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Jérusalem, la réalité du terrain

Hélène Keller-Lind

mercredi 31 mars 2010
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L’Autorité palestinienne prétend qu’elle ne veut pas participer à des négociations même indirectes avec Israël à cause de « la poursuite de la colonisation. » Le Premier ministre israélien répond que « « la politique d’Israël concernant Jérusalem, qui est celle qui est a été menée par tous les gouvernements israéliens depuis 42 ans" La réalité de Jérusalem est des plus complexes. Voici quelques éléments vérifiables donnés, notamment par The Israel Project

Il semble, au vu de la carte détaillée ci-dessous, que ce qu’affirme le Premier ministre israélien est vrai. En effet, les négociations ont-elles jamais été stoppées à cause de la construction de quartiers juifs comme Ramot Alon, Neve Ya’acov, Pisgat Ze’ev, Ramat Eshkol ou encore Sharafat, Gilo ou Har Homa, tous situés à l’intérieur des la ligne délimitant Jérusalem-Est. La réponse est non.
On note dans ce même espace des quartiers arabes qui s’y sont développés également.

Construction légales et illégales

Fin 2009 le gouvernement israélien autorisait la construction de 1.192 unités de logement pour des résidents arabes et juifs à Jérusalem-Est. Dans le quartier de Silwan la construction de 500 unités était autorisée pour la population arabe et celle de 692 unités l’était dans les quartiers à majorité juive de Neve Yakov et Pisgat Zev. Il faut préciser que la plupart des terres sur lesquelles ont été construits des logements à Neve Yacov et Har Homa ont été achetées par des organisations juives ou des personnes privées avant 1948 ou achetées légalement par le gouvernement israélien après 1967.

L’Autorité palestinienne a encouragé et encourage, notamment par des moyens financiers, la construction illégale à Jérusalem-Est. Ainsi, selon un responsable palestinien, sur une période de 4 ans 6000 constructions illégales ont été édifiées. Moins de deux cents ont été détruites par Israël. Des pays comme le Maroc ou des États du Golfe ou des personnes privées financent et encouragent également ces constructions illégales. Par ailleurs, chaque destruction a été autorisée préalablement par un tribunal qui a jugé que ce qui est détruit avait été édifié sans permis. Jugements qui peuvent être contestés devant la Cour Suprême d’Israël, un modèle de respect du droit. Des constructions illégales dans des quartiers juifs ont été également détruites sur décision d’un tribunal.

Sari Nusseibei, responsable palestinien pour Jérusalem disait en 2002 qu’il faudrait construire environ 20.000 unités d’habitation pour suivre la croissance démographique des Arabes de Jérusalem jusqu’en 2020. Or depuis 2009 la municipalité de Jérusalem a accordé des permis pour la construction de 33.000 unités d’ici là....

Il y a à Jérusalem 733.000 habitants dont 252.000 Arabes et 481.000 Juifs ou autres groupes. Quant aux lieux de culte, il y a 72 mosquées, 139 églises et 996 synagogues.

Liberté de culte et lieux de culte vandalisés

La liberté de culte est accordée à tous à Jérusalem, en Israël ou dans tout territoire administré par Israël. Le 24 février 2010 le Président Shimon Peres le réaffirmait lors d’une rencontre avec un coordinateur des Nations unies
Il déclarait qu’Israël « respecte et permet la liberté de culte pour tous, quelle que soit leur religion, et protège les lieux saints. Il n’y a aucune violation des droits musulmans ou chrétiens dans aucun lieu saint. »

On peut donner pour exemple, peu connu, de cette liberté de culte à l’israélienne le temple Bahaï de Haïfa entouré de superbes jardins et préciser que, par ailleurs, les Bahaï sont persécutés en Iran, sans que cela ne semble vraiment émouvoir grand monde....

On sait, mais le sait-on toujours vraiment, qu’avant 1967 des dizaines, voire des centaines de lieux de culte ou de monuments considérés comme sacrés pour les Juifs ou les Chrétiens en Judée Samarie alors sous contrôle jordanien ont été vandalisés ou détruits. Et que cela se poursuit dans les territoires sous contrôle palestinien. En dépit des accords signés à Oslo, par exemple
58 synagogues furent détruites avant 67. Des milliers de pierres tombales juives furent déposées sur le Mont des Oliviers pour en faire des latrines pour l’armée jordanienne ou des murs.

Pourtant, en mars 2010 nombre de médias ont évoqué à tort « la construction d’une synagogue » à Jérusalem en mars 2010. Alors qu’il s’agissait de la reconstruction d’une synagogue détruite par les Jordaniens, ce que diront d’autres médias Le Point ou RTBF
La diffusion de cette fausse nouvelle d’une soi-disant « construction, » notamment chez les Palestiniens ou dans le monde arabe avait provoqué des heurts violents risquant de mettre le feu aux poudres...Sur l’incitation officielle palestinienne à la haine et à la violence anti-israéliennes mais aussi antisémites, dans ce cas précis mais aussi dans tous les domaines, que ce soit par le biais de la télévision palestinienne ou d’autres médias, voir Palwatch – en anglais -

Avant 67 nombre de lieux de culte juifs étaient interdits aux Juifs. A commencer par le Mur des lamentations mais pas seulement. On notera aussi que pendant toute cette période il ne fut jamais question de Jérusalem comme capitale palestinienne...La population de Jérusalem-Est étant restée constante en 20 ans, de 1947 à 1967, passant de 65.000 à 65.857....alors qu’elle augmentait considérablement – plus du double – à Ramallah, Beit Jala ou El Bira...

l’Hôpital Hadassah, Mont Scopus

Situé à Jérusalem-Est l’hôpital Hadassah est un modèle de coexistence entre Juifs et Arabes. Que ce soit pour l’équipe médicale ou les patients. Mais de cela on ne parle pratiquement jamais. Il existe d’ailleurs à Jérusalem un grand nombre d’organisations œuvrant de manière très positive pour cette coexistence. Mais qui en parle ?


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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