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En marge des négociations

Par David Ruzié, professeur émérite des universités, spécialiste de droit international

lundi 20 septembre 2010
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La prochaine quinzaine sera décisive pour la poursuite des négociations directes entre Israéliens et Palestiniens, puisque Benjamin Netanyahou et Mahmoud Abbas doivent se retrouver pour la 3ème fois, depuis la reprise des négociations au début du mois.
En effet, c’est moins le contenu des discussions, qui se poursuivent entre experts - les « chefs » ne devant se retrouver que tous les quinze jours - qui importe, que la décision que le Premier ministre israélien doit, en principe, prendre le 26 septembre prochain quant à la reconduite ou à la levée du moratoire des constructions en Cisjordanie et à Jérusalem.

Une fois encore, et ce n’est, malheureusement, pas de nature à étayer la crédibilité des positions officielles, on entend tout et n’importe quoi du côté israélien : levée du moratoire et reprise officielle des constructions ou, comme le suggère le ministre de la défense Ehud Barak, plus modéré, reprise discrète des constructions.

De fait, s’il est vrai que les Palestiniens ont vraisemblablement mis l’accent sur cette question de procédure (et non de fond), avec le secret espoir de voir échouer les négociations, il nous semble, toutefois, qu’au moment où après une longue interruption un dialogue direct est repris, le développement des constructions dans les Territoires n’est pas une question de première urgence.

En effet, à partir du moment où il est admis, des deux côtés, que le règlement définitif du conflit impliquera un échange de territoires, il nous paraît évident qu’Israël n’a pas intérêt à augmenter les superficies contestées ;

Pourquoi d‘ailleurs ne pas construire en hauteur, si l’on considère que le développement démographique normal rend nécessaire de nouvelles constructions ?

Quand on sait – et cela nous paraît regrettable - que 5 ans après le retrait d’Israël de la Bande de Gaza, le gouvernement israélien n’a pas encore été en mesure de réinstaller les 8000 Israéliens, qui y vivaient, on se demande combien d’années il faudra pour réinstaller les Israéliens, qui, ne voulant pas vivre dans un Etat palestinien (il y en a, actuellement, 500 000 au delà de la « Ligne verte »), devront, nolens volens, « rentrer » en Israël.

Par ailleurs, une fois encore, le ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman ne nous semble pas avoir choisi d’aider les négociateurs de son camp en reprenant des idées que nous avions déjà évoquées, non sans émettre quelques critiques, il y a quelque temps, ici même (v. notre point de vue du 28 juin 2010 sur son « plan de paix »).

Le ministre israélien a affirmé dimanche que les négociations avec les Palestiniens devaient être basées sur un « échange de territoires et de populations » concernant les Arabes israéliens.

Certes, Avigdor Lieberman n’a pas tort de considérer, en quelque sorte, que « le refus déterminé de l’Autorité palestinienne de reconnaître Israël comme l’Etat du peuple juif » est préoccupant, mais nous ne pensons pas qu’il faut en tirer comme conclusion qu’Israël doit « placer la question des Arabes israéliens sur la table des négociations ».

Ces deux questions ne nous paraissent pas être liées.

Certes, la thèse défendue par le gouvernement israélien, selon laquelle Israël a vocation à être « l’Etat des Juifs » (pour reprendre le Judenstaat de Theodor Herzl), signifie bien, légitimement, que la majorité de la population de l’Etat doit demeurer, même à long terre, de confession juive.

Il faut, toujours, se rappeler que le plan de partage de la Palestine, adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies, en 1947, a prévu un « Etat juif » à côté d’un « Etat arabe ».

Mais, cela ne signifie pas pour autant que des non-Juifs, même constitués en minorité importante, n’ont pas leur place dans cet Etat, dès lors qu’ils acceptent les devoirs de tout citoyen.

En revanche, si nous persistons, donc, à ne pas être convaincu du bien-fondé des thèses du ministre des affaires étrangères israélien, nous adhérons, malgré les critiques dont nous avons été l’objet à l’époque, aux idées que l’ancien Premier ministre Ehud Olmert avait développées, peu de temps avant de démissionner, (V. « Un langage de raison », 2 janvier 2008).

Selon Guysen.International.News, æ l’ancien Premier ministre a, récemment, exhorté Benyamin Netanyahou à prendre des décisions courageuses afin d’aboutir à la paix avec les Palestiniens. Il précise : « nous n’avons pas d’autre choix que d’adopter la proposition de l’époque du président Bill Clinton selon laquelle les quartiers juifs de Jérusalem seront sous l’autorité de l’Etat d’Israël et les quartiers arabes sous autorité palestinienne ».

Pour Ehud Olmert : « la partition de Jérusalem est inévitable ».


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