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Guilad Shalit : ne pas l’oublier, exiger sa libération et un traitement respectueux des Droits de l’Homme

Hélène Keller-Lind

samedi 2 octobre 2010
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A Genève, devant les Nations unies et la Croix-Rouge Internationale, la libération de l’otage du Hamas maintenu au secret depuis plus de 4 ans a été exigée par des personnes venues d’horizons très différents. Libération qui devra être précédée par de réels efforts de la Croix-Rouge pour obtenir des visites.

« Pas le même Guilad que celui qui avait quitté la maison il y a un peu plus de autre ans.. »

Un des moments les plus poignants de la manifestation de soutien à Guilad Shalit et à sa famille aura sans douté été l’intervention très sobre de son frère Yoël, de trois ans son aîné. Qui en ce 28 septembre 2010 soulignait que son frère blessé et kidnappé sur le sol israélien avait été entraîné par des terroristes du Hamas 1.556 jours plus tôt. Un kidnapping sans la moindre «  excuse  » étant donné qu’il a été commis bien après le retrait total d’Israël de la Bande de Gaza. 1.556 jours pendant lesquels on lui a refusé toute visite et qu’il est maintenu dans des conditions de détention dont on ne sait rien. La seule indication ayant été une vidéo reçue il y a un peu moins d’un an dans laquelle on le voit « très pâle, très maigre, les yeux enfoncés,...pas le même Guilad que celui qui avait quitté la maison il y a un peu plus de quatre ans... »

Pour Yoël toute action est appropriée car «  il ne faut pas que l’on oublie Guilad » et chaque personne qui agit est importante. C’est d’ailleurs avec une grande émotion que nombreux ont été ceux qui sont allés le saluer à la fin de la manifestation.

« Il n’y a pas de bonnes et de mauvaises victimes »

Les conditions de détention de Guilad sont à coup sûr plus terribles encore que les conditions de détention qu’a subies Ingrid Betancourt. Elle les évoquait dans l’émission de Franz-Olivier Giesbert “Semaine critique” le 1er octobre sur France 2. Car, même si la jungle pouvait être cruelle, elle pouvait être belle aussi, nous dit-elle, et même si les rapports avec les autres otages étaient parfois difficiles, ils ne l’étaient pas toujours et ces autres otages partageaient un même sort avec elle. Il en va de même pour les geôliers. Ingrid Betencourt a pu lier des liens d’amitié avec certains d’entre eux. On ne peut qu’espérer qu’il en va de même pour Guilad.

Or, qui parle de cet otage franco-israélien en France, à part de rares exceptions, comme Gil Taïeb vice-Président du FSJU qui, avec, Richard Prasquier, Président du CRIF et d’autres associations ont organisé à Paris la manifestation de soutien à Guilad du 22 juin

Côté politique, certes le Président de la République adresse-t-il des messages de soutien aux parents de Guilad dans lesquels il les assure de ses efforts, Certes le ministre des Affaires étrangères en fait-il de même Mais tous les leviers sont-ils utilisés ? On l’ignore. Car la France, après tout est généreuse avec les Gazaouis et soutient des établissements ou organisations de la Bande de Gaza qui sont liés au Hamas...

La plupart des médias français font l’impasse ou oublient que Guilad Shalit est franco-israélien et dans les dépêches d’agence on ne parle que de «  soldat israélien  » lorsqu’on l’évoque...Or, il est aussi français que l’est Ingrid Betencourt. Et il ne serait venu à l’idée de personne de dire d’Ingrid Betencourt : « la candidate colombienne » en gommant sa nationalité française...

Il en va de même pour les Maires. On se souvient de l’énorme portrait de l’otage franco-colombienne qui ornait, à juste titre, le fronton de la Mairie de Paris. On remarque l’absence du portrait de Guilad sur ce même fronton. Et on salue les maires qui n’oublient pas Guilad, à l’instar de Claude Goasguen, maire du XVIème.

Pourtant, dans un message envoyé pour la manifestation de Genève du 28 septembre, l’Ambassadeur aux Droits de l’Homme François Zimeray, dénonçant la violation de ces Droits par le Hamas, soulignait «  qu’il n’y a pas de bonnes et mauvaises victimes. » Alors, pourquoi la différence que font certains, hélas si nombreux...

La Croix-Rouge et ses deux poids deux mesures

S’il s’agissait de manifester son soutien à Guilad et à sa famille ce jour-là à Genève, d’exiger sa libération, sa détention étant contraire à toute Convention Internationale, il s’agissait aussi d’exiger de la Croix-Rouge qu’elle fasse preuve d’équité dans le cas de Guilad Shalit.

Son frère, Yoël, a été reçu dans les bureaux du CICR de Genève avec l’avocat Calev Myers, fondateur du Jerusalem Institute of Justice, Albert Veksler, membre de www.israelnow.tv – deux des organisateurs - et son amie, Yaara Winkler, étudiante en droit qui se spécialise en Droit humanitaire. Il a pu remettre une lettre pour Guilad, sachant toutefois que le Hamas avait refusé de transmettre une lettre précédente.

Yoël Shalit a pu dire que le rôle de cette organisation internationale est pour le moins d’obtenir du Hamas d’avoir accès à cet otage, surtout puisque celle-ci entretient d’excellents rapports avec les dirigeants du Hamas, que ce soit à Damas ou dans la Bande de Gaza. D’autant que la Croix-Rouge a accès aux prisonniers du Hamas détenus en Israël et qui vivent dans des conditions décentes, ayant même la possibilité de faire des études universitaires.

