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Abbas soutenu par la France : les États-Unis, eux, s’en tiennent à la nécessité de négociations directes

Hélène Keller-Lind

Le gouvernement français vient de recevoir Mahmoud Abbas avec tapis rouge et allocation d’une première tranche de 10 millions d’euros de subvention. Lui donnant l’occasion de présenter ses exigences à tiroir. Pour reprendre des «  conversations  » le dirigeant de l’Autorité palestinienne veut que soient relâchés les prisonniers palestiniens. Sans autre forme de procès et en dépit de condamnations en bonne et due forme, prononcées pour la plupart et en cours d’instruction pour le reste. Mais ce n’est pas tout. Pour simplement parler avec Israël Mahmoud Abbas exige que l’État hébreu laisse entrer des armes pour la police palestinienne dans les territoires qu’il contrôle. En principe pour cette police, étant donné que l’Autorité palestinienne n’est pas capable d’empêcher vol et trafic d’armes comme elle vient de le montrer dans la vague d’arrestations motivées par ce trafic et le trafic de drogue qu’elle mène actuellement dans les secteurs de Jénine, Naplouse, Bethléem sans trop respecter ses propoes lois, d’ailleurs...

Mais, du point de vue palestinien, ces conditions drastiques ne permettraient pas de reprendre des «  négociations  » car Mahmoud Abbas alignait toute une série de demandes préalables qui, selon lui, ne seraient guère de préconditions : gel des « colonies », « frontières de 67 », etc. Catalogue débité en présence du Chef de l’État Français qui ne commentera que sur les armes, étant donc d’accord sur le reste. Même s’il évoquait de nécessaires négociations, il estimait que c’était bien le droit des Palestiniens – ceux du Fatah qui étaient les seuls représentés d’ailleurs – de vouloir mettre leurs conditions et de s’adresser directement à l’Assemblée générale de l’ONU pour y demander un statut de pays non membre .

Tactique qu’avait conseillée Nicolas Sarkozy en septembre dernier devant l’impossibilité de faire adopter la demande de la création d’un État palestinien par le Conseil de Sécurité et que Mahmoud Abbas avait refusée alors. Il l’accepte donc, semble-t-il, aujourd’hui après une rencontre très amicale et fructueuse – 10 millions d’euros dans un premier acompte - avec Laurent Fabius , un entretien avec le Premier ministre et enfin une rencontre tout aussi amicale avec le Président de la République.

Le soutien de la France à Mahmoud Abbas et à un État palestinien « dans les frontières de 67, avec gel de la colonisation », et un vote en faveur d’un statut d’État non membre à l’ONU, le cas échéant, est donc acquis, semble-t-il.

Washington considère, comme Israël, qu’il n’y a pas d’autre voie que celle des négociation directes

Or, pendant ce temps Washington reste sur ses positions, à savoir l’absolue nécessité de négociations directes sur tous les points entre les deux partis concernées, Palestiniens et Israéliens. Ce que disait, par exemple, pour la xème fois un porte-parole du Département d’État américain au cours d’une conférence de presse le 5 juin dernier, citant le Secrétaire d’État Hillary Clinton. Une position qui est celle d’Israël également.

On voit mal, en effet, comment parvenir à un accord dès lors que la volonté d’une des deux parties concernées serait ainsi ignorée...



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