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Ce qu’ils nous cuisinent, 1ère partie

Par Michaël Béhé à Beyrouth © Metula News Agency

lundi 28 juin 2004
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C’est en Chine que le président-dictateur syrien, Béchar al-Assad, a subi cette semaine un nouveau camouflet diplomatique taille adulte. Pendant sa visite officielle à Beijing, le jeune oculiste s’est vu refuser net un crédit très important qu’il avait demandé aux dirigeants communistes afin de moderniser le réseau énergétique de son pays.

Parallèlement à ce refus, Assad apprenait la présence en Chine d’une imposante délégation israélienne, emmenée par leur ministre du commerce Ehud Olmert, et comptant plus d’une centaine d’hommes d’affaires représentant 85 sociétés. Pendant que le despote alaouite faisait du tourisme à la Grande Muraille, le gratin local n’avait d’yeux que pour la haute technologie des Hébreux. A ce titre les ministres des deux pays ont inauguré le premier centre commercial israélien permanent dans l’Empire du milieu et des contrats portant sur des transactions de high-tech ont été signés pour des centaines de millions de Dollars.

Mais le rendez-vous sino-israélien n’était pas que marchand, ainsi, lors d’une cérémonie émouvante, des hauts dignitaires du régime ont accompagné Monsieur Olmert dans la visite qu’il a effectuée dans la ville de Harbin, d’où sa famille est originaire. Dans cette cité, située au nord-est du sous-continent chinois, le ministre israélien a récité la prière traditionnelle juive des morts sur la tombe de ses grands-parents. Ehud Olmert a pu relever le très grand soin que prenaient les autorités de la région dans l’entretien et le fleurissement permanent du cimetière israélite. De nombreux juifs, dont la famille Olmert, s’étaient réfugiés à Harbin au début du XXème siècle, fuyant les tumultes associés à la révolution russe. Les autorités municipales ont assuré leurs hôtes israéliens que la situation de leur ville était resplendissante « en raison », je cite, « de la très vivace tradition culturelle et commerciale que les juifs leur avaient laissée en héritage ».

Les événements liés à la visite de la délégation de Jérusalem occupent les manchettes des quotidiens chinois et font les gros titres des journaux télévisés alors que le voyage du président de Damas n’intéressait personne (ce qui me semble assez normal, on peut en convenir). C’en était d’ailleurs largement plus que l’héritier de la république népotique syrienne ne pouvait en supporter. Dans le courant de la semaine, il a décidé d’interrompre inopinément sa visite bien avant son terme prévu et de réintégrer son palais damascène, édifié par Rafik Hariri sur les deniers publics, qu’il a extorqués aux citoyens du Liban avec l’aide active de ses amis français.

Officiellement, l’ambassade syrienne à Beijing (ils ont de la chance, il n’y en a pas à Beyrouth, pays annexé), a annoncé que l’épouse de Béchar s’était fait une entorse en escaladant les escaliers de la Muraille et que le couple devait regagner Damas pour qu’elle y soit soignée. Côté délégation chinoise, personne ne s’était aperçu de l’accident.

Un autre petit séisme diplomatique secoue notre région en influençant défavorablement les affaires de notre occupant en chef et de ses acolytes casqués. Il s’agit des révélations faites par le New Yorker au sujet de l’implantation en profondeur des agents du Mossad dans le Kurdistan iraquien et notamment, le long de la frontière syrienne.

Mais les plus irrités par cet autre développement, ce sont sans conteste nos presque voisins turcs. Pour être tout à fait précis, il faudrait parler spécifiquement du gouvernement ottoman et notamment du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan. Ces derniers, élus du parti d’inspiration « musulmane-démocrate », font tout ce qui est en leur pouvoir afin de détériorer les relations d’alliés qui unissent traditionnellement l’Etat turc à celui des Hébreux. Voici quelques semaines, pour protester contre la façon disproportionnée par laquelle Tsahal réprime l’Intifada palestinienne, Erdogan avait rappelé son ambassadeur à Tel Aviv et son consul à Jérusalem-ouest (une des seules représentations diplomatiques à s’être installée dans la partie juive de Jérusalem, soit dit en passant, Ndlr.).

Mais cette démonstration de biscoteaux n’était pas du goût de l’état major de l’armée turque, qui veille à conserver à tout prix l’alliance stratégique israélo-turque. De ce fait et après s’être fait vertement tirer les bretelles par les tout puissants militaires, le Grand Turc à renvoyé ses diplomates en Terre sainte, moins de 24 heures après leur atterrissage à Ankara.

Au milieu de la semaine qui s’achève Erdogan récidivait et annonçait la suppression unilatérale des mesures spéciales de sécurité qui entourent les vols de la compagnie El Al en Turquie. Les services généraux de sécurité de Jérusalem répondaient du tac au tac en interdisant immédiatement aux avions juifs de fréquenter les tarmacs turcs. Et cette fois, les militaires n’ont même pas eu le temps d’intervenir, ayant été devancés en cela par les hôteliers. C’est une véritable furia des professionnels du tourisme qui a obtenu très rapidement du gouvernement d’Ankara que les conditions de sécurité soient rétablies, pour permettre aux vacanciers israéliens, plusieurs centaines de milliers l’an, de revenir fréquenter les palaces, les clubs, les casinos et autres souks.

Ce qu’ils nous cuisinent, 2ème partie (info # 012606/4)
Par Michaël Béhé à Beyrouth

© Metula News Agency
Merci à Jean Tsadik pour son précieux concours à la rédaction de cet article
Reste la question kurde. Autrement plus complexe que ces amusettes, comme on les présente volontiers à Ankara et à Jérusalem. Et tout ce qui touche au renforcement des Kurdes et partant, de leurs aspirations indépendantistes, fait sursauter, non pas seulement Erdogan, mais également les militaires qui dirigent effectivement la Turquie.

Là on fait face à un authentique et complexe problème, tant l’action des Israéliens est stratégiquement prépondérante dans l’Est iraquien, autant pour les généraux de Tsahal, d’ailleurs, que pour ceux du Pentagone. Autant dire qu’à la Ména on n’accorde pas beaucoup de crédit aux dénégations véhémentes du leader kurde Jalal Talabani et d’Ariel Sharon face aux propos de l’éditorialiste Seymour Hersh dans le New Yorker.

Il faut dire qu’à la Ména on connaît les Kurdes et le Kurdistan presque comme notre poche et des reporters à nous s’y baladaient indolemment (dans certaines régions du Kurdistan iraquien Ndlr.), avant même la chute du régime de Saddam Hussein. Les connivences entre les juifs et les Kurdes datent de la création du monde et celles entre les Libanais et les Kurdes, d’une heure et quart plus tard.

Saturday 26 June [09:40:00 GMT]
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