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La course iranienne pour une hégémonie régionale

Moshé Yaalon, ancien chef d’état-major de Tsahal | JCPA

jeudi 26 juin 2008
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Depuis la Deuxième guerre du Liban contre le Hezbollah, l’Iran parraine des opérations terroristes dans des Etats sensibles pour l’occident, notamment au Liban, en Irak, en Afghanistan, et dans les émirats du Golfe, dans le but de déstabiliser les gouvernements de ces Etats.

Téhéran a intensifié ses opérations à travers des organisations qu’elle soutient - en argent, en formation et en armes - comme l’a fait la branche militaire du Hamas en prenant le pouvoir en juin 2007 à Gaza et comme l’a fait le Hezbollah en mai 2008 dans sa tentative de coup d’Etat à Beyrouth contre le gouvernement Fouad Seniora.

Dans ce contexte, Téhéran a également élargi ses alliances avec de nombreux groupes terroristes palestiniens et s’en est servi comme tremplin pour renforcer ces attaques contre Israël. De ce fait, les Palestiniens résidents à Gaza et dans les secteurs de Cisjordanie contrôlés par l’Autorité Palestinienne sont devenus les nouveaux véhicules de la propagation de l’influence et du contrôle de la propagande iranienne. Dans sa ligne de conduite pour accéder à un armement stratégique, l’Iran ne se pose pas seulement comme une menace régionale, mais lance aussi un défi mondial qui affecte la sécurité des alliances occidentales dans leur ensemble.

La course iranienne pour la suprématie régionale, pose une question essentielle :

Les puissances occidentales ont-elles exagéré sur l’importance du conflit israélo-palestinien et minimisant l’importance du nouveau rôle iranien dans la région ?

L’IRAN ET EL-QAIDA : les mouvements régionaux

L’Iran a accéléré la réalisation de ses objectifs pour une suprématie régionale par la mobilisation et le recrutement de terroristes shiites et sunnites, notamment au sein du Hezbollah libanais, des milices shiites en Irak et dans le Golfe, au sein du Taliban en Afghanistan, dans les rangs du Hamas, du djihad islamique et des brigades des martyrs Al-Aksa dans les territoires palestiniens.

Depuis la Seconde guerre du Liban, l’Iran a dépensé plus d’un milliard de dollars pour la reconstruction du sud de ce pays et pour le renforcement du Hezbollah. Malgré les coups sérieux que l’armée israélienne a infligé sur le Hezbollah pendant cette guerre, l’Iran et la Syrie ont augmenté leur arsenal de missiles d’avant la guerre, de près d’un tiers, soit le nombre de 30000 roquettes. Le ministre de la Défense Ehud Barak a déclaré en février 2008, à la commission des Affaires étrangères de la Knesset, que le Hezbollah possède actuellement trois fois plus de roquettes qu’il l’avait avant la Deuxième guerre du Liban, en insinuant que le Hezbollah a acquis plus de 60000 roquettes.

L’inventaire des missiles terre-mer iraniens du Hezbollah a également triplé. L’armée israélienne estime que l’Iran a armé le Hezbollah avec des missiles à longue portée capables d’atteindre des cibles de 300 kilomètres de distances, et d’autres armements modernes.

Une partie de cet arsenal fut affrété en cargaison civile et fut acheminé par voie de contrebande depuis la Turquie en passant par la Syrie et remis au Hezbollah libanais. En mai 2007, les autorités turques ont intercepté en route un train venu d’Iran en destination de la Syrie transportant de l’armement pour le Hezbollah.

Depuis la guerre de 2006, la liberté de circulation du Hezbollah au Sud Liban est limitée par la présence de près de 14000 hommes de la FINUL et de 10000 soldats des forces gouvernementales libanaises.

Malgré cette présence militaire, le Hezbollah a réussi à placer des centaines de roquettes au sud de la rivière du Litani sous une forte couverture civile dans les villages shiites et les zones rurales.

Selon un accord tacite conclu avec le Hezbollah, la FINUL et les troupes libanaises ont évité des opérations de ratissage dans plusieurs régions au Sud Liban.

L’armée libanaise et la FINUL ont même coordonné leurs activités avec le Hezbollah. En bref, l’armée libanaise et la FINUL n’ont pas appliqué les mesures de sécurité prévues par la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Selon les directives iraniennes, il n’est pas surprenant que le Hezbollah et la Syrie poursuivent leur subversion politique au Liban. Le Hezbollah a boycotté le parlement libanais en 2007 afin de renverser le gouvernement du Premier ministre pro- occidental, Fouad Seniora.

