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Gaza : l’autre guerre, celle des images

AP

jeudi 15 janvier 2009
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Si la presse internationale ne cesse de montrer les décombres de la Bande de Gaza et les victimes palestiniennes, les médias israéliens adoptent, eux, un angle bien différent : journaux, radios et télés sont remplis d’images d’Israéliens terrifiés courant aux abris et des dégâts causés par des roquettes.

Depuis le début de l’offensive israélienne contre le Hamas dans la Bande de Gaza, plus de 1.000 Palestiniens sont morts et 13 Israéliens ont été tués - neuf soldats dans les combats et quatre autres personnes par des roquettes tirées depuis le territoire palestinien sur le sud de l’Etat hébreu.

Une disproportion qui se retrouve inversée dans les médias israéliens. Les photographies de bébés palestiniens sans vie, celles des immeubles bombardés et des civils qui fuient les combats s’y font discrètes.

« Israël est en guerre maintenant et naturellement, les images et les reportages qui l’intéressent le plus portent sur les soldats au front qui ont de la famille à l’arrière et sur tout ce qui a à voir avec les tirs de (roquettes) Grad et Qassam », justifie Motti Kirshenbaum, commentateur de Channel 10.

Les reportages sur un nourrisson israélien légèrement blessé par des éclats de roquette le 6 janvier ont été plus nombreux que ceux sur les attaques israéliennes qui ont tué plus de 70 Palestiniens ce jour-là, dont une quarantaine dans une école de l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens, l’UNRWA.

« Il ne fait aucun doute que les journalistes israéliens s’identifient d’abord avec leur côté », admet M. Kirshenbaum. « Ca ne veut pas dire qu’ils ne doivent pas évoquer la réalité de l’autre côté », ajoute le commentateur de Channel 10. « Mais je ne pense pas qu’il faille la montrer dans les mêmes proportions que sur Al-Jazeera ou certaines chaînes en Europe qui ont adopté une posture politique anti-israélienne dès le premier jour ».

Nombre d’Israéliens boudent les médias étrangers, surtout pour les informations. Ils reprochent à ces médias de ne pas avoir pris la mesure du traumatisme subi par les habitants des villes israéliennes proches de la Bande de Gaza. Ces localités frontalières vivent depuis huit ans sous les tirs de roquettes.

« Nous ne regardons que la télé israélienne », confie Yael Weinberg, qui travaille dans une librairie de Jérusalem. « Les télévisions étrangères ne couvrent pas bien le conflit. Elles n’essaient pas de comprendre notre point de vue ».

Les chaînes israéliennes informent leurs téléspectateurs qu’il existe des images crues des victimes palestiniennes mais disent ne pas vouloir les montrer par respect pour les morts et leur famille. Elles s’auto-censuraient de la même façon lorsqu’il s’agissait des victimes israéliennes des attentats-suicide palestiniens.

Avec un huitième du territoire israélien à la portée des roquettes palestiniennes, les journalistes télé israéliens interrompent couramment les programmes pour faire état d’une alerte ou d’un tir.

Dans le même temps, comme le gouvernement israélien empêche les reporters israéliens et étrangers d’entrer dans la Bande de Gaza, les reportages sur les combats contre le Hamas sont rares. Le temps d’antenne est donc parfois occupé par des informations étonnamment peu importantes. Lundi par exemple, la station publique Israel Radio a diffusé un reportage sur les élevages de poulets proches de la frontière gazaouie, où les volailles se sont habituées aux tirs de roquettes.

Quelques journalistes ont été embarqués brièvement par les troupes israéliennes. Ils ont donc pu raconter l’offensive, mais du point de vue des soldats.

Les images du front sont fournies par l’armée. Elles montrent des prisonniers palestiniens les yeux bandés, des soldats israéliens équipés de lunettes de vision nocturne, ou encore le bombardement aérien de bâtiments de Gaza.

Les voix dissonantes sont rares. Quiconque exprime sa sympathie pour les Palestiniens s’expose à la vindicte populaire. Yonit Levy a conclu son journal sur Channel 2 en remarquant que « c’est dur de convaincre le monde que cette guerre est juste alors que nous avons un mort quand les Palestiniens en ont 350 ». Cette réflexion a déclenché une pétition qui a recueilli plus de 30.000 signatures.

D’après un sondage publié jeudi, 78% des Israéliens jugent que l’opération « Plomb durci » est un succès et 82% considèrent que l’Etat hébreu n’est pas « allé trop loin » dans son usage de la force contre le Hamas. Ce sondage, réalisé auprès de 561 personnes, affiche une marge d’erreur de 4,3 points de pourcentage. Les résultats reflètent la composition de la population israélienne, qui compte à peu près 80% des Juifs et 20% d’Arabes (musulmans et chrétiens).


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