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Les opérations spéciales de reconnaissance U.S sont un avertissement à l’Iran

Par Marc Brzustowski pour http://lessakele.over-blog.fr et www.aschkel.info

mercredi 26 mai 2010
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Un responsable israélien : la décision américaine d’autoriser des vols de reconnaissance pourrait présager d’une attaque. Selon Herb Keinon, du Jérusalem Post, Washington aurait franchi un seuil supplémentaire, dans son attitude à l’encontre du projet nucléaire iranien, en rendant publique son autorisation d’opérations spéciales de reconnaissance dans la région. Cette décision mettrait un terme aux erreurs de communication en direction de l’Iran dues à des informations contradictoires entre l’Administration et le Pentagone. Robert Gates avait, notamment, déclaré, en janvier dernier, que les Etats-Unis n’avaient préparé aucun plan de rechange en cas d’échec des négociations.

Ce nouveau ton américain, plus offensif, coïncide avec une tentative officielle de réconciliation entre Washington et Jérusalem.

En Israël, on a perçu les rapports faisant mention de cette autorisation par le Pentagone de missions de reconnaissance sur l’Iran comme constituant les premières indications publiques de préparations concrètes en vue d’une éventuelle opération militaire américaine contre l’Iran.
Face aux manœuvres dilatoires de Téhéran, Washington s’impatiente et hausse le ton.

Le NewYork Times rapportait mardi que le Général David Petraeus, le Haut-Commandant américain pour le Moyen-Orient, avait ordonné une extension de l’activité militaire clandestine : dans la région. Selon ce reportage, les responsables ont déclaré que cet ordre autorisait également les opérations de reconnaissance susceptibles de jalonner la voie pour d’éventuelles frappes militaires en Iran, en cas de brusque escalade des tensions au sujet de ses ambitions nucléaires.

Rappelons, quand même, que, jusqu’à présent, y compris au Pentagone, on jugeait hautement dangereux un tel « aventurisme ». A preuve, les déclarations du même Robert Gates, y voyant autant et même plus d’inconvénients que d’avantages stratégiques. Ou encore les provocations des Anti-Israéliens, comme Zbigniew Brzezinski, appelant la DCA américaine à descendre d’éventuels avions israéliens qui s’y risqueraient seuls. En tout cas, à interdire à Heyl Ha’avir les espaces aériens contrôlés par les troupes US.

L’article (du NYT) poursuivait en détaillant cette directive de 7 pages qui « semble autoriser des opérations spéciales en Iran, plus probablement pour fournir des renseignements sur le programme nucléaire du pays ou identifier des groupes dissidents, qui pourraient être des ressources utiles pour une future offensive militaire ».

Bien qu’il soit évident que le Pentagone dispose de plans devant parer à toute éventualité, un responsable israélien a confié que c’était « la première fois que le grand public entendait parler de préparations concrètes de ces activités militaires ».

Jusqu’à présent, toute la charge incombait à Israël, comme confiné à un rôle de boute-feu, tandis que l’Administration Obama se réservait le beau rôle de conciliateur des civilisations et d’empêcheur de probables « apocalypses ».
Ce responsable expliquait qu’il s’agissait, selon lui, d’une fuite organisée, et d’une tentative destinée à envoyer un message clair aux Iraniens, que toutes les options étaient, vraiment , sur la table – comme les Américains le répètent depuis des mois -.

Ils le répètent, le font contredire quelques temps plus tard, par un autre expert, etc., laissant un temps infini pour d‘éventuelles négociations de se mettre réellement en place. Force est de constater, que de provocations iraniennes en menaces ou manœuvres de diversion, le partenaire est aux « abonnés absents ».

Et même s’il ne s’agissait pas d’une fuite délibérée, ajoute ce responsable, l’impression que ferait cette information sur Téhéran serait exactement la même ! ».

C’est, également, ce mardi que le Premier Ministre Benjamin Netanyahou a affirmé devant la Knesset que l’arrangement proposé la semaine dernière par la Turquie et le Brésil , selon lequel l’Iran devait transférer 1200 kilos d’uranium faiblement enrichi à l’étranger, était « une ruse iranienne parfaitement transparente » destinée à détourner l’attention internationale des sanctions.

S’adressant aux députés rassemblés, Netanyahou a exposé que l’arrangement, qui n’a reçu que des réponses mitigées de la part des membres du Conseil de Sécurité de l’Onu, et en particulier de la part des Etats-Unis, aurait alors laissé suffisamment d’uranium en possession de l’Iran pour lui permettre de produire une arme nucléaire…

« Cette proposition garantit également à l’Iran le droit de conserver, à leur retour, les quantités (d’uranium) transférées à la Turquie en n’importe quel endroit de son territoire », a ajouté le Premier Ministre en remerciant Washington d’avoir décidé d’accélérer le mouvement en vue d’un quatrième round de sanctions au Conseil de Sécurité.

Quoi qu’il en soit, Netanyahou a précisé que, bien qu’importantes sur le plan symbolique, « Je pense que nous savons tous que ces sanctions ne stopperont pas l’Iran ».

Il a ajouté que des « mesures plus efficaces étaient en préparation actuellement au sein du Congrès Américain. Elles affecteront, entre autres choses, le secteur de l’énergie, les importations, les exportations et d’autres secteurs. Les Etats-Unis seront en mesure de faire passer ces sanctions, soit en dehors du Conseil de Sécurité, soit de façon conjointe avec lui ».

« Téhéran doit comprendre que la Communauté internationale est déterminée à l’empêcher d’acquérir des armes nucléaires », a affirmé Netanyahou.

En conclusion, on peut avancer que le diagnostic commence seulement à être partagé, entre Jérusalem et Washington, sur la façon dont Téhéran gère la crise, en conservant l’initiative et toute sa capacité de nuisance. Obama a, actuellement, besoin, de se montrer plus décisif et déterminé à conserver le leadership et ne plus se laisser dicter son agenda stratégique par l’Iran.

Devait-on laisser traîner cette option en laissant du champ à l’Iran pour faire la démonstration de son refus obstiné de toute négociation sérieuse ? Ou la force dissuasive de l’option militaire explicite aurait-elle augmenté les chances de voir progresser de concert les différents volets de pression, économique et diplomatique, pour convaincre Téhéran d’y renoncer ?

Est-ce, finalement, Obama, qui, à l’approche des élections de mi-mandat, se retrouve, malgré ses intentions initiales, sous la pression du Congrès et du Pentagone, que l’Amérique agisse, avec ou sans l’accord de principe du Conseil de Sécurité ?

L’heure décisive se rapproche dangereusement…


[Source : HERB KEINON, ’Recon for attack a warning to Iran’ http://www.jpost.com/IranianThreat/...]


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