Le Hezbollah fonctionne également à faciliter l’emprise syrienne sur le Liban, après avoir empêché l’élection d’un président pro- occidental à 19 reprises. Le Hezbollah a continué à œuvrer avec beaucoup d’énergie pour pouvoir transformer le Liban en une seule entité révolutionnaire et iranienne.

Le Liban sert également de champ de bataille pour les activités du groupe sunnite islamique intégriste, Fatah-al-Islam, une filiale d’el-Qaida soutenue par la Syrie et par l’Iran. Les batailles meurtrières du Fatah al-Islam en 2007, contre les forces de sécurité libanaises et palestiniennes illustrent la complicité de la nouvelle donne, que ce soit au Liban, en Jordanie, en Egypte ou contre des dirigeants pro-occidentaux et ceux de l’Autorité palestinienne.

En juin 2007, la bande de Gaza a été transformée par la violence, en « premier Emirat arabe islamique de la région ». L’Iran a réalisé une importante performance. Il s’agit également du premier exemple de la région, d’un contrôle gouvernemental des Frères Musulmans sur un territoire non-contiguë mais attaché au même peuple.

Le soutien direct iranien au Hamas par l’intermédiaire de Khaled Mashaal, son dirigeant basé à Damas, a transformé la bande de Gaza en une base qui exporte le terrorisme iranien contre Israël et qui sert de tremplin pour l’élargissement du contrôle politique de Téhéran dans la région.

L’Iran a réussi à obtenir une passerelle supplémentaire dans le monde arabe, après la Syrie et le Liban, elle constitue une menace pour les voisins proches d’Israël, l’Egypte et la Jordanie.

L’établissement d’un « Hamas tan » à Gaza constitue une victoire pour les différents groupes du Jihad, notamment ceux qui combattent contre les Etats-Unis en Afghanistan et en Irak.

Plus important encore, le Hamastan a également mis en relief la faiblesse de la volonté politique de l’occident face aux menaces de l’Iran et ses objectifs militaires.

L’Iran demeure une des principales influences déstabilisatrices en Irak et a continué, par l’intermédiaire de ses groupes el Qouds, à former, armer et financer les milices chiites irakiennes. .

Le Commandant des forces de la coalition en Irak, le général américain David Petraeus, a affirmé devant la commission du Congrès : « en se servant des forces el Qouds, l’Iran cherche à transformer ces groupes irakiennes en milices équivalentes aux forces du Hezbollah dans le but de servir ses intérêts et lutter « par procuration » contre l’Etat irakien et les forces de la coalition en Irak. »

LE PROGRAMME NUCLEAIRE IRANIEN

L’élément essentiel dans la course iranienne pour la suprématie régionale est le développement accéléré du programme d’armement nucléaire, qui est poursuivi malgré l’antagonisme diplomatique et les sanctions économiques de la communauté internationale. Hélas, les Services de Renseignements américains ont transmis en novembre 2007, un message trompeur et contradictoire sur le programme de l’armement nucléaire. La phrase de préambule du rapport « nous jugeons avec grande confiance qu’en automne 2003, Téhéran a arrêté son programme d’armes nucléaires » semble faire valoir les démentis iraniens.

Cependant, Il n’y a pas eu aux Etats-Unis ou dans les milieux occidentaux de sérieux débats sur le fait que l’uranium enrichi est également nécessaire pour les deux programmes nucléaires civil et militaire. Comme l’a suggéré l’ancien ambassadeur John Bolton la distinction entre l’Iran « militaire » et « civil » est fortement artificielle. »

Par conséquent, les estimations des services de renseignement américains n’attestent pas une interruption du programme nucléaire militaire de Téhéran, mais le rapport a réussi à fournir un allégement immédiat de la pression internationale tout en aidant Ahmadinejad à conserver son régime, ne serait-ce que temporairement. Ce rapport a aussi écarté la perspective d’une action militaire américaine contre des installations nucléaires iraniennes.

Suite aux hésitations américaines, le Conseil pour la coopération dans le golfe, une alliance des Etats du Golfe établie il y a 27 ans, pour lutter contre l’Iran, semble être effondrée. Cela a été fortement illustré lorsque le Qatar, peu de temps après la publication de ce rapport et sans consulter les émirats voisins, a invité Mahmoud Ahmadinejad à adresser un discours au sommet du CCG de 2008 à Doha.

Ahmadinejad fut invité à s’adresser au GCC à la veille de la visite qu’a effectuée George W. Bush au Moyen Orient en janvier 2008.

Ceci est un exemple éloquent de la part de la coalition sunnite signalant aux USA qu’elle maintenait les options ouvertes et qui commençait à voir en Iran une puissance montante.

