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Il était une fois...

Albert Capino

lundi 29 mars 2004
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Des « spécialistes » du Moyen-Orient et autres Cassandre poussent des cris d’orfraie après l’élimination de Yassine et déclarent à qui veut bien les entendre qu’Israël a, par ce geste, mis en péril l’équilibre du monde.

Ceci dans le droit fil d’un sondage commandé par l’Union européenne.

Certes, cela fait vendre les livres de ces « chercheurs », mais surtout, cette théorie vise à achever de « retourner » le maillon faible qu’est devenu l’Europe, par une sorte de « pacte de non agression » munichois qui laisserait la main libre aux islamistes, pourvu qu’ils aillent faire voir leurs terroristes ailleurs que chez nous. Plutôt que de lutter pour ne pas se faire violer, on préfère être consentants.

C’est effectivement une option. Un retard à l’allumage qui s’avérerait dramatique pour l’Europe. Comme si nos dirigeants n’avaient pas compris que nous sommes en guerre. Que l’élimination de Yassine n’a rien à voir avec « l’assassinat d’un chef religieux », mais constitue une réponse militaire à des actes de guerre contre des civils. Le discours de Rantissi, successeur de Yassine à Gaza, qui déclare Bush et Israël « ennemis du monde musulman », confirme la menace envers les autres pays : vous êtes avec nous ou contre nous.

L’Iran l’a bien intégrée dans sa stratégie et a repris la production d’uranium enrichi. Ses desseins ne sont même pas cachés. Le « guide spirituel de la République islamique » n’a-t-il pas affirmé ouvertement : « Israël doit disparaître » ?

L’Europe est-elle encore capable de se ressaisir ? De regarder vers son histoire et d’analyser les conséquences catastrophiques d’une attitude qui consisterait à valider de tels discours ?

En 1981, l’opération aéroportée israélienne qui détruisit le réacteur nucléaire Osirak permit d’éviter que l’Irak ne devienne une puissance nucléaire. On imagine aisément ce qu’il en aurait été s’il y était parvenu.

Il a fallu que le régime de Saddam Hussein menace l’approvisionnement en pétrole du vieux continent pour que, 20 ans plus tard, l’Europe se mobilise aux côtés des États-Unis afin d’empêcher l’annexion du Koweït par le dictateur de Bagdad.

Aujourd’hui, l’axe Téhéran - Damas est en train de devenir le fer de lance de pays radicaux prêts à étendre la ’reconquista’ islamiste à l’ensemble du monde, avec des bases arrières au Liban, au Yémen, au Soudan, en Afghanistan, au Pakistan, en Somalie, et de pays risquant de basculer sous les coups de boutoir des fondamentalistes tels que l’Irak et l’Arabie saoudite. La Libye se chargeant, quant à elle, d’appliquer un tampon de chloroforme sur le nez des Anglais.

Par hypocrisie, faiblesse, compromission, l’Europe se prépare à emboîter le pas à une propagande arabe qui désigne Israël et les États-Unis comme seuls responsables de tous les maux passés, présents et à venir. Elle pense ainsi se dédouaner de son passé colonial vis à vis des régimes qui souhaitent l’instauration d’un Islam radical partout dans le monde et pouvoir éviter que des attentats aient lieu sur son sol.

Ce faisant, elle renforce les tenants du terrorisme à la fois tactiquement, stratégiquement et dans leurs convictions. Persuadés d’avoir trouvé en Europe des alliés objectifs, ils n’auront plus qu’à la cueillir en temps voulu comme un fruit mûr. Que ce soit par manque de courage ou par souci électoraliste de ne pas aller contre la ’bien-pensance’ des masses, la plupart des démocrates - qu’ils soient de gauche ou de droite - ont abandonné le terrain à un de Villiers ou un Le Pen pour s’en émouvoir. Cela tend à prouver qu’ils ont perdu la raison… ou la mémoire.

Les promoteurs du Waqf - territoires islamisés à jamais dans l’esprit de ceux qui les ont conquis une fois - jouent en effet à merveille des clivages gauche-droite et profitent de l’instabilité politique due à l’alternance en Europe pour avancer leurs pions. Al-Qaïda a gagné les élections en Espagne de cette manière et la France - qu’elle soit chiraquienne ou de gauche - s’apprête à accomplir le même chemin. L’Espagne socialiste va retirer ses troupes d’Irak et la France chiraco-villepinienne, après vingt ans de socialisme, achève de détruire le peu de bon sens qui pouvait encore subsister pour rassembler nos forces. En agissant de la sorte, non seulement cela permet au radicalisme islamiste d’avancer, mais encore cela risque-t-il de promouvoir des partis d’extrême-droite que d’aucuns appeleraient à la rescousse en désespoir de cause, pour réagir dans un dernier soubresaut illusoire, lorsqu’il sera déjà trop tard.

Comme si une loi contre les signes ostensibles d’appartenance religieuse à l’école suffisait à empêcher de bourrer le crâne de ceux qui se trouveraient en dessous. Comme s’il s’agissait de religion et non pas d’une stratégie politique bien organisée.

Le seul barrage à une progression inéluctable de l’islamisme radical est une réponse ferme, unie, sans concession. De la droite, de la gauche, des musulmans, d’hommes et de femmes responsables, avant que le choix d’une dictature islamiste ou d’extrême-droite ne soit le seul qui reste à l’ensemble du monde libre.

Le monde libre… si nous devions en arriver là, ce vocable n’aurait plus de signification que dans les manuels d’histoire, précédé de : « il était une fois… »


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