L’entretien s’est bien passé, selon Yoël. Bien que la responsable de la Croix-Rouge pour le Moyen-Orient leur ait dit que tout le possible avait été fait sans aucun succès. Ce que la Croix-Rouge avait déjà noté dans un courrier adressé aux organisateurs

Pourtant, Calev Myers, interpellait la Croix-Rouge lors de la manifestation qui suivit cette rencontre car celle-ci abrite dans ses bureaux de Jérusalem trois dirigeants du Hamas recherchés par Israël et qui y vivent quasi normalement, recevant des visites, donnant même des conférences de presse. Il en appelait au directeur actuel de la Croix-Rouge de respecter la vision du fondateur de la Croix-Rouge, Henri Dunant, homme de vision et de justice qui soutenait l’aspiration des Juifs à une patrie.

Or, dans un article du Temps genevois, de Caroline Stevan, une porte-parole de la Croix-Rouge, prend clairement partie pour ces membres du Hamas puisqu’elle déclare à leur propos que : « vouloir expulser les ressortissants d’un territoire occupé est contraire au droit international. »
Affirmation infondée répond l’avocat Calev Myers : «  car selon la décision de l’ONU 181, Jérusalem devait être un territoire neutre supervisé par l’ONU. Puis il a été conquis par la Jordanie qui l’a gardé pendant 19 ans. Le monde entier est resté silencieux. Ce n’est qu’en 1967, lorsque Israël l’a pris à la Jordanie dans le cadre d’une guerre défensive que certains pays ont décidé de le qualifier de « territoire occupé. Ceci en dépit du fait que ce n’est que depuis lors que toutes les religions ont accès à leurs lieux saints. De plus, la seule nation qui ait jamais eu Jérusalem pour capitale est Israël. »

« En faisant cette déclaration et en évoquant des « territoires occupés » la Croix-Rouge adopte une doctrine musulmane qui veut que toute la terre d’Israël serait une « Palestine » musulmane. La Croix-Rouge montre à nouveau ce qu’elle est. »

Il n’y a eu aucune « exploitation politique » mais un souci humanitaire évident

Par ailleurs, cette porte-parole de la Croix-Rouge déclare aussi « Nous déplorons l’exploitation politique de cette affaire, la multiplication des pressions qui occultent les aspects humanitaires. » Une déclaration honteuse pour qui connaît la douleur des parents de Guilad Shalit, qui soutenaient la manifestation, la douleur de son frère Yoël qui y participait. La manifestation a été centrée autour de Guilad, de ses conditions de détention inhumaines, de l’inefficacité avérée de la Croix-Rouge qui n’utilise pas ses liens privilégiés dans un but strictement humanitaire. Rien de cela n’était politique.

L’avocate Michal Cafrey, venue d’Israël, évoquait, pour sa part, la douleur des mères israéliennes dont les fils sont otages – il reste, en effet, d’autres otages comme Ron Arad ou d’autres...- ou ont été tués. Elle donnait lecture d’un article de Miriam Peretz qui a perdu deux fils. Article digne, sans haine, mêlant tristesse et joie, paru dans Maariv à la veille de Rosh Hashana. Aucune politique ici non plus.

Claude Grundman-Brightman, qui présentait les intervenants, avouait à la fin de la manifestation, avoir pu à peine retenir ses larmes. Larmes d’être humain et qui n’avaient rien de politiciennes.

Eli Hazan de www.israelnow.tv faisait ce constat de «  deux mondes entièrement différents : Israël qui est prêt à payer un prix élevé pour la libération d’un de ses fils, l’autre côté qui est prêt à payer un prix élevé pour faire tuer ses enfants.

« Le sort réservé à Guilad Shalit est inconcevable en ce début de XXIème siècle et le soutenir est fondamental, » disait Ronen Plot, Directeur général du ministère des Affaires étrangères israélien.

Un large soutien venu d’horizons très différents

Si la manifestation de Genève a été initiée par www.israelnow.tv qui fait partie du Jerusalem Institute of Justice, représenté à Genève par son fondateur Calev Myers, des organisations ou bonnes volontés très diverses se sont associées au projet et en ont fait un succès. Des chrétiens évangéliques comme Olivier Pascal, par exemple. Car réunir quelque 800 personnes devant les Nations unies et les bureaux de la Croix-Rouge à Genève, un après-midi de semaine à 17 h. a été un succès.

D’autant que les participants, venus d’Israël et de toute l’Europe, et ces associations seront les relais de cette demande de libération de Guilad dans leurs pays respectifs ou dans les instances officielles dont ils sont membre. On peut citer la participation d’autres organisations de chrétiens, non prosélytes, comme www.c4israel.org , représenté par son directeur, Andrew Tucker pour qui ce tout jeune homme, kidnappé à l’âge de 19 ans,« est un symbole d’Israël ». Mais il y a eu aussi celle d’hommes politiques suisses à l’instar de Christian Weber, de l’Union Démocratique Fédérale, Erich Von Siebenthal, Conseiller National Bernois (Suisse), Union Démocratique du Centre (UDC) ou Pierre Weiss, Député libéral genevois et vice-Président de la LICRA de Genève qui s’interrogeait sur « le prix d’une vie humaine, même s’il s’agit d’un soldat israélien. » . Sans oublier la participation du Rav Mendel Pevzner de Genève qui disait une prière de Soucot, affirmant « l’unité de toute l’humanité autour de l’Éternel » en hébreu et en français, avant une Hatikva de clôture.


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