Le ministre israélien de l’Intérieur satisfait de la lutte menée par la France contre l’antisémitisme

(AP)

mercredi 28 janvier 2004

Le ministre israélien de l’Intérieur Tzachi Hanegbi s’est dit satisfait mercredi après-midi « des efforts importants » menés par les autorités françaises « pour lutter contre l’antisémitisme et punir les auteurs de tels actes ».


A l’issue d’une rencontre place Beauvau avec son homologue français Nicolas Sarkozy, M. Hanegbi a ajouté qu’à sa connaissance, la France était « le seul pays en Europe où les gens qui commettent des actes antisémites sont derrière les barreaux ».

Le ministre israélien a souligné par ailleurs que cette rencontre avait pour objectif de « renforcer les relations entre les deux ministères » et que les questions de « coopération contre le terrorisme, contre la criminalité, contre le blanchiment d’argent et contre le trafic de drogue » avaient été abordées.

M. Hanegbi, qui effectue une visite de deux jours en France jusqu’à vendredi matin, a également annoncé qu’il avait invité Nicolas Sarkozy à se rendre en Israël.
Concernant la lutte contre l’antisémitisme dans l’Hexagone, l’ambassadeur d’Israël en France Nissim Zvili a souligné qu’il y avait « une lutte très claire du gouvernement français qui commence à être fructueuse ». « Il y a une baisse dans les attentats antisémites et il y a une plus grande efficacité dans la lutte contre l’antisémitisme », a-t-il affirmé.

M. Zvili s’est toutefois inquiété de « l’indifférence de la société à ce phénomène ». « Ce qui nous inquiète, ce n’est pas seulement les grands incidents dans lesquels on brûle une synagogue ou une école, mais c’est les petits incidents au quotidien quand on insulte, quand on tient des propos antisémites, quand on attaque un élève à l’école ou un étudiant à l’université », a-t-il souligné, en ajoutant qu’il fallait « créer une ambiance différente dans la société française ».

Concernant le projet de loi sur la laïcité interdisant le port de signes religieux « ostensibles » dans les écoles publiques françaises, notamment la kippa, M. Zvili a affirmé qu’il n’y avait « pas de position israélienne » sur cette question. « C’est une loi, dans mon analyse, qui est complètement obligatoire dans la situation qui s’est créée ces dernières années », a-t-il toutefois précisé


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