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Récents éditoriaux d’Ahmed Al-Jarallah, directeur de quotidiens koweïtiens, sur le Moyen-Orient

MEMRI

mercredi 28 avril 2004
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Ahmed Al-Jarallah, directeur des quotidiens koweïtiens Al-Siyassah et Arab Times, est l’auteur d’articles où l’extrémisme musulman est condamné et les Etats-Unis qualifiés de force positive au Moyen-Orient. (1) Il a dernièrement écrit une série d’articles critiquant la Ligue arabe et les extrémistes musulmans d’origine koweïtienne, syrienne ou iranienne qui s’efforcent de miner les efforts américains de reconstruction en Irak.

Le secrétaire général de la Ligue arabe n’est qu’un employé haut placé bien payé

Le 30 mars 2004, Ahmed Al-Jarallah publiait un article critiquant la Ligue arabe et son Secrétaire général Amr Moussa :

" Le problème avec le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, c’est qu’il a trop bonne opinion de lui-même. Il se croit au-dessus de tous les chefs d’Etats arabes et se prend parfois pour le secrétaire général des Nations unies. C’est probablement un problème de personnalité qui le conduit à se considérer comme l’égal des dirigeants arabes. Cela a contraint certains pays à le remettre à sa place en lui rappelant poliment qu’il n’est qu’un simple employé de la Ligue arabe, ni plus, ni moins.

Vu ses problèmes de comportement, il est bien normal qu’il se soit mis en colère quand Tunis a décidé de repousser le sommet arabe. Ses mises en garde contre les conséquences néfastes [d’un tel acte] pour l’unité arabe - et pour son poste - sont des sous-produits de sa colère. Ses apparentes craintes pour l’avenir de la Ligue arabe ne correspondent en vérité qu’à la peur de perdre son emploi. Il n’est en effet pas habilité à s’opposer à la décision de Tunis, vu qu’il ne peut en aucune façon être considéré comme le dirigeant de quelque pays arabe que ce soit (…)

La position des [pays] arabes vis-à-vis des Etats-Unis n’est ni pragmatique ni avisée. Ils vivent encore dans les années soixante, époque où ils menaçaient de jeter Israël à la mer. Moussa est un clone de cette espèce. La seule différence est qu’il est un employé haut placé et bien payé. Mais si Moussa ne sait pas faire face aux médias pour leur expliquer la position de chaque pays arabe, nous ne sommes pas comme lui. Nous admettons nos faiblesses. Nous admettons que les Arabes ont tout faux dans leur ordre de priorités et que les questions politiques occultent d’importants problèmes économiques.

Nous ne pourrons nous montrer optimistes vis-à-vis de la Ligue arabe que quand celle-ci aura rectifié son ordre de priorités et que les problèmes économiques seront devenus la première préoccupation des régimes arabes. Que les dirigeants arabes admettent donc l’échec de la Ligue arabe, détruite pas des controverses insensées et le jeu de la recherche de coupables ! " (2)


La Syrie ne devrait pas sous-estimer la puissance des Etats-Unis

Dans un article daté du 20 avril 2004, Al-Jarallah dénonce les pays voisins de l’Irak qui agissent pour contrer les efforts américains de reconstruction :

" (…) Malgré le renversement du régime irakien déchu, certains pays voisins refusent de voir la lumière. Ils considèrent la création d’un Irak libre et moderne comme une menace et continuent de manipuler les émotions de la population pour que celle-ci résiste aux forces de la coalition. Au nom du djihad, ces pays ont ouvert leurs frontières, permettant aux terroristes d’infiltrer l’Irak, espérant ainsi forcer les Etats-Unis à partir, à l’instar des Soviétiques en Afghanistan.

Les Etats-Unis, les pays européens et les dirigeants arabes avisés ont averti la Syrie de la futilité de cet exercice, en vain. Toutes leurs mises en garde tombent dans l’oreille sourde d’un régime incapable de réforme et de progrès. Le régime irakien déchu était également en proie à l’immobilisme et en butte au changement. Il en a payé le prix en se trouvant écarté de la communauté des nations. L’entêtement de la Syrie dans ses opérations d’infiltration [de l’Irak] sera interprété comme une déclaration de guerre contre les forces de la coalition. Le général Richard Myers, président des chefs d’Etats majors américains, a mis en garde la Syrie contre de telles opérations, susceptibles de la propulser dans le sillage de guerre et de mort de l’Irak.

Les efforts déployés par la Syrie pour tenir tête aux Etats-Unis ne serviront à rien, car aucun pays ne les appuiera. La communauté internationale est occupée par sa quête de stabilité et de sécurité au Moyen-Orient. Elle a assez de problèmes comme ça. La Syrie ne devrait pas sous-estimer la puissance des Etats-Unis et des autres grandes puissances. Il ne faut pas qu’elle mène les Syriens aux sanctions, au boycott et à l’isolement. Le régime syrien pense-t-il vraiment pouvoir tenir tête tout seul à toutes les [autres] puissances ? La Syrie déclare la guerre aux forces de la coalition, ignorant les conséquences catastrophiques de cette politique écervelée. Nous ne voulons pas que nos frères syriens aient à souffrir des erreurs du régime [syrien].

