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Samir Kantar redevient une cible vivante

Jean-Paul de Belmont © Primo

samedi 19 juillet 2008
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« Je reviens de Palestine mais, croyez-moi, c’est pour mieux y retourner ». À peine libéré, voilà que Samir Kantar lance cette déclaration de guerre à Israël. Le tapis rouge sang déployé pour lui par tout ce que le paysage politique libanais compte de plus officiel ne pouvait que l’y encourager.

Il est d’usage que les prisonniers qui viennent de bénéficier de la mansuétude de leurs geôliers rejoignent l’ombre et l’anonymat. Pas Samir Kantar. Endossant, dès sa remise en liberté, le treillis d’une armée libanaise qui finit par ressembler davantage à une milice, l’assassin de civils sans défense fait part de son intention de reprendre instantanément ses activités criminelles. C’est comme si ses victimes étaient assassinées pour la seconde fois.

Voilà Israël prévenu. Samir Kantar n’est déjà plus un prisonnier libéré bénéficiant d’une quelconque immunité. Il est redevenu une cible au même titre que son compère, débiteur au détail de morceaux de corps de soldats israéliens, Hassan Nasrallah. Les bébés israéliens n’ont qu’à bien se tenir : le populaire guerrier néglige le repos au profit d’autres actes héroïques. Il doit avoir pris goût au triomphe...

Le Diable en rit encore

Les dirigeants israéliens seraient bien inspirés de retrouver leurs esprits après l’affront subi lors de cette mascarade d’échange morbide. Samir Kantar n’a pas exprimé le moindre regret quant à l’horreur de ses méfaits. Au contraire, il s’en glorifie, promet de remettre le couvert dès que l’occasion s’en présentera et exalte, au passage, une foule haineuse dont certains membres l’ont déjà choisi pour exemple en ne rêvant que de l’imiter. Kantar n’a plus donc la moindre excuse. Israël a d’ailleurs été déjà douloureusement confronté à un cas similaire lorsqu’un Palestinien libéré en 2000 s’est fait sauter dans un attentat-suicide quelques semaines plus tard.

Si les choses devaient en rester là, c’est la morale qui serait à genoux. Il faut que, dès aujourd’hui, Kantar se sente traqué et vive dans la peur. Ce châtiment serait une douce peine, comparée à une réponse « proportionnée ». Que serait une réponse proportionnée, dans le cas de Samir Kantar ? De tuer un de ses enfants en fracassant son crâne à coups de crosse ?

Bien sûr, la simple traque ne saurait suffire : toute tentative d’élimination ciblée sur sa personne par les services secrets israéliens redevient, aujourd’hui, justifiée et légitime. Cela relève de la simple notion d’utilité publique au même titre que l’étaient les projets malheureusement tous avortés d’envoyer Adolf Hitler en enfer.


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