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Une nouvelle publication palestinienne appelle à l’arrêt de la violence

MEMRI

dimanche 30 mai 2004
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En avril 2004, le quotidien Al-Ayyam, affilié à l’Autorité palestinienne, publiait un supplément intitulé « La route de l’indépendance et de la paix », réalisé par la Coalition palestinienne pour la paix. Cette coalition a été créée le 25 avril 2003 sur l’ordre du président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat, et est dirigée par l’ancien ministre palestinien Yasser Abed Rabbo, l’un des architectes de l’Initiative de Genève. Le supplément comporte des articles appelant à la cessation de la violence palestinienne et à la lutte non armée contre Israël. En voici quelques extraits :

Résistance non-violente : la voie assurée vers la victoire

Dans un article intitulé « La résistance non-violente : le chemin sûr de la victoire », Mohammed Yaghi, chroniqueur au quotidien de l’Autorité palestinienne Al-Ayyam , écrit : " (…) La document Mitchell (…) débute par un appel à la cessation des actes de violence du côté palestinien (…) Le document Tenet (…) débute par un appel à la cessation par l’Autorité palestinienne de tous ses actes de violence et de terreur (…)

Il est clair que la politique de la résistance palestinienne en réaction aux crimes israéliens jusqu’à ce jour (…) n’a fait qu’éloigner le peuple palestinien de son but de liberté et d’indépendance. En Europe, qui est notre alliée, les opérations militaires [palestiniennes] à l’intérieur d’Israël sont qualifiées de terroristes, tandis qu’aux Etats-Unis, c’est le cas pour toutes les opérations militaires, aussi bien en Israël que dans les territoires occupés. La politique de réaction [palestinienne] ne sert les intérêts de personne, hormis des membres de l’extrême droite du gouvernement en Israël.

La réponse au défi qui nous a été imposé, celui d’être engagés par la Feuille de route tout en résistant à un gouvernement arrogant dont le but est de tuer et d’usurper des terres palestiniennes, ne peut être relevé que par une modification fondamentale de la nature de la résistance, qui devra adopter un caractère non-violent.

La transition vers une résistance non-violente pavera le chemin vers un isolement du gouvernement israélien dans le monde, et prouvera que l’Autorité palestinienne a adhéré à la Feuille de route sans recourir le moins du monde au conflit. De même, une telle transition motivera les forces de la paix en Israël, dont l’activité s’est estompée avec la poursuite de la violence.

Plus important : la nature non-violente de la résistance la ramènera à son état naturel : celle d’un peuple qui cherche à en finir avec l’occupation face à un gouvernement qui souhaite la poursuivre, se débarrasser des [Palestiniens] et usurper leurs terres.

Changer [la nature de la résistance] ne signifie pas arrêter la lutte, mais mettre à contribution plusieurs autres secteurs de la société palestinienne, au moyen de marches quotidiennes vers la barrière de séparation raciste, les barrages routiers (…) et au moyen de manifestations sur les terres menacées d’expropriation. Cette forme de lutte nécessite un arrêt de toute coordination officielle avec le gouvernement d’occupation israélien, le refus de négocier avec ce dernier, le but étant de l’isoler du monde (…) Ce n’est que quand il aura reconnu le droit légitime du peuple palestinien à la liberté et à l’indépendance dans toutes les régions occupées en 1967 que les négociations seront possibles.

La lutte nécessite également de rompre le contact avec les bureaux civils [de l’occupation] et de ne pas acheter d’Israël. La lutte non-violente est une lutte globale, qui vise à porter la tension à son maximum, afin que l’ennemi et le monde ne puissent plus l’ignorer. Pour dire les choses simplement, le but est d’empêcher la machine de destruction israélienne, ses tanks et ses avions, d’opérer contre un peuple qui l’affronte de ses seules mains nues. "

Deux chemins peuvent être empruntés : celui de la lutte pour un objectif politique et celui de la lutte comme un but en soi

Dans un article intitulé « Le dilemme de la logique du suicide », Ahmed Daoud écrit : " (…) Celui qui a décidé de dépêcher les auteurs d’opérations militaires a commencé par fuir le monde de la politique, (…) passant du conflit d’intérêts entre forces sociales et politiques au conflit entre deux religions. C’est-à-dire que nous avons intégré un nouveau conflit, caractérisé par une politique qui consiste à se défaire [du joug des] décisions rationnelles au profit des fatwas et des slogans [religieux].

