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La lettre ouverte de Fanny Haïm aux juges de la Cour Internationale de Justice. Son mari a été assassiné hier dans l’attentat de Jérusalem

Lettre parue aujourd’hui dans le quotidien israélien « Yédiot Aharonot »

lundi 23 février 2004
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Aujourd’hui, Messieurs les juges de La Haye, au moment où vous débattrez de cette barrière de sécurité, je serai en train d’enterrer mon mari.

Je ne suis pas une politicienne. Je me tourne vers vous en tant que simple être humain.

Cette barrière aurait pu sauver mon mari. Yéhouda était mon amour de jeunesse. Nous étions mariés depuis 21 ans et la sœur de Yehouda est l’épouse du conseiller économique de l’ambassade d’Israël dans votre ville de La Haye.

Cela fait des mois, qu’elle essaie avec les diplomates de l’ambassade de faire ouvrir les yeux au monde. Des mois entiers qu’elle défend les droits de l’État d’Israël.

Mais moi, je ne réclamais qu’un seul droit, modeste : celui de continuer à choyer mon mari, celui de pouvoir ensemble voir grandir nos enfants et nos petits-enfants.

Aujourd’hui, même ce droit-là m’a été enlevé.

Pour moi, c’est trop tard.

Mais vous, messieurs les juges, pouvez encore permettre à d’autres familles de jouir de ce droit élémentaire : celui de vivre heureux, de se lever le matin sans douleur.

Alors, aujourd’hui, lorsque vous vous pencherez sur ces grands dossiers, pensez, ne serait-ce qu’un seul instant, aux gens simples.

Pensez au grand cœur de mon mari Yehouda, pensez à notre fils Avner. Peut-être serez-vous capable de lui expliquer pourquoi, à 10 ans, il est déjà orphelin ?

Aujourd’hui, dans votre salle d’audience des gens vont débattre, ils vont lancer des accusations.

Dans ma maison, ce sera le défilé incessant des amis venant présenter leurs condoléances. Mais moi, je resterai inconsolable.

Car ce soir, lorsque vous, messieurs les juges rentrerez chez vous, à La Haye, et que vous irez embrasser vos enfants, moi, je resterai seule.

Certes, je suis loin de toute politique, mais aujourd’hui, touchée par le deuil, je pense avoir acquis, par le sang et par les larmes, le droit de m’adresser à vous et de vous dire : si une barrière de sécurité avait été édifiée sur toute la longueur du pays, peut-être que ce soir j’aurais encore pu embrasser mon mari.

Ne jugez pas mon pays !

Ne l’empêchez pas de tout faire pour se défendre et pour éviter ainsi d’autres sacrifices. Aujourd’hui, je vais enterrer mon mari ; quant à vous, là-bas à La Haye, n’enterrez pas la Justice !

Fanny Haïm


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