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Après sa faillite morale, le Hezbollah fait face à la banqueroute. L’opposition iranienne scandalisée

Khaled Asmar | source « MediArabe.info »

lundi 14 septembre 2009
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L’affaire de l’escroc Salah Ezzedine, un financier amateur proche du Hezbollah, secoue le Liban. L’onde de choc du séisme provoqué par l’effondrement du désormais « Madoff libanais » touche aussi la Syrie et l’Iran. Des proches du président syrien Bachar Al-Assad, ont perdu des dizaines de millions de dollars, et les opposants iraniens dénoncent la perte d’un milliard de dollars au détriment du peuple iranien.

Les pertes de l’homme d’affaires, qui a commencé sa carrière en organisant des voyages à la Mecque, sont évaluées selon les sources entre 800 millions et 2 milliards de dollars. Il vient d’être arrêté et présenté devant la justice, avec un complice. Selon le site syrien « Free-syria », la famille Assad et son entourage, comme la famille Makhlouf, ou encore des généraux et des ministres, avaient confié l’argent détourné en Syrie à Ezzeddine pour le faire fructifier, puisqu’il promettait des taux d’intérêt allant jusqu’à 40% par an. Mais l’escroc se servait de l’argent récupéré aux uns pour rémunérer les autres. La méthode a touché ses limites et l’homme s’est effondré, entrainant avec lui toute la communauté chiite. Certains plaignants affirment avoir vendu leur maison pour gagner vite et gros.

Mais plus délicate est la situation embarrassante dans laquelle se retrouve le Hezbollah, le parti « propre » et « divin », qui a fait de la transparence son cheval de bataille. L’ampleur des dégâts touche de plein fouet la base électorale du parti et anéantit sa popularité ainsi que celle de son allié, le général Michel Aoun. Ce dernier s’est autoproclamé champion de la lutte contre la corruption...

L’embarras du parti de Dieu est d’autant plus grand que « l’argent propre » injecté par la République islamique d’Iran et par les Mollahs de Téhéran, notamment au lendemain de la guerre de l’été 2006, au nom de la reconstruction des zones sinistrées par « l’agression israélienne », s’est retrouvé entre des mains peu propres, et s’est évaporé dans des opérations plus que douteuses dont les achats de terrains aux habitants non-chiites pour faire la jonction territoriale entre le Sud, Beyrouth et la Bekaa. D’ailleurs, le candidat aux élections présidentielles iraniennes, l’ancien commandant des Gardiens de la Révolution Mohsen Redaï, avait accusé le président Ahmadinedjad de détourner l’argent des Iraniens pour financer le Hezbollah et l’exportation de la Révolution, au détriment du peuple. Selon « Elaph.com », « une semaine avant les élections du 12 juin dernier, Redaï s’était inquiété de la disparition des caisses de a République islamique de près de 1,1 milliard de dollars des recettes du pétrole engrangées en 2007 ». Saleh Ezzeddine et ses supérieurs du Hezbollah seraient responsables de cette énorme perte, du moins devant leur opinion publique, jadis désignée par les « plus nobles » « Ya Ashrafa Al-Nass » « يا اشرف الناس ».

Après la faillite politique et morale de l’opposition libanaise dans ses deux principales formations, le Courant patriotique libre du général Aoun, et le Hezbollah, voici leur faillite financière. Une banqueroute en bonne et due forme qui laissera des traces indélébiles. Cette faillite intervient au pire moment, alors que Michel Aoun et Hassan Nasrallah bloquent la formation d’un gouvernement libanais dans le but de mieux contrôler le pays et d’achever leur coup-d’Etat contre la légalité et la démocratie. Les Libanais, et plus précisément les Chiites, craignent aujourd’hui une fuite en avant du Hezbollah, tenté de rallumer le front avec Israël dans le but de faire diversion et d’occulter l’affaire du « Madoff libanais ». Non seulement les Chiites auront tout perdu avec Ezzeddine, mais ils redoutent de perdre davantage dans toute nouvelle guerre contre Israël, même si le Hezbollah est capable de revendiquer une nouvelle victoire ! Pour le Hezbollah, tous les moyens sont bons pour éviter de rendre compte de ses crimes, notamment de son implication, réelle ou supposée, dans l’assassinat de Rafic Hariri en 2005. C’est sous cet angle qu’il convient d’interpréter les tirs de Katioucha, vendredi 11 septembre dernier, à partir du Sud Liban, contre le Nord d’Israël. La revendication par Al-Qaïda n’est qu’un nouveau mensonge, au moment où le Hezbollah a prouvé sa capacité à quadriller cette région connue pour être son fief. « Il peut tromper certaines personnes tout le temps, ou toutes les personnes un certain temps, mais il ne peut pas tromper tout le monde tout le temps ».


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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