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Gaza. La guerre à la guerre.

Par Guy Senbel pour Guysen International News

vendredi 2 janvier 2009
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Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de nos lecteurs sur l’offensive israélienne à Gaza, lancée samedi 27 décembre, après 45 jours ininterrompus de tirs de missiles du Hamas sur Israël. Six jours après les premiers raids sur les objectifs stratégiques ciblés par l’armée israélienne, l’opération est loin d’être achevée. Seul un tiers des stocks d’armes du Hamas a été détruit, et les tirs de missiles atteignent désormais chaque jour les villes d’Ashqelon, Ashdod, Beer Sheva.

Ils tuent, blessent, et traumatisent aussi les habitants des villages, les enfants qui ne vont plus à l’école, les personnes âgées et les handicapés qui ne peuvent gagner les abris quand retentissent les sirènes.

Depuis le désengagement de Gaza au cours de l’été 2005, le sud d’Israël vit au rythme des alertes rouges. Campé dans une ridicule posture de résistant, le Hamas tire sur Israël et s’approprie le statut de victime, accusant un blocus dont il faut rappeler qu’il était destiné à contrôler les livraisons d’armes.

L’image du martyr se forge pourtant, progressivement. Les boucliers humains font nécessairement des victimes civiles. On oublie de dire qu’ils sont minutieusement organisés et que seul le Hamas en est le responsable. La destruction des mosquées, qui servent de dépôts d’armes et de couverture pour les leaders du mouvement terroriste, n’en est pas moins spectaculaire ; là encore, le Hamas donne l’impression que l’on s’attaque au culte musulman pour essayer de propager les sentiments anti-israéliens dans un monde arabe divisé sur l’attitude à adopter avec Israël. A Téhéran, jeudi 1er janvier, l’ambassade jordanienne a été le théâtre d’une manifestation où les Jordaniens ont été qualifiés de traitres à la cause palestinienne…

La communauté internationale a compris combien les Israéliens étaient déterminés à atteindre leur seul objectif, la destruction totale des infrastructures des organisations terroristes à Gaza, et son corollaire, le droit des Israéliens à vivre en paix. L’Europe et l’ONU demandent à présent une trêve « pour que l’humanitaire retrouve ses droits ». Dès le lendemain des premiers raids, le ministre israélien de la Défense avait pourtant donné son accord pour ouvrir un point de passage entre Israël et Gaza afin d’y acheminer médicaments et vivres ; depuis, des dizaines de « camions humanitaires » alimentent chaque jour les Palestiniens de Gaza. Depuis, des Palestiniens blessés sont passés en Israël pour être soignés.

La pression croissante que subit et subira encore l’Etat hébreu pour décider d’une trêve, même courte, montre que ceux qui la réclament n’ont pas compris qu’elle représentait une erreur stratégique grave pour Israël. La suspension même temporaire des opérations militaires serait interprétée comme un signe de faiblesse dans l’ensemble du monde arabe. Cette « hésitation » viendrait donner raison au leader du Hezbollah qui affirme qu’Israël « n’a pas d’objectif clair dans la guerre qu’il mène contre le Hamas », ajoutant que Tsahal commettrait les erreurs de la deuxième guerre du Liban…

Les militants de la trêve doivent aussi comprendre que l’élimination du Hamas, qui rend la paix et la stabilité impossibles dans la région, est une opportunité pour l’ensemble des pays modérés du Moyen Orient de se débarrasser d’un fardeau, soutenu par l’Iran. A Ryad, les manifestations en faveur du Hamas ont été interdites. L’Egypte maintient une ligne dure à l’égard du Hamas et reproche à ses leaders de « se terrer alors que la population gazaouie se fait tuer ». Le Fatah menace du bout des lèvres de cesser toute négociation avec Israël si l’offensive se poursuit, mais Mahmoud Abbas sait bien qu’il ne peut parvenir à la paix avec Israël et à installer une souveraineté nationale palestinienne tant que le Hamas s’y oppose.

La trêve n’est pas non plus possible parce qu’elle met en péril la vie et la sécurité des Israéliens. De ce point de vue, il est étonnant de constater que le Hamas n’a pas subi de telles pressions pour faire cesser ses tirs de roquettes, sur les écoles de Sdérot et les villages du Néguev, depuis deux mois. Les morts et les blessés israéliens sont des victimes civiles auxquelles aucune aide internationale n’a jamais été apportée. Pour quelle raison ? Le sang des uns vaut-il plus que le sang des autres ? Pourquoi ne proposerait-on pas un secours pour le million et demi d’Israéliens qui depuis quelques jours vivent dans les abris ? La misère des Palestiniens serait-elle plus insupportable que celle des Israéliens ?

Rappelons aussi des fondamentaux. L’idéologie du Hamas lui interdit de faire la paix avec Israël. L’article 28 de la Charte du Hamas stipule qu’Israël, « par sa judaïté et ses Juifs, constitue un défi pour l’Islam et les musulmans ». La guerre du Hamas contre Israël est sa raison d’être. C’est cette raison d’être qu’Israël souhaite éliminer.

« Israël ne fait pas la guerre aux Palestiniens »… Si la formule prononcée au quotidien par Ehoud Olmert n’est pas efficace, il faut en proposer une autre, plus explicite peut-être.
Israël fait la guerre à la guerre.

Le lancement d’une opération terrestre à Gaza est imminent. Parmi ses objectifs, combattre les terroristes du Hamas et traquer les leaders qui commanditent les violences, éviter les dommages collatéraux.
Plus de dix mille réservistes ont été appelés sous les drapeaux, chars et tanks dépêchés près de la frontière, pour affronter des terroristes affaiblis mais motivés, et qui promettent des « surprises » aux Israéliens. Il s’agira sans nul doute pour les Israéliens d’affronter une guérilla urbaine pénible et douloureuse.

Comment dans ce contexte ne pas être très inquiet pour la vie d’un jeune homme de 22 ans, otage du Hamas à Gaza, depuis 923 jours ?
Ce soir, nous pensons à Guilad Shalit, soldat de Tsahal, et citoyen français.


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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