’est cette unité qui choisit les cibles, qui finance les opérations et qui encadre les quelques centaines d’éléments opérationnels que possède le Hezbollah.

Les mêmes experts considèrent que l’organisation islamique va encore tenter de nouvelles agressions dans les jours à venir afin d’assouvir sa soif de vengeance à la suite du décès de son chef. De même, le risque existe d’autres ripostes ponctuelles des Israéliens contre des cibles situées en Syrie et au Liban. Nous soulignons cependant que l’Etat hébreu n’est pas intéressé par l’embrasement de sa frontière nord et que les représailles qu’il a menées ce jour se son produites sur une échelle très contenue.

Nous observons également, qu’en principe, la dictature syrienne ne s’oriente pas non plus vers un conflit généralisé. Les raisons qui établissent notre conclusion sont d’ordres divers, allant de l’incapacité de l’armée alaouite à soutenir une guerre avec Israël aux efforts soutenus du Président Béchar al-Assad d’établir un contact avec Washington et Jérusalem afin de sauver son régime. Nous notons également l’état avancé du marchandage indirect entre le Hezbollah et les Israéliens afin d’échanger des terroristes libanais détenus après jugement dans les geôles de l’Etat hébreu contre « des nouvelles du navigateur Ron Arad » appréhendé par la milice Amal en 1986 à Beyrouth. Michaël Béhé ajoute à cette analyse la reprise du tourisme au Liban, capitale pour l’économie du pays, qui se verrait instantanément condamnée en cas d’embrasement militaire.

Ces conclusions posées, nous mentionnons qu’il existe toutefois un seuil de tolérance côté israélien et que son franchissement par les supplétifs armés de al-Assad pourrait instantanément remettre en question les dispositions actuelles du gouvernement de Jérusalem. En définitive, le Hezbollah se livre à un exercice périlleux qui tend à tester la patience d’Israël en multipliant le genre de ses agressions.

Autre observation des analystes stratégiques de la Ména en direction du gouvernement et de l’état major hébreux : Nous considérons que dans tous les cas de figures, la destruction d’infrastructures au pays des cèdres, avec le risque inhérent d’atteindre de paisibles citoyens libanais, ne devrait pas faire partie des plans de tiroirs de Tsahal. Aux Israéliens de considérer que le Liban est un pays militairement occupé par une armée étrangère et que son cabinet de collabos milliardaires et mafieux ne représente pas la population de ce pays. Aux Israéliens de reconnaître et de ne frapper, le cas échéant, que les responsables connus de la prolongation de l’état conflictuel. Ces responsables se trouvent à Damas, dans les bases de l’armée syrienne en Syrie et au Liban, dans les camps de terroristes, dans certaines brigades de l’armée libanaise - pas toutes ! - ainsi qu’au palais de Baabda et dans les châteaux des membres du sérail.

Israël dispose au Liban de nombreux sympathisants qui se réjouissent des revers de la tyrannie népotique damascène et des autres chaînons de l’axe du mal. Ces sympathisants, qui ne demandent pas mieux que de vivre en paix avec les juifs, existent au sein même de l’armée libanaise et il serait aussi brutal, qu’injustifié et contre-productif de punir les Libanais qui partagent avec les Israéliens des ennemis communs. Nous savons avec quelle précision Tsahal est capable de discerner le bon grain de l’ivraie et il serait fort regrettable d’hypothéquer les chances d’un avenir paisible par de mauvais calculs stratégiques.

En cas de développements mineurs dans les tensions frontalières, l’équipe de permanence rédactionnelle de l’agence, largement mise à contribution ces dernières nuits, publiera des mises à jour sur le site de la Ména.


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