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Le joli mois de mai

Par Stéphane Juffa © Metula News Agency

lundi 7 juin 2004
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Le mois de mai a été faste pour la Metula News Agency. En tous cas du point de vue du nombre de ses lecteurs et des visites sur le site de notre agence, qui ont connu leurs meilleurs résultats depuis la création officielle de la Ména, en mai 2001.

Merci à Sylvie Tobelem, notre précieuse assistante de rédaction, qui a recueilli et rationalisé les données statistiques figurant dans cet article.


L’agence compte désormais 82’278 abonnés et les estimations les plus sérieuses font état de plus de 260’000 lecteurs de nos articles les plus populaires sur PC, sans compter ceux qui nous lisent sur des copies-papier et que nous n’avons aucun moyen de dénombrer.

La qualité de notre lectorat n’est pas moins significative du rôle central que remplit désormais notre petite agence de presse dans l’information liée aux événements du conflit proche oriental. A en juger par nos bases de données, près de 10% des politiciens de langue française consultent occasionnellement nos analyses et cette proportion tutoie les 50%, auprès des responsables politiques francophones exerçant une responsabilité nationale ou européenne.

Au sein des journalistes et des femmes et hommes de communication ayant un regard professionnel sur la situation internationale, la presque totalité de nos confrères prend désormais nos informations en compte en préparant leur travail. Ils appartiennent à toutes les ramifications médiatiques, télévision, radio et presse écrite.

Nos papiers sont traduits spontanément parfois jusqu’en quinze langues, qui vont de l’anglais, dans des publications américaines de première importance, au ladino de la revue Desde de Sefarad.

Cette popularité s’explique partiellement par les analyses stratégiques et les articles de réinformation exclusifs que l’on trouve sur la Ména. Où d’autre les personnes intéressées à la problématique israélo-arabe auraient-elles pu trouver une analyse aussi détaillée de la stratégie et des tactiques du chef de l’Autorité Palestinienne, Yasser Arafat, explicitées ou citées dans plus de soixante-dix de nos articles. [voir les articles de la Ména mentionnant le projet du Porte-avions de monsieur Arafat] [1].

Et qui connaîtrait de l’imposture de France 2, de Talal Abou-Rahma et de Charles Enderlin dans l’affaire A-Dura, dans ses moindres détails, si la Ména n’était pas là ? Une recherche exclusive référencée en plus de cent analyses [A-Dura (30 articles), Al Dura (20), A Dura (20), Al-Dura (30)][2], et qui a déjà convaincu la vaste majorité des éditorialistes et de l’opinion publique américains du bien-fondé de nos conclusions. Qui douterait, en Europe, de l’allégation du caméraman de FR2, selon laquelle des soldats israéliens auraient harcelé un gamin arabe de douze ans, durant quarante-cinq minutes, dans l’intention de le tuer ? Qui d’autre que la Ména s’est-il attaqué à ce formidable mur de l’Atlantique médiatique, dressé autour du mensonge, par une presse française largement complaisante et peu curieuse, y compris la presse communautaire juive ?

Alain Legaret in Primo Europe, dans « Sous prétexte qu’ils sont aussi Israéliens », a érigé une liste des plus graves cas de désinformation médiatique, liés au conflit israélo-palestinien. Ceux que j’ai recopiés en rouge ont été dévoilés et démontrés, à concurrence de preuves, par la Ména. Il s’agit de sept affaires sur dix :

"Sylvain Cypel dans le Monde fait son scoop sur le plus gros complot israélien aux Etats-Unis : un faux.

Libération publie en couverture la photo d’un Palestinien ensanglanté menacé par un policier israélien : un faux.

Sara Daniel, dans le Nouvel Observateur, informe que les soldats Juifs violent les filles palestiniennes pour qu’elles soient exécutées : un faux.

TV5 diffuse le reportage de la Basilique de la Nativité saccagée par les Israéliens : un faux.

Plusieurs médias annoncent le meurtre par des Israéliens d’un prêtre catholique italien : un faux.

France 3 montre un bébé palestinien tué par des balles israéliennes : un faux.

