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Le blocus de Gaza et l’opinion publique

Par Guy Senbel pour Guysen International News

Jeudi 24 janvier, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a condamné Israël pour ses activités dans la bande de Gaza, demandant la levée du blocus et l’arrêt des incursions militaires. Et l’initiative de la réunion du Conseil appartient aux pays arabes et islamiques qui ont réuni 21 signatures sur les 47 pays membres.

Mis en image pour les médias internationaux, l’effet blocus dans l’opinion est radical. La « grave crise humanitaire », qui a trouvé son point d’orgue dans l’exode des Palestiniens de Gaza vers l’Egypte, est présentée par le Hamas comme la conséquence directe du blocus.

L’opinion publique n’en est que plus sensibilisée aux images d’enfants palestiniens qui brandissent une bougie pour s’éclairer pendant la coupure d’électricité organisée par le Hamas. Elle n’est pas insensible au discours d’un Hosni Moubarak disposé à ouvrir ses postes frontaliers pour accueillir des Palestiniens. Il est difficile d’imaginer en revanche que l’opinion se soucie des légitimes inquiétudes d’Israël à propos du risque que les trafics d’armes s’intensifient.

Qu’importe l’origine de la crise pourvu qu’elle soit occultée. Le texte adopté par le Conseil des droits de l’homme ne mentionne pas les tirs de Qassams depuis la bande de Gaza. Pourtant, dans les trois jours qui précédèrent le blocus, près de 400 Qassams et obus de mortiers avaient été tirés sur Israël. Et depuis le 17 janvier, les tirs continuent. Des dizaines de missiles chaque jour épouvantent les habitants de Sdérot et les fermiers des kibboutz du Neguev occidental.

A une semaine de la publication du rapport de la Commission Winograd qui incriminera certainement Ehoud Olmert, le Premier ministre israélien se montre ferme sur les questions sécuritaires ; il répète que le blocus durera tant que les tirs de Qassams se poursuivront. En écho, le Président de l’Autorité palestinienne affirme que le blocus est une « grave erreur » et risque d’avoir des conséquences néfastes sur le processus de paix. Il ne faudrait pas que la vague de sympathie dont bénéficient les Palestiniens lui échappe.

En sept ans, les 4200 roquettes Qassam tombées sur Sdérot, causant la mort de dizaines de personnes, des centaines de blessés, des milliers de personnes traumatisées, n’auront suscité aucune émotion particulière dans l’opinion. Pourtant, les Israéliens multiplient les opérations de sensibilisation. Jeudi 24 janvier, 4200 ballons rouges symbolisant les 4200 Qassams tirés sur Israël ont été lancés devant le siège de l’ONU à New York.

Depuis 581 jours, Guilad Shalit, Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser sont retenus en otage par les terroristes du Hamas et du Hezbollah.

Depuis 581 jours, l’opinion publique ignore ces prisonniers de la haine.

Ce soir, nous pensons à eux, à leurs familles qui vivent, trop seuls, leur absence.



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