L’actuelle attaque israélienne contre le peuple palestinien n’occulte pas la responsabilité de certaines factions palestiniennes, enfermées dans un unique point de vue sur le conflit - point de vue qui perçoit la société, les partis politiques et les différents courants en Israël comme ne faisant qu ’un au plan des idées, de l’identité et des décisions.

[Les Palestiniens] ont le droit d’exiger que l’on distingue deux voies : l’une veut que la lutte soit un moyen d’atteindre un but politique sur la base d’un large consensus populaire. La seconde voie considère le combat comme un but en soi, et semble être privilégiée par certaines factions palestiniennes qui encensent les opérations militaires et glorifient les opérations suicides.

Il n’est pas question ici de débattre du phénomène de ces opérations, mais il est essentiel de soulever le problème de la justification politique de ce moyen à tout moment et dans n’importe quelle situation, sans tenir compte des changements politiques. Cela, avant même d’évoquer la gravité de la propagande favorable à ces opérations [martyres] au sein du peuple, qui en fait toutes des victoires menant à la fin de l’occupation - alors que c’est en fait le contraire qui est vrai.

En outre, les fatwas qui sanctifient ces opérations sont partiellement responsables de la propagation de la culture de meurtre (…) Le partenaire naturel de cette culture est la politique israélienne extrémiste saturée de sang. "

La militarisation de l’Intifada a été le principal facteur de la disparition de l’ordre [au sein de l’Autorité palestinienne]

Dans un article intitulé « Une description de notre situation », Ziyad Barham commente : " Apparemment, la politique palestinienne a perdu le fil ténu qui lui assurait l’ordre (…) La militarisation de l’Intifada a été le principal facteur de la disparition de cet ordre. Malgré tout ce qui a été dit au début de l’Intifada - en public par les Israéliens et tout bas par les Palestiniens -, sur la capacité de la direction à contrôler les opérations militaires, il est devenu clair à plusieurs reprises que les initiatives, spontanées ou organisées, sur le terrain, ne peuvent être empêchées et embarrassent l’Autorité palestinienne.

De même, le brouillard qui entoure les Brigades des martyrs Al-Aqsa est tel qu’il donne un tableau incomplet de ce qui se passe sur le terrain. Ces Brigades ont révélé qu’elles agissaient sans tenir compte de la ligne politique [de l’Autorité palestinienne], commençant pas désobéir, à la première provocation, à l’ordre de cessez-le-feu, et perpétrant des opérations suicides dans des centres de population israélienne - comme si cela ne suffisait pas que les organisations les plus actives en opérations suicides, le Hamas et le Djihad [islamique], se soient [déjà] démarquées de la ligne politique de l’Autorité palestinienne.

(…) Il est urgent de revoir ces méthodes. Le communiqué qui portait la signature de représentants des secteurs universitaire et financier, et qui appelait à la cessation des opérations contre des civils israéliens, peut représenter une bonne introduction à un débat et à un dialogue responsables au niveau national, vers une vision et un plan de lutte nationale unifiés, et un accord sur les moyens de les réaliser (…) (2)

Les circonstances sont sans aucun doute difficiles, mais quand seront-elles propices ? L’escouade censée être la plus consciente de la situation à tous les niveaux est, malheureusement, la direction du mouvement du Fatah, qui lutte pour le contrôle de ses branches et de ses courants sans parvenir le moins du monde à maîtriser la situation. "

(1) Al Tariq Nahou Al-Istaqlal Wa Al Salam (La route vers l’indépendance et la paix), Al-Ayyam (Autorité palestinienne), avril 2004

(2) Voir la Dépêche Spéciale 698 de MEMRI

L’Institut de Recherche Médiatique du Moyen-Orient (MEMRI) est une organisation indépendante à but non lucratif qui traduit et analyse les médias du Moyen-Orient. Des copies des articles et autres documents cités, ainsi que toute information d’ordre général, sont disponibles sur simple demande.

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