EL-QAIDA ET SES FILIALES

Les organisations sunnites pour le djihad et liées à el-Qaida ont réorienté une partie de leur activité vers les frontières israéliennes avec la Syrie, le Liban et la bande de Gaza.

Au cours de la visite du président Bush, en janvier 2008, des filiales d’Al-Qaïda ont lancé à partir du Liban une roquette de 107 mm vers la ville de Shlomi qui se situe au Nord d’Israel. En juin 2007, le Fatah -Al-Islam, une branche d’Al-Qaïda basée au Liban, a tiré des roquettes sur Kiryat Shmona, frappant la zone industrielle de cette ville.

Au sud d’Israël, la péninsule du Sinaï sert de base arrière pour les groupes terroristes affiliés à Al-Qaïda et la présence du Hamas dans la bande de Gaza facilite leurs infiltrations et leurs opérations.

Depuis 2006, les filiales opératrices d’el-Qaida, dont certaines furent introduites d’Egypte, du Soudan, et du Yémen, sont très actives dans la bande de Gaza.

Au cours de ces dernières années, les organisations filiales à el-Qaïda ont vu le jour à Gaza, y compris celle de Jaiche Al-Islam (armée de l’Islam) qui était responsable de l’enlèvement du journaliste de la BBC, Alan Johnston.

D’autres groupes ont été formés, tel que Jaiche el-Umma (armée de la nation), Al-Qaïda en Palestine, et Moudjahidin BET al-Makdes (les saints guerriers de Jérusalem) qui ont attaqué l’école américaine de Gaza, en janvier 2008.

L’IRAN ET L’AUTORITE PALESTINIENNE

La prise de contrôle de la bande Gaza par le Hamas a été sans doute l’évolution régionale la plus importante de l’année 2007. La bande Gaza est devenue le premier Emirat islamique arabe au Moyen Orient et il représente une victoire de nature irrévocable des islamistes sur les toutes les composantes palestiniennes et les nationalités arabes.

L’Egypte et l’Autorité palestinienne ont déjà pointé sur le rôle majeur de l’Iran dans la prise de pouvoir à Gaza par le Hamas. Selon Tawfiq Tirawi, le chef des renseignements de l’Autorité Palestinienne, « toutes les étapes de la prise de pouvoir ont été coordonnées avec l’Iran et c’est Téhéran qui a assuré la formation et a fourni les armes nécessaires ».

Le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Abou Gheit a accusé l’Iran de son intervention à Gaza et la qualifie de « menace à la sécurité nationale de l’Egypte ».

En dépit de la transformation de Gaza en un Etat souverain de facto, le statut de Gaza, comme plate-forme islamiste, a débuté juste après le désengagement des troupes israéliennes en août 2005. De l’année 2005 jusqu’à la fin 2007, plus de 230 tonnes d’explosifs et un grand nombre de missiles anti-char et anti-aériens, ont été acheminés à Gaza depuis le Sinaï égyptien par des contrebandes et à travers des tunnels.

Depuis janvier 2007 plus de 3000 roquettes et des tirs de mortiers ont été lancés sur Israël par des groupes parrainés par l’Iran.

Depuis que la frontière avec l’Egypte été ouverte par la force par le Hamas, des tonnes supplémentaires d’explosifs supplémentaires ont été transférés par la voie terrestre en provenance d’Egypte.

Cette violation des accords a également permis de ramener à Gaza tous les terroristes qui avaient quitté cette ville pour être formés en Syrie et en Iran, notamment des tireurs d’élite, des experts en explosifs, des experts en roquettes, et des ingénieurs.

En mars 2008, les fonctionnaires du Hamas ont admis pour la première fois que des centaines de leurs principaux combattants ont été formés en Syrie et en Iran sous l’égide de la Garde Révolutionnaire (IRGG). Les fonctionnaires du Hamas ont noté que cette formation iranienne est similaire à celle du Hezbollah.

Le soutien financier iranien a aussi afflué dans les coffres du Hamas, atteignant en 2007 120 à 200 millions de dollars. Au mois de décembre 2007 plus de 100 millions de dollars sont parvenus clandestinement par des membres de la direction du Hamas de retour d’un pèlerinage annuel en Arabie Saoudite.

Si l’Autorité Palestinienne, sous la direction de Mahmoud Abbas, manque de capacité ou de volonté politique, pour créer une infrastructure sécuritaire responsable à Gaza et en Cisjordanie, alors le Hamas pourrait prendre le contrôle de la Cisjordanie, ou au moins créer des perturbations majeures si la présence des forces de sécurité israéliennes se relâchait sensiblement ou même serait supprimée.

