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La Syrie est à sec. À la moindre occasion, la Syrie ruinera nos sources d’eau

Par Guy Bechor, journaliste - ynetNews.com | Traduit par Albert Soued pour www.nuitdorient.com

lundi 17 août 2009
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La Syrie vit un drame économique. Il n’y a pas de meilleur terme pour décrire ce que le régime syrien cherche à cacher. Le pays est à sec. Ces 3 dernières années, pas moins de 250 000 fermiers ont été obligés d’abandonner leur terre et de migrer vers les grandes villes. Là, ils vivent sous la tente, complètement oubliés par le régime. Ces chiffres proviennent d’une étude entreprise par les Nations Unies et publiés par la chaîne de TV al A’rabiya.

Principale source d’eau de la Syrie, le majestueux fleuve Euphrate est à sec. Les Turcs ont barré ses eaux chez eux, et la Syrie comme l’Irak ne reçoit pratiquement plus rien comme eau. Dans 10 ans, on prévoit que le fleuve sera totalement sec en dehors du territoire turc. Aujourd’hui, la Syrie ne reçoit plus qu’un filet d’eau polluée et, autrefois, importante source de nourriture, le poisson a disparu.

Conséquence de la sécheresse qui règne dans le pays depuis plusieurs années, une autre source d’eau, l’Oronte (rivière Aasi) est à sec. Son eau est devenue salée et polluée et, là aussi, il n’y a plus de poissons. Et sans poisson, pas de nourriture. Des villages entiers sont aujourd’hui désertés, alors que l’Oronte les a nourris pendant des siècles.

L’eau souterraine a atteint un tel nadir qu’il n’est pratiquement plus possible d’utiliser les quelques 420 000 puits illégaux creusés par les résidents pour pallier le manque d’eau. Pas d’eau, pas d’agriculture et migration massive vers les villes. Et là il n’y a pas d’emploi non plus, ce qui fait que la détresse est terrible et la pression politique gronde.

De nombreux paysans migrants sont kurdes, et le problème prend une allure ethnique. Les kurdes accusent le régime de ne rien faire pour eux. Cela fait de nombreuses années qu’ils vivent par milliers sous la tente, aux abords des grandes villes, sans que personne ne s’en préoccupe.

Israël doit-il payer pour les échecs syriens ?

Il semble que la parti Baath s’est toujours trompé. Lors des années 60, le parti a décidé de transformer le pays en un grenier à blé pour l’exportation. Il prônait alors la victoire pour la révolution agraire syrienne. Dans ce but, il a obligé les fermiers, éleveurs en zone aride, à se transformer en agriculteurs. Il a fermé les yeux sur les centaines de milliers de puits qu’ils ont été obligés de creuser, pour obtenir l’eau nécessaire pour les céréales. Tout économiste qui dénonçait cette politique était jeté en prison.

Aujourd’hui, avec la sécheresse terrible qui sévit, de sombres résultats assaillent cette terre où vivent 20 millions de personnes, dont la moitié sont des agriculteurs. Au lieu des 1,9 millions de tonnes de céréales qu’ils espéraient cette année, ils n’ont produit que 892 000 tonnes. C’est la ruine en Syrie ! La Syrie est obligée d’importer les céréales qui lui font défaut et elle n’a pas d’argent.

D’où son intérêt urgent de prendre possession des rives du lac de Tibériade (Kineret) pour obtenir l’eau qui lui manque tant, pour son agriculture. L’eau de notre pauvre lac alimente Israël, mais aussi la Jordanie, à laquelle nous fournissons chaque année 50 millions m3 d’eau, selon les accords de paix. Si jamais la Syrie parvient au lac Kineret, elle pompera des quantités d’eau astronomiques. Comme elle a ruiné ses rivières et ses eaux souterraines, elle ruinera aussi notre principale source d’eau.

La Syrie lorgne sur le Kineret, et n’a aucun intérêt d’une paix avec Israël.

Israël doit-il payer pour les échecs et la médiocrité du régime du parti Baath ?

De plus, on est sidéré de voir la Turquie voler si méchamment son voisin, alors qu’elle s’érige en médiateur entre la Syrie et Israël. Doit-on accepter la médiation de la Turquie, alors que celle-ci a un intérêt certain à voir la Syrie au bord du lac Kineret, puisqu’elle n’aura plus la pression syrienne sur elle ?

Avant de s’engager dans une quelconque négociation avec la Syrie, on devrait se pencher sur les motivations réelles de la Syrie et être prudents. En espérant que les Américains qui font pression sur Israël dans cette voie soient également conscients des enjeux.


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