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Comment on produit des martyrs

By Margaret Wente - The Toronto Globe and Mail

samedi 27 mars 2004
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Traduction CID
Tôt samedi matin dernier, Hanadi Jaradat, 27 ans, fit au revoir de la main à ses parents et se précipita dans la rue. Elle avait à faire - quelque chose à propos d’une transaction foncière.Apprentie avocate,elle n’était qu’à quelques jours de terminer son stage et d’ouvrir son propre cabinet. « Elle était heureuse, » affirme son père.

Mais en réalité ce n’est pas là qu’elle avait à faire. Elle se changea, passant de la robe et du voile arabe traditionnel au jeans, et releva ses cheveux en queue de cheval. Elle se faufila par un passage trop mal surveillé de la barrière de sécurité qui sépare une grande partie de la Rive Occidentale d’Israël, et trouva son chemin jusqu’à un restaurant israélo-arabe bondé de Haifa appelé Maxim. Il y avait beaucoup de familles en cette veille de Yom Kippour, le jour de la fête juive du Grand Pardon. Elle parvint à esquiver les contrôles de sécurité que tous les restaurants ont aujourd’hui. A l’intérieur, elle fit exploser sa ceinture d’explosifs. Elle tua 19 personnes, y compris elle-même et trois générations de deux familles israéliennes, et blessa des dizaines de personnes. Parmi les tués on dénombre cinq Arabes chrétiens israéliens et trois enfants juifs.

Le Maxim était la copropriété d’une famille arabe et d’une famille juive, et existait depuis 40 ans. Il était fréquenté par des clients juifs et arabes, et était une symbole de co-existence pacifique. Personne ne sait si cette ironie du sort a effleuré Hanadi Jaradat, qui est maintenant la dernière en date des idoles des filles palestiniennes - la plus grande des kamikazes

« Tout le monde était heureux et fier d’elle, » affirme un voisin de Jenine, le camp de réfugiés explosif où elle habitait. « Nous recevons des félicitations des gens, » affirme son frère, Thaher, 15 ans. « Pourquoi pleurer ? C’est comme sont mariage aujourd’hui, le plus beau jour de sa vie. »

L’explication habituelle de ce qui motive des gens comme Melle Jaradat est le désespoir et la vengeance. Il y avait de ça. Il y a quelques mois, des soldats israéliens ont tué son frère aîné ainsi qu’un cousin. La famille dit ne pas savoir pourquoi, mais les israéliens affirment qu’ils étaient des terroristes du Jihad Islamique. C’est le Jihad Islamique qui a revendiqué l’attentat de Melle Jadarat.

J’ai déjà entendu cette histoire. Je l’ai entendue d’une autre famille en janvier dernier, qui me raconta comment leur fille brillante de 17 ans quitta un jour la maison pour se faire exploser dans un supermarché juif. J’ai aussi appris alors que les jeunes palestiniens sont exposés à un flot incessant de propagande les pressant de choisir une mort violente. Ce poison est concocté non par le Jihad islamique ou le Hamas, mais par l’Autorité Palestinienne elle-même. Il comprend les programmes de nouvelles télévisées et des articles de journaux qui glorifient les assassins(l’interview de la mère fière de son mort est un grand classique), et des sermons par des imams extrémistes. Il comprend aussi une invention unique de la culture palestinienne - des clips vidéos vantant le suicide, plein de jeunes garçons et filles branchés à l’occidentale et s’adonnant à des musiques entraînantes. Ces vidéos musicales ont deux thèmes. La méchanceté et la dépravation israélienne. La beauté de la « Shahada »- mourir pour Allah - qui est dépeintes comme acte suprême de patriotisme.

Dans ces vidéos, les israéliens sont dépeints comme des monstres - cruels, sadiques tuant de sang froid mères, enfants et autres vieillards sans défenses L’un d’entre eux qui est passé tout l’été à la télé(après que l’AP ait accepté de s’engager « pour la paix »[référence à la feuille de route et au gouvernement Abbas NDCID]) montre une mère visée et assassinée par un soldat. Sa fille la pleure et chante sa tristesse sur sa tombe. Dans un autre, filmé dans le même style voilé et impressionniste, des soldats tuent des écoliers palestiniens à un check point par vagues successives jusqu’à ce qu’ils soient tous morts. La dernière scène montre une tombe, d’où les âmes des enfants s’élèvent, apparemment pour accéder à un paradis dans l’au-delà. Dans un autre, un très beau jeune home voit son amoureuse tuée à bout portant. Elle monte au paradis, où elle apparaît vêtue de blanc parmi d’autres jeunes filles du Paradis. Alors il devient un martyr, lui aussi, et est réuni à elle au paradis, où ils peuvent s’embrasser.

