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Massacre à Shfaram

Primo Europe

L’attentat de SHFARAM plonge Israël dans le désarroi. Les conséquences de ce geste insensé risquent d’être lourdes. La rue israélienne ne comprend pas cet excès de violence, même si elle s’attendait un peu à ce type de dérapage.

La tension monte depuis plusieurs semaines à propos du désengagement de Gaza. Dans cette ville de SHFARAM, entre autres, les Palestiniens commençaient à célébrer le retrait.

Comme Baruch Goldstein en 1994, Edan Natan-zada a été lynché par une foule habituée à la vengeance expéditive et aux cris de « Allah Ouakbar ».

Les circonstances de cette tragédie devront être élucidées ainsi que les motivations du meurtrier.

A ce stade de l’enquête, Primo constate tout de même quelques points importants qui ne sont pas sans rapport avec le traitement médiatique que chacun fera de cette affaire.

Des mots à effet immédiat

Les agences de presse françaises ont immédiatement relaté le fait en décrivant l’auteur de la fusillade comme un terroriste.

Ainsi, lorsqu’un Palestinien ouvre le feu sur des civils israélien, c’est un simple activiste, un « militant ». Lorsqu’un juif ouvre le feu sur des arabes innocents, le mot « terroriste » réapparaît comme par magie dans le dictionnaire médiatique.

Le Premier ministre Ariel Sharon les avait devancé et condamné l’attaque. « Il s’agit d’un acte vil d’un terroriste juif assoiffé de sang qui a voulu porter atteinte à des citoyens innocents », a affirmé M. Sharon dans un communiqué.

« J’ai ordonné aux services de sécurité d’enquêter en toute priorité sur cette attaque terroriste », a-t-il ajouté.

Les termes sont clairs. Au prochain attentat commis par des palestiniens, il faudra regarder avec attention les termes utilisés par les agences de presse qui relateront l’évènement.

Israël pansera cette blessure comme toutes les autres.

Les actes perpétrés par des Juifs contre des innocents resteront comme des tâches sur une conscience éclairée.

Personne en Israël, mis à part quelques extrémistes, ne se réjouira de ce drame. Personne ne tirera des coups de feu en l’air. Personne ne distribuera de dragées pour fêter l’évènement, comme cela se passe dans les territoires à chaque attentat palestinien.

Si Israël procède à des éliminations ciblées dont le procédé peut paraître contestable à ceux qui vivent bien à l’abri derrière des certitudes en béton aussi armé que celui du « mur », on a pas souvenir que des Juifs Israéliens aient lynché le responsable (survivant) d’un attentat.

La différence est abyssale !



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