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Béchar al-Assad s’est assis sur une catapulte

Breaking news de nos correspondants et analystes à Aman, Beyrouth et Metula © Metula News Agency

vendredi 16 avril 2004
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Nouvel avertissement de l’Administration américaine au régime de Béchar Al-Assad. Colin Powell a à nouveau interpellé les autorités de Damas afin de leur faire savoir, officiellement, que les USA attendaient de la Syrie qu’elle participe activement à la lutte contre le terrorisme en Irak et dans le reste du Moyen Orient.

Quant au contenu non divulgué du message du département d’Etat, il est infiniment plus précis. Il exige que Damas mette fin à la contrebande d’armes et de volontaires panarabes qui sévit entre la Syrie et le pays du Tigre et de l’Euphrate mais il se réfère également à la tentative de méga attentat à laquelle l’oligarchie alaouite aparticipé, le mois dernier, contre la Jordanie.

Le mois dernier, en effet, les services de sécurité du royaume hachémite ont intercepté trois voitures piégées qui venaient de traverser la frontière syro jordanienne à un poste de douane officiel. Ces trois véhicules contenaient des quantités énormes d’explosif et d’armes de types divers. Lors de leur interrogatoire, les occupants de ces automobiles ont avoué que leur objectif consistait à faire sauter le centre des services de renseignement jordanien à Aman. D’après les experts, si leur projet avait abouti, l’explosion aurait entièrement détruit tous les édifices se trouvant dans un rayon de un kilomètre autour des points d’impact et aurait causé la mort de milliers de personnes.

Le journal Al-Hayyat, diffusé depuis Londres, reprend également cette information et attribue la tentative de méga attentat à Al-Quaïda. Nos correspondants soulignent cependant que Al-Quaïda est devenu le nom générique qualifiant toutes les organisations islamistes armées et qu’il incorpore, outre les œuvres des terroristes « afghans », les activités des organisations du Hezbollah, établie sur le territoire sous contrôle militaire syrien, du Hamas palestinien, dont le centre de commandement a été transféré à Damas après l’éradication ciblée de son chef, le cheikh Ahmad Yacin, ainsi que les émulations terroristes des régimes iranien et syrien.

Nos analystes précisent, que sous la loi martiale un vigueur en Syrie depuis 1964, et à l’ombre de l’encadrement policier des quelques trois millions de membres des forces de sécurité - sur une population globale de dix-huit millions de personnes - il est absolument impossible de détenir, de transporter et de faire franchir une frontière à une quantité aussi considérable de matériel de guerre sans que le Président al-Assad n’ait décidé de collaborer à une opération de ce type.

L’objectif politique de l’attentat prévu par l’alliance terroriste islamique - dont l’appellation est largement plus exacte que celle d’Al-Quaïda, utilisée désormais à tort et à travers afin de préserver les responsabilités effectives des assassinats perpétrés en Europe, en Extrême-Orient, au Maghreb et au Proche-Orient - consistait à « punir » la monarchie hachémite pour les liens privilégiés qu’elle entretient avec l’Etat d’Israël et avec les Etats-Unis. Précisément, la cible choisie, le Renseignement jordanien, représente le canal de coopération principal entre Aman et ses deux alliés stratégiques.

La découverte de cette tentative d’attentat et l’interrogatoire de ses participants ont eu pour effet immédiat de faire monter la tension à la frontière syro jordanienne ainsi que de braquer encore d’avantage Washington contre la junte alaouite. De sources proches du département de la défense, la Ména a appris que dans l’hypothèse selon laquelle Damas ne se plierait pas « très rapidement » aux exigences de la loi du Syria Accountability and Lebanese Sovereignty Restoration Act, le gouvernement américain envisageait de prendre des mesures militaires contre la dynastie des al-Assad aussitôt après les élections présidentielles. Rappelons à ce sujet, que Damas a déjà écopé du premier train de mesures répressives provisionnées dans cette loi pour ne pas avoir donné suite à ses exigences.

Dans l’entre-temps, il est à prévoir que la Maison Blanche encourage Jérusalem à réagir plus durement que parle passé contre la dictature damascène en cas de nouvelles provocations du Hezbollah à la frontière nord d’Israël. Ceci explique certainement la retenue absolue dont fait montre l’organisation terroriste islamique libanaise depuis quelques semaines.

D’autre part, les analystes de la Ména constatent que le Président al-Assad persiste à adopter une conduite imprévisible et irresponsable, mettant en péril le maintien de son régime. Les USA ne sont d’ailleurs plus les seuls à être excédés par les actes de défi du Président-occuliste, ils sont rejoints en cela par plusieurs dirigeants d’Etats arabes en proie aux activités destructrices des islamistes. Parmi ces dirigeants, en plus de la cour de Jordanie, assez naturellement, on compte également la monarchie saoudienne et le Président Hosni Moubarak. Durant leur dernier entretien, voici quelques semaines (après la découverte des voitures piégées), le Président égyptien a une nouvelle fois vertement mis en garde son homologue syrien des conséquences qu’il encourait en persistant à instrumentaliser le terrorisme et à héberger et soutenir les activités de l’alliance terroriste islamique.

Il apparaît également à nos observateurs que le raïs égyptien avait été mis précisément au courant par George Bush de ses intentions relativement au plan Sharon intitulé « retrait unilatéral de Gaza » et qu’il n’avait rien trouvé de fondamental à y redire. Les relations entre le Caïre et Ramallah sont devenues exécrables depuis la molestation du ministre égyptien des affaires étrangères à la mosquée d’Al-Aksa et, sur les bords du Nil, on s’est joint à l’idée que l’Autorité Palestinienne constituait un obstacle à la stabilité dans la région et qu’il était devenu nécessaire de définir les prochaines étapes de la Carte Routière à la place de Yasser Arafat.


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