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Premier débat présidentiel américain du 26 septembre 2016 : un volet juif et israélien évoqué par Donald Trump

Hélène Keller-Lind

Cela aura été quatre-vingt-dix minutes d’un débat âpre mené par Lester Holt, journaliste de MBC, aux questions parfois orientées, avec une Hillary Clinton tenant un discours soigneusement préparé sans répondre aux remarques pourtant pertinentes d’un Donald Trump pour une fois dans la retenue. Ainsi, devant les promesses faites par la candidate de trouver des solutions à la crise actuelle aux États-Unis, est-elle resté de marbre lorsque le candidat républicain soulignait qu’alors qu’elle est en position de pouvoir depuis vingt-six ans au moins, elle n’a rien fait pour enrayer la dégradation actuelle, y compris lorsqu’elle était Secrétaire d’État. Ce qu’elle propose, dit-il, ce sont quatre années de pareil au même. Retenue aussi de Donald Trump lorsque Hillary Clinton lui a décoché des flèches personnelles virulentes en fin de débat : il a indiqué préférer s’abstenir de ce genre d’attaques pour lesquelles elle dépense des millions en publicité.

Vidéo du débat dont la traduction simultanée est donnée tel quel :
https://www.youtube.com/watch?v=OMmuFmXnY9I

Une accusation de racisme infondée

À propos de l’une des attaques d’Hillary Clinton l’accusant de racisme pour avoir insisté pour que l’actuel président, Barack Obama, produise son acte de naissance pour prouver qu’il est bien citoyen américain, condition sine qua non pour accéder à la présidence des États-Unis, ce qu’il a fini par faire, Donald Trump apportait une précision essentielle dans cette affaire dite du « Birther » que beaucoup n’auront pas remarquée. Il rappelait, en effet, que le doute sur le lieu de naissance de Barak Obama avait été le fait de proches d’Hillary Clinton lors des primaires démocrates présidentielles de 2008. Proche conseiller et ami de Bill et Hillary Clinton depuis 1992, Sidney Blumenthal, avait alors affirmé à des journalistes que le candidat Barack Obama était né au Kenya. Ce que dément aujourd’hui l’intéressé. Pourtant des journalistes affirment que celui-ci leur avait donné pour mission d’enquêter sur la question au Kenya à l’époque. Kenya où vit le père du Président et une partie de sa famille.

Hillary Clinton l’accusait ici de racisme en général alors qu’elle voulait parler de racisme anti-noir. Ce qui est démenti dans les faits, de plus en plus d’électeurs noirs choisissant le candidat républicain. Un mouvement de Blacks for Trump a lancé une page Facebook et un compte Twitter.
On ne peut accuser Donald Trump d’antisémitisme non plus. Ce qui apparaît dans une vidéo de l’avocat et journaliste Ezra Levant destinée, dit-il, « aux Juifs qui n’aiment pas Donald Trump » ou dans une enquête exhaustive du Jerusalem Post. Par ailleurs, le candidat donnait récemment Israël en exemple en matière de lutte contre le terrorsme.

Des proches et conseillers douteux d’Hillary Clinton

On notera aussi, dans un autre domaine, qu’il apparaît dans les fameux e-mails envoyés par Hillary Clinton lorsqu’elle était Secrétaire d’État et reçus par elle, correspondances rendues publiques par le FBI et des fuites de Wikileaks et non pas par la candidate, que Sidney Blumenthal l’a conseillée en matière de politique étrangère, entre autres, concernant Israël, en lui communiquant souvent des articles de son fils, Max Blumenthal, anti-israélien et antisémite notoire – qui vient de se réjouir de la mort d’Élie Wiesel–. Ce qui, selon lui, aurait eu valeur d’analyses incontournables... Analyses scélérates qu’Hillary Clinton disait beaucoup apprécier...Rien de ceci n’ayant été évoqué lors du débat du 26 septembre.

On sait que le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, présent à New York pour prendre la parole devant l’Assemblée générale des États-Unis dans un discours d’ouverture très remarqué, a rencontré les deux candidats à la présidentielle américaine. Rencontres qu’il a évoquées dans des déclarations neutres faisant état de leurs sujets de discussion.

Mais lors de ce premier débat présidentiel Donald Trump a parlé du Premier ministre israélien pour dire qu’il « n’est pas du tout heureux de l’accord avec l’Iran ». Ce qui n’a pas été trahir la confiance de celui-ci, sa défiance et celle d’Israël envers ce qu’il considère comme un accord désastreux étant connue, ce qui lui importe d’autant plus qu’Israël est en première ligne face à une République islamiste d’Iran qui a juré et jure jusqu’à ce jour la perte de l’État juif. Un Iran qui a reçu en sous-main des millions et en liquide, des États-Unis, ce qu’évoquait Donald Trump aussi, reprochant à Hillary Clinton son rôle dans ce qui donnera accès à l’Iran à la bombe atomique à court terme et des moyens financiers décuplés pour promouvoir le terrorisme. À ces sujets essentiels aucune réponse n’a été donnée par la candidate démocrate que n’a pas pressée le modérateur qui a pourtant pressé son adversaire sur des points mineurs auxquels il avait répondu, comme la question du « Birther ».

Pour en savoir plus sur la campagne américaine lire l’important essai de Guy Millière sur la question http://www.europe-israel.org/2016/09/etats-unis-les-elections-americaines-cruciales-de-novembre-2016-decryptees-par-guy-milliere-apres-obama-trump/



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