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Reporters sans frontières : la presse palestinienne est en liberté surveillée.

www.rsf.fr

lundi 3 mai 2004
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Des journalistes palestiniens ont boycotté la réunion du cabinet palestinien du Lundi 2 mai 2004, pour protester de la série récente d’attaques contre des journalistes

La presse palestinienne pratique l’autocensure et subit les entraves de l’occupation israélienne et les menaces de l’Autorité palestinienne, qui pèsent notamment sur la presse proche du Hamas et de l’opposition au Fateh de Yasser Arafat.

Les communiqués officiels de l’Autorité palestinienne sont repris tels quels et critiquer personnellement le président Yasser Arafat est impossible. En revanche, contrairement à de nombreux pays arabes, il existe une presse privée, des dizaines de radios et télévisions privées en Cisjordanie et à Gaza. Internet ne subit, par ailleurs, aucune censure et la population a un libre accès aux chaînes satellite via les nombreuses antennes paraboliques.

Un journaliste interpellé

Le 6 janvier 2003 à l’aube, le correspondant de la chaîne qatarie Al-Jazira à Gaza, Saifeddine Chahine, est arrêté et interrogé pendant plusieurs heures par les services de sécurité palestiniens avant d’être relâché le soir même. Il venait de réaliser un entretien téléphonique avec un membre des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, au cours duquel son interlocuteur avait critiqué l’Autorité palestinienne. Le groupe armé des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa a revendiqué le double attentat-suicide du 5 janvier à Tel-Aviv. La sécurité palestinienne justifie cette interpellation par sa volonté de demander des explications au journaliste.

Pressions et entraves

Le 17 mars 2003, l’hebdomadaire Al-Rissala, organe de presse du Parti islamique du salut, est fermé par les services de police palestiniens. Ce journal, proche du mouvement Hamas et critique vis-à-vis de l’Autorité palestinienne, fait l’objet depuis des années de sanctions arbitraires de la police. C’est la troisième fois que celle-ci ferme le journal. Elle informe son rédacteur en chef, Ghazi Hamad, que cette décision émane du cabinet présidentiel de Yasser Arafat. Le 14 mai 2002, la Haute Cour avait prononcé la réouverture immédiate du journal, mais la police palestinienne a toujours refusé d’exécuter la décision. Al-Rissala avait donc repris de lui-même sa parution le 31 octobre 2002.

Le 20 juin 2003, deux radios privées qui venaient de commencer à émettre sont fermées par la police palestinienne. La radio Al-Aqsa, proche du mouvement Hamas, est officiellement fermée pour absence de licence, après quatre jours de fonctionnement. L’Autorité palestinienne ordonne également la fermeture d’une autre radio, Alwan (Couleurs), dans un soi-disant souci d’égalité de traitement entre les deux stations.

Des journalistes et écrivains palestiniens, réunis lors d’un séminaire qui se tient à Gaza le 1er juillet, fustigent la mainmise de l’Autorité Palestinienne sur la chaîne de télévision publique Palestine TV. Ils appellent à la mise en place d’un organe médiatique indépendant pour superviser le travail et la gestion de la chaîne. Talal Okal, journaliste reconnu à Gaza, fait remarquer que Palestine TV a été créée la même année que la chaîne satellite Al-Jazira, mais n’a pas fait autant de progrès. Le journaliste déplore le manque de professionnalisme et les problèmes d’organisation de la chaîne, ce qui explique, selon lui, le peu d’intérêt des téléspectateurs.

Le 20 août, suite à un attentat-suicide à Jérusalem qui a fait au moins 20 morts, la police palestinienne interdit aux membres du Hamas et du Jihad islamique de s’exprimer dans les médias. L’attentat a été revendiqué par les deux organisations. Le lendemain, le ministère palestinien de l’Information dément qu’une décision en ce sens ait été prise.

Le 13 septembre, les locaux de la chaîne arabophone d’information continue Al-Arabiya à Ramallah (Cisjordanie) sont saccagés par cinq hommes armés se réclamant des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa. Les agresseurs, masqués, armés de fusils d’assaut M-16 et de gourdins, font irruption dans les locaux de la chaîne vers 21 heures 30. Ils regroupent dans une pièce trois employés et, sans fournir d’explication à leur acte, les menacent : « Ceci est un avertissement, vous devez partir. » Personne n’a été blessé mais le matériel informatique et les bureaux ont été systématiquement saccagés. Plus tard dans la nuit, un individu se réclamant à nouveau des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa appelle la chaîne pour préciser que le groupe armé n’est pas à l’origine de l’agression. Le président palestinien Yasser Arafat a convoqué dans son quartier général à Ramallah le personnel de la chaîne et leur a promis que toute la lumière serait faite sur cette affaire. « Il (Yasser Arafat) semblait très en colère et nous a promis que les responsables de l’agression seraient retrouvés, et qu’il avait chargé une commission de mener une enquête », relate Hadel Wahdane, le correspondant de la chaîne.


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