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Le dossier Shalit. 852 jours après.

Par Guy Senbel pour Guysen International News

vendredi 24 octobre 2008
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Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de nos lecteurs sur la question de la libération de Guilad Shalit, soldat israélien et citoyen français, retenu en otage par le Hamas depuis 852 jours. Entouré de la journaliste Florence Aubenas, ancienne otage en Irak, et du chanteur Patrick Bruel, Noam Shalit, le père du jeune soldat détenu dans la bande de Gaza, a donné une conférence de presse mercredi 22 octobre à Paris. Noam Shalit est venu demander à la France qu’elle s’implique davantage pour la libération de son fils, 852 jours après sa capture.

Noam Shalit en appelle à la France, parce que son fils est aussi Français, comme l’était Ingrid Betancourt il y a quelques mois encore, toujours présentée à l’opinion publique comme l’otage franco-colombienne des FARC, car il est noble de soutenir toutes les causes qui défendent les libertés. La France s’est impliquée dans sa libération et a offert un accueil national à Ingrid Betancourt à son arrivée dans son pays refuge. Ingrid Betancourt, ambassadrice française des valeurs de la liberté, mène un combat politique au nom de la justice.

L’image de l’otage Guilad Shalit n’est pas celle d’Ingrid Betancourt. Les médias présentent souvent Guilad Shalit comme un prisonnier du Hamas. Caporal de Tsahal, l’armée israélienne souvent décriée dans la presse, Guilad Shalit effectuait son service militaire. Guilad Shalit a encore l’image d’un prisonnier de guerre, et c’est sans doute la raison pour laquelle la mobilisation de l’opinion est si difficile. La prise d’otage est un acte politique. L’enlèvement d’un soldat dans l’exercice de son service est un acte militaire. Doit-on se mobiliser dès lors qu’il servait dans l’armée israélienne au moment de son enlèvement ?

Tout a commencé le 25 juin 2006, un commando du Hamas mène une attaque contre un poste militaire israélien à la lisière de la bande de Gaza. Deux soldats sont tués, tandis qu’un autre, un jeune caporal de 19 ans, Guilad Shalit, est capturé.
Depuis, des initiatives pour mobiliser l’opinion ont été prises, en France comme en Israël. Mais les actions ont manqué de coordination et aucune dynamique véritable n’avait été lancée. Il faut rappeler l’engagement du député français Rudy Salles dès l’automne 2007, alors que des informations inquiétantes circulaient sur la mauvaise santé de l’otage du Hamas. Déjà, il affirmait que les autorités françaises « devaient jouer leur rôle pour la libération de l’otage ».

La Mairie de Paris n’a pas remplacé la photo d’Ingrid Betancourt par celle de Guilad Shalit. Certes l’engagement est déclaré par le Maire de Paris, mais seule la Mairie du XVIe arrondissement arbore aujourd’hui un poster géant de Guilad Shalit.

Mercredi 22 septembre, Noam Shalit est venu plaider la cause de son fils en France ; la libération de Guilad, otage ou prisonnier, est urgente. La mobilisation de l’opinion est indispensable. Noam Shalit compte plus que jamais sur la forte influence française au Moyen Orient depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République, pour relayer son message, « Il y a encore un otage français à sauver ».
« La France est un acteur majeur de plus en plus impliqué au Moyen-Orient et le président Nicolas Sarkozy a déjà montré à deux reprises qu’il pouvait œuvrer à la libération des otages », a-t-il expliqué, déclarant aussi, « comme vous l’avez fait pour Ingrid Betancourt, je vous demande de vous mobiliser pour mon fils qui a lui aussi la nationalité française ».

Car Guilad Shalit est Français. Et c’est au nom de la France que Noam Shalit est venu demander au gouvernement français de se mobiliser pour la libération de son fils.
Pour Florence Aubenas, la mobilisation pour Guilad ne souffre d’aucune ambiguïté. « Il portait un uniforme et il va de soi qu’un soldat n’a pas le même rôle qu’un journaliste, mais c’est le statut de victime d’une détention arbitraire qui doit primer ». L’ancienne otage en Irak appelle à ne pas « se laisser aveugler par le contexte très émotionnel qu’il y a en France autour de ce conflit israélo-palestinien ».

L’actualité moyenne orientale rappelle chaque jour la dimension politique du dossier Shalit. Les négociations pour sa libération durent depuis plus de deux ans. D’abord secrètes puis volontairement médiatisées, elles mettent en lumière le rôle diplomatique que joue toujours l’Egypte, principal médiateur dans la région. Ces dernières semaines, les négociateurs préparent un accord sur la base d’échanges de prisonniers. On parle de mille prisonniers palestiniens. L’opinion publique israélienne ne s’en offusque pas. Au contraire, des milliers d’Israéliens ont manifesté dans le sud du pays, dimanche 19 octobre, et la mobilisation se généralise, quelques mois après le retour en Israël des corps d’Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser.

Noam Shalit est aussi en France pour lancer le Comité officiel de soutien, conseillé désormais par Hervé Morro, ancien porte parole du Comité de soutien pour la libération d’Ingrid Betancourt.

Ce soir, nous pensons à Guilad Shalit, otage du Hamas depuis 852 jours.


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