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Chaos à Gaza

Albert Capino - sur une correspondance de Herb Keinon du Jerusalem Post ©

dimanche 18 juillet 2004
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Le fait qu’Arafat soit sous pression, son autoritarisme et la corruption de sa direction dénoncés, ne doit pas nous réjouir trop vite.

En effet, le vieux renard a plus d’un tour dans son sac, ce qui lui a permis de se sortir de toutes les situations jusqu’à présent.

Derrière les rapts, la contestation de l’Autorité palestinienne, il y a également une âpre lutte pour le pouvoir. Depuis Mohammed Dahlan, jusqu’aux factions « dures » telles que les brigades Al-Aqsa ou encore le Hamas, qui voient dans l’affaiblissement du vieux Raïs la possibilité de prendre la main.

Par ailleurs, Arafat pourrait fort bien exploiter la situation à son avantage. Il ne s’en est pas caché par le passé, en affirmant notamment sa volonté d’internationaliser le conflit, afin d’amener la communauté internationale à intervenir, en dépêchant des troupes sur place pour « empêcher le chaos ». Mais dans le même temps, il jouait sur les deux tableaux en ne freinant pas le terrorisme, persuadé que le résultat serait le même : l’intervention internationale pour « protéger le peuple palestinien », devant la réaction « dure » israélienne.

On doit reconnaître que sa stratégie s’est révélée partiellement payante, compte tenu de la réaction de la CIJ sur le « mur » qu’Israël a érigé pour se défendre des attentats suicide.

Toujours est-il que la marge de manoeuvre des protagonistes est étroite. Pour l’heure, l’armée israélienne a bouclé Gaza en raison de l’état d’urgence et ne laisse pénétrer ni les Israéliens, ni les journalistes en raison des risques encourus.

Par ailleurs, Tsahal a décidé de ne pas intervenir sur le terrain, estimant qu’une action armée serait interprétée comme celle d’une « puissance occupante » tant décriée. Décision raisonnable s’il en est, mais qu’il faut rapprocher d’événements de sinistre mémoire. Il ne manquerait plus qu’Israël soit accusé d’être responsable de violences intra-palestiniennes, comme certains tentèrent de le faire en 1982, à Sabra et Chatila.

Même si le chaos, l’anarchie et la violence parmi les Palestiniens affaiblissent effectivement Arafat, ils pourraient fort bien mettre Israël dans une position délicate et révéler un dilemme diplomatique aigü, si la situation venait à dégénérer.

Gageons qu’en dehors des discussions autour d’un gouvernement d’Union nationale, le Premier ministre et le Président des travaillistes israéliens auront à cœur de chercher une issue favorable à cette crise, en consultation et en accord avec de futurs interlocuteurs potentiels de l’autre côté de la ligne verte.

Encore faudrait-il que des voix étrangères au conflit - dont les intérêts ne coïncident pas nécessairement avec un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens - ne viennent pas y mettre leur grain de sel.


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