La seule attitude appropriée pour le régime syrien serait de se soumettre aux exigences internationales. Il doit changer, même si le changement doit lui coûter sa propre existence. Nous savons qu’il sera difficile pour ce régime de suivre un tel conseil. Il devrait pourtant le faire dans l’intérêt de sa population. Après tout, nous ne voulons pas du cauchemar de Bagdad à Damas. " (3)


Le gouvernement koweïtien doit tenir tête aux extrémistes musulmans

Dans un article du 15 avril 2004, Ahmed Al-Jarallah prend à partie les extrémistes musulmans du Koweït, appelant le gouvernement à les contrer fermement :

" Il ne faut pas que nous nous laissions berner par les radicaux qui projettent de façonner la société koweïtienne conformément à leurs croyances. Le mouvement salafiste au Koweït - dont les membres croient représenter la majorité du pays - a dernièrement manifesté son soutien à Muqtada Al-Sadr et à son ’armée Al-Mahdi’ à Nadjaf, Karbala et Nassiriya. Il a même exigé que le gouvernement mette fin aux relations diplomatiques du Koweït avec Washington. Ironiquement, l’un des dirigeants ne trouvait plus ses mots quand un reporter télé lui a demandé : ’Que ferez-vous si le gouvernement ignore vos réclamations ? Envisagez-vous autre chose que des réclamations ?’

On ne sait pas vraiment ce que veulent les salafistes. Veulent-ils le retour de Saddam en Irak ? Veulent-ils accroître le nombre de charniers et de martyrs koweïtiens enterrés dans des tombeaux anonymes ?

Le mouvement salafiste nous rappelle ces islamistes qui, pendant l’occupation du Koweït par l’Irak, réclamaient la formation d’une armée islamique arabe chargée de prendre le pouvoir dans le pays après le retrait de l’armée irakienne. Ils espéraient alors obtenir le contrôle du Koweït, s’efforçant de tirer profit de l’occupation. Aujourd’hui, ils essaient de faire de Falloujah la capitale du ’djihad’, profitant de la situation en Irak.

Il est clair qu’ils cherchent à empêcher la création d’un nouvel Irak. Les événements actuels en Irak sont dus à l’ingérence des pays voisins dans ses affaires intérieures : ils envoient des terroristes à Falloujah pour déstabiliser l’Irak. Ajoutons à cela la nouvelle armée Al-Mahdi dirigée par Muqtada Al-Sadr et composée, d’après ce que l’on dit, des survivants du régime déchu.

La question est : qui appuie cette armée ? Et pourquoi les salafistes cherchent-ils à condamner le pays qui a libéré l’Irak de l’emprise d’un dictateur sadique ? Si certains pays souhaitent récolter les bénéfices de la libération de l’Irak, ils ne devraient pas le faire aux dépens du Koweït. Ces pays ne devraient pas se servir des salafistes - qui se sont eux-mêmes nommés représentants irakiens -, pour affaiblir la sécurité du pays. En jetant un coup d’œil de part et d’autre du globe, nous constatons que des terroristes attaquent l’Arabie Saoudite et l’Espagne, menacent la Grande-Bretagne et l’Allemagne, semant la mort et la destruction partout dans le monde. Qui finance et soutient ces opérations terroristes ?

Nous ne voulons pas des agents locaux de ces opérations chez nous. Nous ne sommes pas contre le peuple irakien. Nous sommes seulement contre les terroristes qui cherchent à supprimer des vies irakiennes et à déstabiliser l’Irak.

La démocratie au Koweït protège le droit des citoyens à exprimer librement leurs opinions. Les salafistes - qui ne représentent qu’une infime partie de la société koweïtienne - ne représentent ni [le Koweït], ni la politique koweïtienne. Ils ne font que saisir l’occasion de faire pression sur le gouvernement.

Or le gouvernement ne devrait pas céder face à des tactiques de ce genre. Il devrait recourir aux dispositifs légaux pour taire ces indésirables réclamations et apporter aux citoyens un sentiment de sécurité et de protection (…) Nous ne voulons pas d’un émirat du djihad, et nous ne voulons assurément pas de l’armée Al-Mahdi dans nos rues. Telles sont les exigences des citoyens, et le gouvernement doit en tenir compte. " (4)

[1] <http://www.memri.org/bin/#_ednref1> Voir les Dépêches Spéciales n° 630, 626, 620, 606 et 495 de MEMRI pour d’autres articles du même auteur.

[2] <http://www.memri.org/bin/#_ednref2> Arab Times (Koweït), le 30 mars 2004.

[3] <http://www.memri.org/bin/#_ednref3> Arab Times (Koweït), le 20 avril 2004.

[4] <http://www.memri.org/bin/#_ednref4> Arab Times (Koweït), le 15 avril 2004.

L’Institut de Recherche Médiatique du Moyen-Orient (MEMRI) est une organisation indépendante à but non lucratif qui traduit et analyse les médias du Moyen-Orient. Des copies des articles et autres documents cités, ainsi que toute information d’ordre général, sont disponibles sur simple demande.

The Middle East Media Research Institute (MEMRI),

e-mail : memri.eu memri.org.uk  memri.org.uk>

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