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Un quotidien libanais pro-syrien évoque le Sommet Assad-Abdallah

MEMRI Middle East Media Research Institute

Il évoque aussi la façon dont chacun des chefs d´Etat a rendu compte de ces accords auprès de ses alliés libanais. Cette tentative pour parvenir à un accord sur le Liban survient après cinq mois de vains efforts des Forces du 14 Mars et de l´opposition libanaise menée par le Hezbollah pour former un gouvernement d´union nationale – échec qui avait pour principale origine les exigences et les conditions présentées par le général Michel Aoun à sa participation au gouvernement. Extraits de l´article d´Al-Amin :

Assad et Abdallah s´entendent pour créer une « atmosphère positive »

Al-Amin cite une source syrienne bien informée selon laquelle Assad et Abdallah se seraient rendu compte, lors de ce sommet de Damas, que « les circonstances ne permettent pas la consolidation d´une initiative globale », vu que les Etats-Unis refusent actuellement d´appuyer une telle initiative. Toutefois, la source précise que « les deux parties étaient intéressées à trouver un cadre approprié susceptible de faciliter la formation d´un gouvernement d´union nationale au Liban ; ainsi, elles se sont entendues sur le principe de ´la création d´une a tmosphère positive´ dans [ce but], [chacune] maintenant les contacts nécessaires dans ce contexte. »

Assad à Abdallah : Nous n´exercerons pas de pressions sur Aoun

La source d´Al-Amin indique : "La direction syrienne s´est adressée avec une grande ouverture aux Saoudiens au sujet de la situation au Liban, précisant qu´aucun élément n´était capable de faire pression sur Aoun [pour qu´il revoie ses conditions d´adhésion au gouvernement] malgré la requête saoudienne allant en ce sens. M. Assad a longuement expliqué que les relations entre Damas et le général Aoun [étaient récentes] et que Damas respectait la décision audacieuse d´Aoun de mettre fin à son différend avec la Syrie et ses efforts pour instaurer de bonnes relations. De même, la Syrie respecte le refus d´Aoun de transformer le Liban en une aire d´activité anti-syrienne par des éléments intérieurs, régionaux ou internationaux.

Assad a développé le point de vue syrien sur la situation au Liban, affirmant qu´aucun élément au sein de l´opposition, et notamment pas le Hezbollah, n´était en mesure d´exercer des pressions sur Aoun. Assad a en outre précisé, à plusieurs reprises, que la Syrie, tout comme les forces de l´opposition au Liban, comprenait les prises de position et les demandes du général Aoun, estimant qu´il avait raison. On estime d´ailleurs qu´il mérite bien plus que ce que [Saad Al-Hariri] lui propose. Par conséquent, il n´y a aucune raison d´exercer des pressions sur Aoun, ni aucun moyen de le faire.

Parallèlement, M. Assad a souligné devant le roi qu´il allait mener des entretiens visant à ´favoriser une atmosphère positive´, ce en quoi le roi a résolu de l´imiter."

Al-Hariri a compris qu´Abdallah attendait des concessions

L´article poursuit : "[Le roi] Abdallah est retourné à Riyad et a demandé à ce que [Saad] Al-Hariri soit convoqué ; il lui a clairement dit, dans l´esprit de l´accord conclu avec Assad, qu´il était nécessaire de mettre en place et d´asseoir un mécanisme favorable aux arrangements avec les forces de l´opposition. [Abdallah a aussi] encouragé [Al-Hariri] à engager un dialogue direct et concret avec le général Aoun.

Al-Hariri a interprété ces messages comme un appel déguisé [d´Abdallah] à faire des concessions, dans le but de persuader Aoun de participer au gouvernement – vu qu´il ne pourrait y avoir de gouvernement d´union nationale sans lui.

De même, vu qu´il n´est pas possible de former un gouvernement avec un seul côté libanais [les Forces du 14 Mars], Al-Hariri a entendu des déclarations claires, côté saoudien, sur la nécessité de tout faire pour obtenir [ces] résultats. Il a également entendu [d´Abdallah] une explication détaillée sur l´engagement de la Syrie à apporter son soutien à la mise en place d´un gouvernement.

En transmettant ces messages à ses alliés et associés, Al-Hariri leur a dit que M. Assad avait promis à Abdallah de ne pas ´entraver la formation d´un gouvernement´.

Al-Hariri a également appris [d´Abdallah] que la Syrie n´avait pas l´intention de contrarier ses plans [de Premier ministre au sein du nouveau gouvernement du Liban] et n´entendait pas le destitu er de ses fonctions ; la Syrie cherche au contraire à améliorer les relations avec lui. Cela a conduit Al-Hariri à expliquer à ses alliés et associés qu´il ne fallait plus accuser la Syrie de saboter [la formation d´un gouvernement libanais ]...« Assad a précisé auprès de députés de l´opposition qu´il n´attendait pas de concessions de leur part »A Damas, Assad a reçu Al-Hajj Hussein Al-Khalil, attaché politique du Secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, ainsi que le député [libanais] Ali Hassan Khalil, attaché politique du président du [parlement libanais] Nabih Berri. Assad a exposé aux deux, et par la suite au député libanais Suleiman Frangié, ce qui avait été convenu [entre lui et] le roi d´Arabie saoudite, et a égalemen t mis au clair la portée de ces accords.

Selon des sources bien informées, le président Assad a souligné que les accords ne portaient sur aucun détail en particulier et se limitaient à ´favoriser une atmosphère positive´. Quand on lui a demandé ce que cela signifiait, M. Assad a encouragé [les officiels libanais] ... à adopter une nouvelle approche susceptible de dénouer la situation. Mais plus tard, il a répété qu´il n´avait pas réclamé de concessions à l´opposition, ni de prendre des mesures susceptibles de nuire à ses positions ou à son statut [de l´opposition] ... "

Dans l´article également, Al-Amin affirme que suite à l´entretien entre Abdallah et Assad, Saad Al-Hariri s´attendait à ce que le général Aoun s´exprime au sujet d´éventuelles concessions, ou apporte une quelconque indication montrant qu´il avait bien reçu un message de Syrie. Mais Aoun a expliqué à Al-Hariri que personne ne pouvait l´obliger à faire des concessions. Aoun, écrit Al-Amin, a également demandé à la Syrie de clarifier les raisons pour lesquelles Al-Hariri attendait des concessions de sa part, et a reçu comme réponse que les arrangements entre l´Arabie saoudite et la Syrie n´obligeaient personne à faire des concessions, et que c´était à lui de décider du meilleur moyen à mettre en œuvre pour faciliter la formation d´un gouvernement.



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