Thierry Thuillier, sur France 2, diffuse un reportage dans lequel il montre des soldats juifs sadiques prenant plaisir à tuer trois enfants avec l’approbation du peule israélien : un faux.

Le Nouvel Observateur publie un article de Victor Cygielman dans lequel l’armée israélienne a ordre d’empêcher les soins aux blessés palestiniens : un faux.

France 2 et Charles Enderlin diffusent au yeux du monde l’assassinat du petit Al-Dura par des balles israéliennes : un faux."

A cette liste de Legaret, il convient d’ajouter la fausse information à propos du massacre de Jénine, qui avait intoxiqué jusqu’au Secrétaire général de l’ONU. La Ména avait informé ses lecteurs, une semaine avant l’issue de la bataille de Jénine, de ce que l’Autorité Palestinienne s’apprêtait à mettre en scène un simulacre de massacre dès le départ des forces israéliennes. [Relire « Massacres post-mortem ? » d’Ilan Tsadik]

Au-delà du nombre d’analyses et d’articles - à la qualité et à la précision de plume de nos rédacteurs généralement reconnues - tous consacrés au problème de la cohabitation israélo-arabe, au Proche-Orient et au problème juif, il me semble que d’autres facteurs expliquent l’intérêt qu’on porte à notre agence. En relisant le dernier Ilan Tsadik à propos du procès Morin, j’ai eu l’impression de comprendre certaines de ces raisons. Elles tiennent, à mon sens, des éloignements physique et intellectuel bénéfiques existant entre nos rédacteurs et l’événement qu’ils commentent, lorsque cet événement se situe en Europe - quant aux événements du Proche-Orient, ils sont analysés par un spécialiste palestinien lorsqu’ils se déroulent en Palestine, libanais au Liban et en Syrie et israéliens en Israël -.

Certes, l’ouverture, l’argument et le verdict du procès de Nanterre ont été ici et là couverts, du bout de la fourchette, par un petit nombre de médias mais personne d’autre qu’Ilan n’avait passé sous la loupe les points scandaleux qui les ont émaillés. Personne d’autre que la Ména n’avait occupé trois journalistes et deux juristes, deux jours durant, afin de livrer aux lecteurs de l’agence les fait troublants qui entachent les onze pages du jugement de la cour. De les livrer sans ambages, avec l’assurance que ce qu’on publie est juste et nécessaire. De les livrer dans un format qui permet aux lecteurs de comprendre que ce jugement entérine un acte de racisme intellectuel brut, diffusé et défendu par le plus important quotidien français, et qui punit la demi poignée d’avocats et de représentants institutionnels des victimes qui ont eu la détermination d’engager la procédure qu’il fallait, afin de défendre l’intégrité de la société dans laquelle ils vivent et la peau de leurs coreligionnaires.

Cela se passait sous les yeux des Français et à quatre mille kilomètres des nôtres. Tout comme lors de l’épisode Sara Daniel, qui serait passé inaperçu, aucun organe de la presse indigène n’avait remarqué que le verdict de Nanterre constituait un authentique scandale judiciaire qui, qui plus est, met en péril l’intégrité physique des Israélites en France.

Je vois au fait que c’est à Métula qu’on lève souvent ces lièvres, la raison supplémentaire que nous ne faisons pas partie de l’environnement social, politique, communautaire et intellectuel dans lequel ces événements se sont déroulés. Ici, pas de crainte - hormis celle, permanente, que le ciel nous tombe sur la tête - pas de vaches sacrées, pas de complexes d’exilés, pas de nécessité de ménager des édiles ou des dirigeants politiques. Rien de tout cela. A Métula, nous jouissons du double luxe d’avoir accès à l’information aussi vite que nos concurrents et de pouvoir la traiter sans entraves. Vu d’ici, un acte qui condamne les caractères nuisibles de tout un peuple - quel que soit ce peuple et quel que soit l’endroit où cet acte est commis - est un acte raciste, tout comme les anglicismes frelatés de l’agence de presse officielle d’un pays et d’un quotidien étrangers constituent des tentatives indiscutables d’orienter l’information dans un but propagandiste.