L’influence du Hamas en Cisjordanie est de plus en plus répandue car l’Iran a investi de l’argent, à propager son idéologie, et à aider à former des groupes terroristes, tel que les brigades des martyrs d’el-Aksa et le djihad islamique palestinien, malgré le fait qu’ils sont des sunnites et non des groupes shiites.

LA SYRIE

La Syrie a accepté d’ouvrir des négociations de paix avec Israël comme une tactique visant ostensiblement à récupérer le plateau du Golan. Mais en fait, Damas souhaite alléger les pressions internationales sur son régime en dépit du fait que la Syrie et l’Iran poursuivent leur coopération stratégique. La Syrie poursuit une politique de déstabilisation de toute la région par :

  • L’envoi de milliers de moudjahidin en Irak.
  • L’armement du Hezbollah au Liban, en violation flagrante des

résolutions du 1559 et 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU.

  • La formation et l’hébergement de groupes terroristes palestiniens et

des forces iraniennes el-Qouds à Damas

  • L’assassinat de dirigeants politiques libanais, journalistes, et opposants

et tous ceux qui s’ingèrent directement dans le processus politique

libanais.

  • La violation flagrante du traité sur la non prolifération des

armes nucléaires, la construction d’un réacteur nucléaire avec l’aide

de la Corée du Nord.

  • Le renforcement de sa politique, sa sécurité et l’alliance économique

avec l’Iran.

  • La mise à jour de son arsenal de missiles terre-terre, armes chimiques et le doublement du nombre de fusées balistiques par rapport à 2006.

Face à ces développements inquiétants en Syrie la politique des Etats-Unis, d’Israel et de l’Occident en général, exigent un examen urgent.

L’IRAN ET L’ALLIANCE OCCIDENTALE

Les Américains n’ont pas réussi a mené l’Occident à isoler l’Iran diplomatiquement et économiquement et à lui faire payer le prix fort pour ses actes d’agression et ses menaces.

La Grande Bretagne et les Etats-Unis ont été réticents à réagir aux provocations de l’Iran dans le golfe persique.

En mars 2007, les forces navales iraniennes ont kidnappé 15 marins britanniques et les ont gardés près de deux semaines avant de les libérer « comme cadeau".

En janvier et avril 2008, des vedettes iraniennes ont violé les accords internationaux et étaient prêts à affronter des vaisseaux américains dans le détroit d’Hormuz. Dans les deux cas, ni les anglais ni les forces américaines n’ont pas réagi militairement aux provocations directes des iraniens.

L’AUTORITE PALESTINIENNE ISRAEL ET L’OCCIDENT

« La conférence de paix" d’Annapolis réunie en novembre 2007, la conférence des donateurs à Paris, la visite du président George W. Bush à Jérusalem et à Ramallah, reflètent la véritable stratégie des Etats-Unis, des Européens, et de certains responsables politiques israéliens sur la solution du conflit israélo-palestinien.

Devant la profonde crise qui dure depuis plusieurs années les remèdes sont inefficaces et démontrent l’incapacité de créer de meilleures stratégies.

L’effort mené par les Etats-Unis insiste premièrement à résoudre

le conflit territorial israélo-palestinien. Celui-ci est considéré à tort comme la cause principale des problèmes de la région, plutôt qu’un symptôme de la cause réelle, celle du rejet islamique de l’Etat d’Israël.

La reprise de Gaza par le Hamas par procuration iranienne est une preuve flagrante que le conflit « n’est pas l’essence de la dimension géographique d’Israël pais plutôt son existence même » comme l’a souligné le célèbre spécialiste de la question, Bernard Lewis, avant la conférence d’Annapolis.

Le négociateur de l’Autorité Palestinienne a refusé d’affirmer publiquement qu’Israël a le droit d’exister comme Etat juif, tandis que les efforts internationaux s’accroîtront pour la création d’un Etat palestinien à Gaza et en Cisjordanie. Plus grave encore, face à ces attentes et aux pressions internationales, Israël n’est pas en mesure de se déconnecter de Gaza et se trouve dans l’obligation de continuer à fournir à ce territoire ennemi, électricité, eau et marchandises.

Les violations du Hamas à la frontière Gaza-Egypte, le 23 janvier 2008, a pourtant créé une nouvelle possibilité. L’Egypte a démontré sa capacité de jouer un rôle direct en fournissant des matériaux, des marchandises et des services, permettant ainsi à Israël d’achever son désengagement. Mais la dernière trêve a placé Israël dans un engagement politique et diplomatique - le forçant à rester engagé à la structure diplomatique d’un seul Etat palestinien à Gaza et en Cisjordanie.

