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Journée de mémoire des crimes racistes, hier : au milieu du consensus, un discours qui « détonne »

La Voix du Nord

lundi 19 juillet 2010
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NDLR 

La Voix du Nord commente : « Un discours qui a surpris. ». Mais qui a été surpris le préfet, la Maire ou les deux...


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Discours engagé du président de la communauté juive.
Chaque année, c’est le même événement consensuel autour de la dénonciation de la barbarie nazie et de la collaboration pétainiste, ainsi qu’un hommage aux Justes. Mais hier matin, à la Noble Tour, la Journée nationale en mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français a été marquée par un discours engagé de Jean-Claude Komar, président de la communauté juive de Lille. Un discours qui a surpris...

"Devant les élus, associations et diverses autorités, il a abordé sans détour des sujets sensibles et controversés de l’actualité. Il a notamment soutenu Israël, qui « ne fait que se défendre contre des mouvements islamo-terroristes » et « apporte chaque jour des bienfaits à l’humanité entière par la qualité de ses recherches scientifiques ». Et de dénoncer la « campagne de boycott (de produits israéliens) menée par certains ». Jean-Claude Komar s’est également livré à des considérations de politique étrangère, fustigeant le président iranien, et la « lâcheté internationale », concernant un de ses discours, « antisémite », à l’ONU.

Puis, tout en concédant que « personne ne dit que toutes les actions d’Israël sont parfaites et ne méritent aucune critique », il a asséné : « L’antisionisme est l’antisémitisme des temps modernes. » Cette sortie, le préfet Jean-Michel Bérard ne l’a pas vraiment appréciée. Il l’a signifié à l’intéressé, en aparté, à l’issue de la commémoration. En substance, il aurait estimé que ce n’était ni le lieu ni le moment de prononcer certaines paroles : « Il m’a dit que mon discours était périlleux, confirme Jean-Claude Komar. Il y a un soutien à l’État d’Israël, mais pas à sa politique. Nous subissons en France les conséquences du conflit. » Il conteste s’être servi de cette occasion comme d’une tribune politique. "


Hommage
« Pour que l’Histoire ne se répète pas… »

Une centaine de personnes ont assisté hier matin, à Strasbourg, à la commémoration en souvenir des 12 884 juifs arrêtés lors de la rafle du Vel D’hiv. Un hommage a aussi été rendu aux « Justes parmi les nations ».

Il était 6 heures, ce 16 juillet 1942, lorsque la police française a commencé à arrêter les juifs à Paris. « Ils ont été emmenés comme des criminels », raconte Sarah dans Paroles d’étoiles, rassemblant les témoignages d’enfants ayant survécu à la Shoah. Un texte lu par un jeune homme, hier à Strasbourg, en présence de nombreuses personnalités rassemblés quai Kléber, sur le site de l’ancienne synagogue incendiée dès septembre 1940, puis dynamitée par les nazis.

« Trahissant les valeurs de la France, le gouvernement de Vichy s’est fait le complice, parfois zélé, de l’occupant », a enchaîné Pierre Lévy, délégué régional du Crif, le Conseil représentatif des Institutions juives de France, en rappelant cependant « l’action des combattants de la France libre et de tous ces Français anonymes, ces Justes parmi les nations, qui au plus noir de la tourmente sauvèrent les deux tiers des juifs de France ». « Pour que l’Histoire ne se répète pas, il faut que la France soit convaincue que les identités plurielles peuvent se conjuguer harmonieusement avec les valeurs de la République », a-t-il rappelé.

« Trois générations se sont succédé depuis. La bête immonde a pu relever la tête », a déploré le président du Consistoire israélite du Bas-Rhin, Francis Lévy, en dénonçant « les négationnistes qui remettent en question la Shoah ». Il a fustigé, sans le nommer, le chef d’État iranien qui a « affirmé vouloir rayer Israël de la carte ». Et, faisant allusion aux slogans des manifestations de soutien à la flottille de Gaza, il a mis en garde « les démocrates » contre « l’antisionisme à la mode » qui pourrait masquer « un antisémitisme qui n’ose pas dire son nom ».

Dernier à s’exprimer, le préfet Pierre-Étienne Bisch a lu un message du secrétaire d’État Hubert Falco, soulignant que « Vichy a trahi les idéaux qui font la France ». Tout en relevant que « la rafle du Vel d’Hiv a été la plus importante, dans notre pays, par le nombre de ses victimes », le ministre a englobé, dans un même hommage, « les juifs, les tsiganes et les tirailleurs sénégalais », tous « victimes de l’État français ». Dans un silence impressionnant, le grand rabbin René Gutman a ensuite récité le kaddich, la prière pour les morts.

L’an passé, Pierre Lévy avait souhaité qu’une « allée des Justes » soit aménagée, quai Kléber. La municipalité a entamé une réflexion qui pourrait aboutir courant 2011, a-t-il indiqué hier.


Jardin des Plantes. Une gerbe, en mémoire des « Justes » de Toulouse

À Toulouse c’est le premier dimanche après le 16 juillet, anniversaire de la rafle du Vel’d’Hiv’, la plus grande arrestation massive de Juifs en France que l’on rend hommage aux « Justes ».

Organisé par le préfet de région, la cérémonie a eu lieu hier à 17 heures, au Monument de la Résistance et de la Déportation, en présence du sous-préfet de Saint-Gaudens, d’élus, de représentants du CRIF et d’anciens combattants.

« On a répertorié une centaine de « Justes » qui ont caché des Juifs à Toulouse pendant la guerre, mais ils sont certainement plus nombreux », note Nicole Yardeni du CRIF, « car des gens de tous les jours, comme les religieuses qui ont caché ma grand-mère, ne l’ont pas forcément dit. Il fallait un réseau d’une quarantaine de personnes pour sauver un seul enfant juif. Nous recevons toujours des médailles de la part de l’État d’Israël.

Cette année, il y a eu une cérémonie à la salle des Illustres pour une vieille dame qui avait épousé un jeune juif caché par sa famille ». Une gerbe a été déposée sur la plaque où sont gravés dans le marbre les noms des Justes de Toulouse. Ce monument se trouve à la sortie du souterrain qui relie le monument de la résistance à l’allée des Justes, au jardin des plantes. Cette plaque devrait être réactualisée prochainement.


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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