D’autres vidéos clips montrent des enfants laissant leur vélos pour aller lancer des pierres à des soldats ennemis et tombant sous les balles avec bonheur. « Ne pleurez pas pour moi, » écrivent-ils dans le mot laissé aux parents. Dans un autre, une mère pleure son fils tombé et ensuite tend une arme au plus jeune (qui à l’air d’avoir environ 12 ans). Vous pouvez voir par vous-même ce matériel infiniment dépressif sur le site internet de Palestinian Media Watch (http://www.pmw.org.il/new/),une organisation israélienne indépendante qui a rendu au monde un grand service en le répertoriant.

Ces messages, qui sont diffusés depuis des années, sont parties intégrantes de la culture « mainstream ». Et bien que la plupart des Palestiniens soient désespérément pauvre, presque chaque famille a une TV. Les messages sont diffusés par la télévision officielle de L’Autorité Palestinienne. (Depuis l’été, le temps d’antenne a été considérablement réduit, mais ils sont toujours diffusés quotidiennement.) Ils sont produits avec de l’argent fourni par l’Union Européenne et d’autres nations qui subsidient l’Autorité Palestinienne.

Dans quel but politique ont-ils été conçus ? Il n’y en a pas. Ou plutôt si, il y en a un, de se débarrasser des Juifs. Le message est que tout Israël, pas seulement les territoires, appartiennent aux Palestiniens. Les livres scolaires ne montrent même pas de carte d’Israël. Toute la région est une grande Palestine.

Une des vidéos musicales diffusées il y a quelques semaines montrait une carte d’Israël. Il y avait un cœur par dessus, dégoulinant de sang. Ensuite, des bras munis de pierres sortaient de terre et dans l’image finale la drapeau palestinien couvrait toute la carte.

Beaucoup de gens non avertis pensent que ces credos extrêmes sont confinés à une petite minorité du peuple. Ce n’est pas vrai. Yasser Arafat répète périodiquement son enthousiasme pour les enfants martyrs (mais uniquement en arabe). Des équipes de football et des camps d’été sponsorisés par les Nations Unies sont baptisés d’après des kamikazes. En mai dernier, la directrice de l’association d’aide aux enfants Palestiniens a donné une interview télévisée dans laquelle elle expliquait qu’une partie de la politique d’éducation est d’enseigner aux enfants d’aspirer à mourir pour Allah. « Le concept de shahada pour lui [l’enfant] signifie appartenir à la patrie, d’un point de vue religieux. Le sacrifice pour sa patrie. Atteindre la martyr [Shahada] afin d’atteindre le paradis et rencontrer dieu. C’est le top. »

Ca a marché. Un des moments de télévision les plus glaçant que j’ai jamais vu montre deux filles de 11 ans interviewées dans un studio d’émission d’information il y un an environ. Elle parlent de vouloir mourrir, sur le même ton que les filles américaines parlent de vouloir devenir professeur ou docteur ou se marier. « Penses-tu que c’est magnifique ? » demande l’animateur. « La Shahada est vraiment, vraiment magnifique, »répond une des filles. « Tout le monde aspire à la Shahada. Que peut-il y avoir de mieux que d’aller au paradis ? »

« Chaque enfant Palestinien âgé disons de 12 ans dit : ’Ô mon dieu, je voudrais devenir un Martyr [Shahid]’ » affirme l’autre fille.

L’histoire du massacre de Yom Kippour a rapidement été remplacée par d’autres nouvelles cette semaine. Israël a bombardé un camp d’entraînement terroriste vide en Syrie en représailles. Les gouvernements et les journaux du monde ont condamné Israël pour ça. Les gens critiquent Georges W. Bush pour ne pas être assez ferme avec Ariel Sharon. Le dernier gouvernement d’Arafat s’est écroulé. Des gens éclairés firent valoir à nouveau qu’Israël ne pourra jamais atteindre de solution politique par l’action militaire.

C’est exact. Il est aussi exact que le paix ne se concrétisera qu’à condition que les Palestiniens renoncent à leur culte de la mort. Jusque là, on n’en voit aucun signe.


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