Afin d’éviter les mêmes erreurs à l’avenir, il est essentiel que la communauté internationale assimile pleinement les leçons dramatiques du désengagement de Gaza en 2005.

L’expérience ratée du désengagement de Gaza a ses vastes implications pour l’avenir de la Cisjordanie, en particulier sur la vallée du Jourdain et les collines qui dominent la plus grande zone urbaine de Tel-Aviv à l’aéroport Ben Gourion. Ces régions sont existentielles pour la sécurité d’Israël. Les collines surplombant la plaine côtière fournissent une base idéale pour les attaques terroristes, le lancement de roquettes et les tirs de mortiers contre les principaux centres urbains israéliens, contre les grandes artères routières, les infrastructures nationales, et l’aéroport Ben Gourion.

Les Conférences de Paris et d’Annapolis ont continué à mettre l’accent sur l’injection de milliards de dollars dans les caisses de l’Autorité palestinienne. Cette somme de 8 milliards de dollars se retrouve entre les mains du Hamas, renforçant son contrôle à Gaza. Il fallait au contraire affaiblir cette organisation terroriste et la forcer à payer un prix cher pour le coup d’Etat et la violence qu’ils ont provoqué. Les donateurs ont ignoré le fait que plus de 7 milliards ont été versés à l’Autorité Palestinienne pendant les années d’Oslo de 1993 à 2006. Cet argent a été dépensé généreusement ou utilisé pour le terrorisme, tandis que 2 milliards de dollars ont été mis dans les comptes personnels de Yasser Arafat.

En dépit des échecs du passé et de l’absence actuelle des réformes palestiniennes sérieuses sur les problèmes de sécurité, d’économie et de gouvernance, malgré l’incitation incessante islamique contre l’existence d’Israël dans les médias palestiniens, les manuels scolaires, et les universités et les sermons dans les mosquées, l’Occident continue à fournir à l’Autorité Palestinienne un soutien substantiel sur les plans économique, sécuritaire et politique.

Le président Bush semble comprendre les enjeux dans le nouveau Moyen Orient, en particulier, la manière dans laquelle tant de sources de déstabilisation et de violence actuelles ont une adresse de retour à Téhéran. Au cours de sa visite en janvier 2008, en Arabie Saoudite et aux Emirats arabes, George W.Bush a affirmé que l’Iran « sape les espoirs de paix libanaise en armant et en aidant le terrorisme du Hezbollah. Il subvertit les espoirs de paix dans d’autres parties de la région en finançant des groupes terroristes comme le Hamas et le djihad islamique palestinien. Il envoie des armes aux Talibans en Afghanistan et aux milices en Irak. Il intimide ses voisins avec des missiles balistiques et défie les Nations Unies et déstabilise la région en refusant d’être ouvert et transparent sur ses programmes nucléaires et ses ambitions. Les actions iraniennes menacent la sécurité des nations partout dans le monde."

Il est clair que les engagements de Bush en matière de sécurité à l’Arabie Saoudite et aux Emirats du golfe sont également appropriés à l’Etat d’Israël. Un retrait israélien des territoires, aujourd’hui ou dans un avenir prévisible, intensifiera les vulnérabilités stratégiques israéliennes par des groupes terroristes parrainées par l’Iran et Al-Qaïda. Ainsi la manière conceptuelle actuelle pour un rétablissement de paix, qui débuta à Oslo en 1993, qui a été « recadré » dans la Feuille de route en 2002, et ensuite « couronné » aux Conférences de Paris et Annapolis en 2007, devrait être mis aux vestiaires.

Nous devons changer de cap et avoir une approche régionale pour la sécurité et la stabilité du Moyen Orient. La diplomatie et le processus de paix devraient être poursuivis, se basant sur la mise en quarantaine économique et diplomatique de l’Iran et le cas échéant si c’est nécessaire, par une action militaire.

Le contrôle de Gaza par le Hamas a obligé l’Egypte à jouer un rôle plus important dans la région et à exercer son influence sur l’avenir de ce territoire. Le royaume hachémite de Jordanie pourrait, sous certaines conditions, accroître son aide à Mahmoud Abbas et à d’autres dirigeants « modérés » afin d’assurer que la Cisjordanie ne soit pas prise en otage par des groupes du Djihad et des milices armés.

Ce n’est qu’après avoir neutralisé le régime iranien et stabilisé les territoires palestiniens suivis de réformes de toutes les institutions locales, en particulier sécuritaires, que les Palestiniens, avec l’aide des Jordaniens et des Egyptiens, pourraient construire une société sûre, libre et démocratique.


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