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Le Hamas accusé de persécutions à Gaza

RFI

Le cas de Saleh Hajouj est emblématique. Lorsque l’opération Plomb durci a débuté, ce Palestinien était incarcéré, accusé de collaboration avec Israël. La prison dans laquelle il se trouvait a été bombardée par l’armée israélienne. Blessé, Saleh Hajouj est transporté à l’hôpital Shifa. Il aurait été exécuté à l’entrée de l’établissement devant des médecins et des patients.



Les combattants du Hamas sont pointés du doigt par les organisations de défense des droits de l’homme. Le rapport d’Amnesty international a été établi sur la base de témoignages recueillis dans la bande de Gaza pendant et après l’offensive israélienne. Les informations qu’il révèle confirment celles d’autres organisations de défense des droits de l’homme.



Vingt-cinq Palestiniens au moins ont été exécutés au mois de janvier par les forces du Hamas et leurs milices. La plupart des victimes ont été enlevées à leur domicile avant d’être abandonnées mortes ou blessées dans des zones isolées. « Certains ont même été assassinés dans des hôpitaux où ils étaient soignés en raison de leurs blessures  », souligne le rapport. Une dizaine d’autres victimes ont été blessées par balle aux jambes, ont eu les rotules cassées, d’autres encore ont été sévèrement battues, torturées ou maltraitées.



Selon Amnesty International, la campagne de répression menée par le Hamas visait des personnes accusées de collaborer avec Israël, mais aussi des rivaux politiques c’est-à-dire des partisans du Fatah, le parti de Mahmoud Abbas.



Le Hamas dénonce une enquête partiale



Le Mouvement de la résistance islamique rejette ces accusations. « Ce rapport est partial  », affirme le Hamas dans un communiqué, « il se fonde sur des histoires imaginaires relatées à un responsable de l’ONG par une seule partie (…), ce qui contredit les principes les plus élémentaires d’une enquête sérieuse ».

Amnesty précise de son côté « une rencontre était prévue avec le porte parole de l’administration du Hamas, Tahar al Nounou, le 1er février, mais elle a été annulée à la dernière minute. Aucun autre rendez-vous n’a pu être organisé avant le départ des représentants d’Amnesty de la bande de Gaza ». 

Le porte-parole du mouvement islamiste, Fawzy Barhum, reconnaît qu’« il y a eu des querelles familiales, des règlements de comptes ». Dans le même temps, il s’insurge et souligne qu’« il est injuste de rendre le Hamas responsable de ce qui s’est passé ».



Donatella Rovera, chercheuse pour Amnesty internationale, précise que son organisation n’a pas pu déterminer si cette campagne de répression avait été ordonnée par la direction du Hamas ou si cette dernière avait perdu le contrôle de ses troupes, mais « les leaders du Mouvement de la résistance islamique étaient informés de ces pratiques » souligne Donatella Rovera. Le Hamas a d’ailleurs justifié les meurtres dont ont été victimes des Palestiniens soupçonnés de collaboration avec Israël lors de la guerre à Gaza. « Le gouvernement ne montrera aucune clémence envers les collaborateurs qui poignardent notre peuple dans le dos et ils devront rendre des comptes à la justice », avait déclaré le 2 février dernier le porte-parole du ministère de l’Intérieur du Hamas, Ihab Al-Ghossein.

Donatella Rovera, enquêtrice pour Amnesty international
« 

Les bombardements d’Israël ont endommagé la prison centrale de Gaza et ces prisonniers se sont échappés. Les forces et les milices du Hamas les ont immédiatement poursuivis. On ne sait pas si cette « chasse à l’homme » avait été ordonnée par la direction du Hamas ».



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