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Appel devant la Cour Suprême israélienne contre France 2 dans l’affaire Mohammed al-Dura

Les Agences

mercredi 14 mai 2008
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La mort filmée à Gaza de Mohammed al-Doura, devenu une icône de la répression israélienne dans le monde arabe, a fait lundi pour la première fois l’objet d’un débat à la Cour Suprême israélienne, près de huit ans après ce drame.

Un cabinet d’avocats a réclamé à la Cour Suprême la révocation des accréditations de journalistes de l’équipe de télévision de France 2, accusée d’avoir « mis en scène » la mort de cet enfant de douze ans dans les bras de son père, le 30 septembre 2000, au tout début de la seconde Intifada.

En face, les représentants de l’Etat et de la chaîne française, soutenus par les associations de la presse israélienne et étrangère, ont rejeté cette exigence au nom notamment de la « liberté de la presse ».

« Ce recours s’inscrit dans une campagne calomnieuse suite à l’impact qu’ont eu ces images, une campagne qui vise à délégitimer le travail des journalistes » couvrant le conflit israélo-palestinien, a déclaré Charles Enderlin, le journaliste auteur du reportage et directeur du bureau de France 2 à Jérusalem.

Il s’est toutefois félicité que l’affaire soit portée pour la première fois devant les tribunaux en Israël, affirmant que jusqu’à ce jour « aucune demande en bonne et due forme n’a été adressée à France 2 par une instance judiciaire israélienne » pour faire la lumière sur les circonstances du drame.

Ofir Tal, l’avocat de France 2, a rappelé au tribunal qu’aucune instance juridique israélienne (ou étrangère) n’avait jusqu’à ce jour conclu à une fabrication, et qu’au contraire, des auteurs de telles affirmations avaient été « condamnés pour diffamation » à quatre reprises devant des tribunaux français, l’un des jugements faisant l’objet d’une procédure d’appel.

Le cabinet d’avocats Shurat HaDin a soutenu pour sa part que les images filmées par un cameraman palestinien de la fusillade de Gaza au cours de laquelle le petit Mohammed avait été tué, « avaient été sans nul doute une mise en scène, et cela à des fins de propagande palestinienne ».

L’avocate de Shurat HaDin, Nitsana Darshan Leiner, a estimé que cette « mise en scène a provoqué un dommage terrible à l’image d’Israël de par le monde et suscité des accusations de +crime rituel+ », comparables à celles lancées contre les juifs au Moyen Age.

Selon elle, le chef du Bureau de presse gouvernemental, Daniel Seaman, avait repris à son compte cette thèse, dans une lettre à cette association en octobre dernier.
M. Seaman avait toutefois déclaré être dans « l’incapacité légale » de retirer les cartes d’accréditation des journalistes en l’absence de plainte officielle israélienne contre France 2 et car aucune atteinte à la sécurité de l’Etat ne pouvait être relevée.

Le tribunal a annoncé qu’il déciderait prochainement si l’affaire relève de sa compétence.

Des images poignantes, retransmises en boucle par les télévisions du monde entier, de l’enfant tué dans un échange de tirs entre militaires israéliens et policiers palestiniens à Gaza avaient enflammé les foules arabes dans le monde entier.

Les militaires israéliens avaient subi les tirs de la position palestinienne pendant deux heures avant de riposter, les palestinens ne craignant pas de harceler la position de Tsahal malgré la présence d’enfants et de civils sur la route qui séparait les deux positions.

On voyait le père, Jamal, supplier de ne pas tirer. Le film ne montrait pas qui avait tiré, mais concluait que l’enfant avait été victime de balles israéliennes.

Dans un premier temps,Tsahal n’avait pas opposé de démenti, déplorant la mort de l’enfant et dénonçant « l’utilisation cynique des femmes et des enfants conduits sur des terrains de confrontations » tout en évoquant la possibilité que l’enfant ait été tué par erreur par des Palestiniens.

Lorsque la scène est devenue emblématique de la cause palestinienne, des responsables militaires ont affirmé avoir la certitude que l’enfant n’avait pas été tué par des soldats.


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