Alors nous l’écrivons et nous jouons ainsi notre rôle d’informateurs, en fournissant, dans le cas de la France, aux responsables politiques et communautaires les évidences utiles de ce que l’antisémitisme actuel est causé par des choix politiques, que ceux-ci engendrent directement un processus de démonisation frénétique de la nation d’Israël dans les médias et une désorientation de l’appareil judiciaire. L’antisémitisme que nous observons recèle des coupables, de l’antisémitisme et des antisémites, il n’est pas un phénomène métaphysique spontané, il n’est pas une fatalité qu’on ne pourrait gérer qu’avec des forces de police. Il n’est pas non plus, et c’est encore plus important à relever, un phénomène d’inspiration populaire, mais il est grossièrement suggéré au peuple.

La seule ombre au bilan semestriel des activités de la Ména que je dresse dans cet article, c’est que nous pourrions en faire encore beaucoup plus. Nous aurions pu, par exemple, participer à une enquête internationale à laquelle nous fûmes conviés en Irak ; nous aurions pu diligenter beaucoup plus rapidement l’action à caractère éthique que nous avons entamée en Israël contre la désinformation contrôlée de l’AFP, nous aurions voulu créer la Ména aux USA et celle en espagnol, nous aurions voulu posséder un bureau de marketing et de rencontres politiques au cœur de Paris.

Que personne ne doute de la solidité financière de la Metula News Agency pour autant ; contrairement à d’autres organes de presse (nombre d’entre eux sont en situation de faillite virtuelle permanente), nous avons, dès le début, eu recours à un système qui nous met à l’abri des dangers économiques : Nous ne dépensons chaque mois que le produit des abonnements et des ventes d’actions du mois précédent. Ainsi, par principe de fonctionnement, la Ména ne doit jamais rien à personne.

Ceci dit, cet équilibre financier doit beaucoup aux sacrifices de nos rédacteurs. Nous comprenons parfaitement ce qu’Ilan a voulu dire lorsqu’il a écrit que « cela le gonflait » de travailler autant et de prendre des risques alors que la Ména a autant de lecteurs et aussi peu de payeurs [3]. Et il n’est pas le seul à prendre des risques afin de vous informer, je pense à Sami el-Soudi et à Michaël Béhé en particulier. Leur travail et leur courage devraient être mieux reconnus. Je ne parle certes pas des gens qui n’ont pas les moyens de s’acquitter d’un abonnement de cinq Euros par mois, je parle de tous les autres ; je parle de ceux qui peuvent contracter un abonnement AM, qui nous lisent tous les jours, et qui ne le font pas.

C’est au plan intellectuel que je ne les comprends pas, tout comme je ne conçois pas qu’Avocats sans frontières et France-Israël doivent gratter la terre pour s’acquitter des frais d’appel dans le procès Morin.

Je sais bien qu’on peut lire presque tous nos articles sur les sites autorisés de Desinfos, Guysen, Primo, sur le site de l’UPJF et que vous êtes des dizaines de milliers à le faire. De là à ne pas comprendre l’utilité publique d’une Ména encore plus forte et efficace, il y a une économie surprenante que des gens font et qui me dépasse assurément.


Notes :

[1] J’ai édité ces liens afin que les lecteurs qui désirent avoir accès à l’intégralité des publications de la Ména sur la stratégie du porte-avions puissent les consulter
[2] Idem pour l’affaire A Dura, selon les 4 orthographes d’A Dura qui figurent dans nos articles
[3] La proportion entre le nombre de lecteurs réguliers, d’abonnés et celui de ceux qui s’acquittent de leur abonnement est à ce point décevante que j’ai vergogne à l’indiquer dans cet article. Sachez qu’il ne représente pas 1% des lecteurs quotidiens de nos dépêches.

Post-Scriptum de Desinfos :

nous avons volontairement publié ce texte en une version « light » sans que les liens soient implémentés et sans les couleurs (rouge et bleu) et ceci afin d’encourager nos 1880 visiteurs de la journée du 6 juin 2004 - à 23 heures 30 à soutenir la Ména en S’ABONNANT,

pour consulter le texte dans sa version complète et S’ABONNER, cliquer à l’adresse suivante : http://www.menapress.com/article.php?sid=854


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