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Otages et prisonniers, où en sommes-nous ?

Par Guy Senbel pour Guysen International News

vendredi 14 août 2009
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Dans la ville de Lod, non loin d’une base militaire, un soldat de Tsahal aurait été kidnappé, jeudi 13 août, en début d’après-midi. Selon le témoignage d’une soldate, un militaire aurait été embarqué dans une voiture, recherchée depuis par la police et l’armée. L’enlèvement a bien été revendiqué par une organisation palestinienne encore inconnue, ’’l’Armée d’Al-Qods’’. Quelques heures plus tard, le porte-parole de l’armée ne confirmait toujours pas qu’un soldat manquait à l’appel.

Qu’il s’agisse d’une prise d’otage ou d’une provocation de mauvais goût, dans un pays traumatisé par le terrorisme, l’affaire du soldat enlevé près de l’aéroport Ben Gourion, au cœur même du pays, ranime le spectre des violences en Israël, et nous rappelle les fragilités de la paix, et de la quiétude.

Réalité ou nouvel épisode de la fable de la libération de Guilad Shalit, des négociations seraient assez avancées, l’accord serait imminent. Faut-il croire encore à la formule d’échange de prisonniers ? Guilad Shalit est un otage, tandis que la plupart des palestiniens détenus en Israël sont les commanditaires ou les exécutants d’attentats meurtriers. Les prisonniers palestiniens réclamés par le Hamas ne sont pas des prisonniers politiques mais des criminels qui utilisent la terreur à des fins politiques. Salah Hamoudi ou Marwan Barghouti en font partie.

Emprisonné depuis quatre ans pour avoir projeté d’assassiner le leader spirituel du Shass, le rabbin Ovadia Yossef, Salah Hamoudi n’a pas obtenu la ’’mesure de clémence’’ demandée par le Président français au Premier ministre israélien. Contrairement à une idée fausse qui commence à se répandre, Hamoudi n’a pas été condamné pour ses idées, mais pour tentative de meurtre. Il a même plaidé coupable lors de son procès. La décision de Netanyahou suit les recommandations de la commission de libération du ministère de la Justice, qui souligne dans son rapport que Salah Hamouri n’a jamais exprimé ses regrets.

Quant à Marwan Bargouthi, condamné à la prison à perpétuité pour son implication dans plusieurs attentats meurtriers, l’hypothèse de sa libération divise la classe politique israélienne. Voilà un leader palestinien susceptible de créer une union nationale palestinienne, indispensable à l’édification d’un Etat, mais emprisonné pour crime.

Et puis il y a l’autre violence. La violence psychologique, celle qui ne fait pas couler le sang mais ronge l’âme de ses victimes. Interminables peurs des habitants du Néguev occidental. Sdérot, ville-bunker aux enfants tristes. Les essais de nouveaux missiles par le Hamas, cette semaine, terrorisent un million de personnes dans le Néguev, et toute la bande de Gaza. Un rapport reconnait enfin que le Hamas est coupable de crime de guerre, pour avoir notamment utilisé les populations civiles comme boucliers humains au cours de l’opération ’’Plomb durci’’. Souvenir effroyable de l’interminable attente des otages du Hezbollah, Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser, ’’libérés’’ l’été dernier dans deux cercueils n oirs. Interminable attente de la libération de Guilad Shalit, qu’aucune délégation du Comité International de la Croix Rouge n’a été autorisée à rencontrer.

Et que l’on ne s’y méprenne pas, la question de la libération de terroristes palestiniens relève de la justice pénale israélienne, tandis que la question de la libération des otages relève du droit humanitaire. Elle transcende les clivages politiques, religieux, et nationaux. Le 30 juillet dernier, dans la ville de Beersheva, capitale du Néguev, Noam Shalit collectait avec un arabe israélien, Sheikh Salem al-Huzayel, des signatures pour une pétition demandant la libération du jeune soldat franco-israélien.

Méïr Lau, ancien grand rabbin d’Israël, a conduit mercredi 12 août une prière en l’honneur du soldat israélien devant le ’’Mur occidental’’, vestige du temple de Jérusalem, pour marquer le 23ème anniversaire de Guilad Shalit selon le calendrier hébraïque. ’’Si nous étions optimistes, nous ne serions pas venus prier’’ a déclaré Noam Shalit. Il sait, mieux que personne, que le pire du pire, c’est d’attendre le pire.

Ce soir, nous pensons à Guilad Shalit, otage du Hamas à Gaza, depuis 1147 jours.

A la semaine prochaine,


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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