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Des exigences de type national pour masquer l’absence d’identité nationale

Bertrand Ramas-Muhlbach

dimanche 20 décembre 2009
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Le 15 décembre 2009, Mahmoud Abbas a une nouvelle fois assuré que la paix avec l’Etat hébreu était possible et ce, dans un délai de 6 mois, à condition qu’Israël gèle ses implantations en Cisjordanie (Mazal tov !). Il a, par la suite, nuancé son propos en ajoutant que cette paix interviendrait dès le retrait d’Israël sur les « fameuses » quoi qu’« imaginaires » frontières de 1967 (En fait, Mahmoud Abbas impose préalablement les conditions de la paix alors que ces points devraient théoriquement être négociés dans le cadre d’un accord de paix global).

Enfin, il a donné des précisions sur sa vision future du Moyen Orient dans son discours du 17 décembre 2009, en affirmant : « Jérusalem restera à jamais la capitale de la Palestine et de la nation arabe et islamique. Personne ne peut rivaliser avec nous sur ce point. Jérusalem est à nous et restera à nous ».

Ces affirmations péremptoires contredisent naturellement toute perspective de négociation. Elles n’en restent pas moins intéressantes en ce qu’elles révèlent, à travers une contradiction subtile, l’absence d’identité et de réalité de la nation palestinienne. En effet, soit Jérusalem est la capitale des palestiniens, c’est-à-dire de la nation palestinienne (dont les droits ont été historiquement bafoués), soit Jérusalem est la capitale de la grande nation arabe et « islamique », ce qui n’a plus rien à voir avec la nation palestinienne. D’ailleurs, le « nous » dans la formule « Jérusalem restera à nous » ne permet pas de savoir s’il s’agit de la nation palestinienne ou de la nation arabe. Naturellement, Mahmoud Abbas a précisé « nation arabe et islamique » pour éviter que les arabes de confession chrétienne ne puissent imaginer que Jérusalem soit également la capitale du christianisme.

En fin de compte et c’est sûrement l’un des aspects fondamentaux du problème au Moyen Orient : les palestiniens mettent en avant des exigences de type national comme s’ils constituaient une nation spécifique alors que la nation palestinienne n’existe pas. Autrement dit, les palestiniens tentent de se présenter comme constituant une unité humaine résultant d’un processus historique tout à fait original doté d’un projet politique, disposant d’une maturité politique et d’une volonté de s’autodéterminer, alors que tel n’est pas le cas.

Les palestiniens n’ont aucune identité spécifique à faire valoir sur le plan culturel, artistique, linguistique, artisanal, musical religieux qui pourrait leur donner le sentiment d’appartenir durablement à une communauté historique. Ils n’ont aucun passé propre en dehors de celui de la grande nation arabe et ne sont mus par aucune réflexion philosophique nationale, corpus de valeurs fondamentales ou autre ambition collective particulière si ce n’est, bien entendu, par la nécessité d’évincer les juifs de Palestine.

D’ailleurs, non seulement les palestiniens ne constituent pas un peuple à part entière distinct de la grande nation arabe (dont ils reconnaissent faire partie) mais en outre, ils ne disposent d’aucun moyen propre pour s’autodéterminer : pas d’économie suffisamment riche pour financer leur projet, pas de budget en dehors de celui alloué par la communauté internationale, et surtout, pas de volonté nationale particulière pour construire leur futur Etat ou fédérer les membres de la collectivité autour d’un projet.

Leur seule volonté commune, en l’occurrence chasser les juifs de Palestine, ne caractérise pas une identité nationale spécifique. D’ailleurs, le principe du droit à l’autodétermination ne présente aucun intérêt pour eux s’ils ne peuvent disposer du territoire israélien.

Cette absence de réalité nationale pose tout d’abord un problème pour le Président de l’Autorité Palestinienne. Mahmoud Abbas s’exprime comme s’il était investi d’un pouvoir de représentation de la population palestinienne et comme s’il pouvait parler en son nom. Or, faute de nation palestinienne, il ne peut prendre des décisions qui l’engagent. Le Hamas de la bande de Gaza le lui a encore rappelé le 16 décembre

2009 lorsque l’Olp a prolongé son mandat pour une nouvelle période indéfinie. Le Hamas conteste sa légitimité mais également la prolongation du mandat du Conseil législatif palestinien en réclamant la tenue d’élections conformes au calendrier, c’est-à-dire dès le mois de janvier 2010.

La communauté internationale est également paralysée par cette absence d’identité nationale palestinienne, dans la gestion du conflit. En effet, parmi les objectifs que s’est fixé l’article 1er de la Charte de l’Onu, les nations doivent favoriser le respect du principe d’égalité des peuples et leur droit à disposer d’eux même, c’est-à-dire décider de leurs représentants, être maître de leur devenir dans leur Etat et disposer des ressources naturelles du territoire. Or, faute d’Etat palestinien et de nation palestinienne, la communauté internationale ne peut fixer d’autorité les frontières étatiques ni même imposer un gel des constructions juives en Cisjordanie.

Aussi, et pour faire obstacle à l’extension des implantations juives, les palestiniens se réfèrent systématiquement aux circonstances dans lesquelles est né le principe du droit des peuples à s’autodéterminer, à savoir l’époque de la colonisation européenne du monde qui contredisait le réveil nationaliste des populations dominées. Il suffit donc d’invoquer une soi disant « colonisation » de leur territoire (qui n’en est pas une, faute d’Etat palestinien), pour essayer de placer la communauté internationale devant ses responsabilités.

Le problème se pose enfin pour les palestiniens eux même qui, faute de constituer un peuple doté de valeurs historiques, tentent de s’identifier soit par la technique de l’agression : jets de pierres sur les véhicules israéliens, tentatives d’infiltrations en Israël muni de couteaux ou autres instruments contondants, ports de ceintures explosives pour tuer le plus grand nombre de juifs, soit, pour les moins violents, par la complainte ininterrompue adressée à ces israéliens voleurs de terres et d’histoire.

Ainsi, et pour masquer l’absence d’identité nationale, les palestiniens gagnent du temps en imposant des conditions de type national préalables aux négociations tout en imputant aux juifs l’absence de progrès dans les pourparlers de paix.

Il faudra bien un jour qu’ils cessent de se mentir et qu’ils reprennent leur mode de définition propre : les palestiniens sont bien les membres de la grande nation arabe originaires de la Palestine sans spécificité propre. La frontière de leur futur Etat sera donc négociée avec Israël et non imposée préalablement à toute discussion. Elle ne dépendra sûrement pas des frontières imaginaires de « 67 » mais des terres sur lesquelles Israël n’exerce aucune souveraineté.

Enfin, et à l’instar de « l’Alsace Lorraine » qui a été française jusqu’au traité de francfort de 1871, puis allemande jusqu’en 1918, puis française, puis intégrée au III° Reich jusqu’en 1945 avant de redevenir française, Jérusalem sous souveraineté juive (sous le Roi Salomon), puis successivement sous domination babylonienne, grecque, romaine, arabe, ottomane, britannique, puis jordanienne, est revenue sous souveraineté israélienne. Ce n’est que le résultat des guerres menées contre Israël par la grande nation arabe, et perdues par elle. Il faut être beau joueur.


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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