Massacre dans une bibliothèque

Rachel Samoul - Service d’Information www.ambisrael.be

vendredi 7 mars 2008

Le jeudi 6 mars 2008, peu après 20h30, un terroriste armé d’une Kalachnikov a ouvert le feu sur 80 élèves qui étudiaient la Torah dans la bibliothèque de la Yeshiva Mercaz Harav à Jérusalem. Huit adolescents ont été tués et onze blessés dont trois grièvement. Le sang des victimes a éclaboussé les livres de la bibliothèque.


Photo : Avi Ohayon, GPO

Pendant toute la soirée, l’attentat a été fêté à Gaza, avec distribution de bonbons et salves de joie. Une preuve que Gaza, comme le clame Israël, en dépit des allégations de certains, est approvisionné. Balles et bonbons pour que des enfants puissent fêter la mort d’autres enfants.

Le Hamas a déclaré dans un communiqué : « Nous bénissons l’opération à Jérusalem. Ce ne sera pas la dernière. »

Ce vendredi, 20 000 personnes se sont rendues à la Yeshiva pour un dernier hommage aux jeunes victimes
Le Merkaz Harav a été fondé en 1924 par le Premier grand rabbin d’Eretz Israël, le Rav Kook, l’une des plus grandes figures du sionisme religieux.

Il existe un lien direct entre cette attaque terroriste et les tirs de missiles incessants sur Sdérot. Hier encore, l’alerte Couleur Rouge a retenti plusieurs fois et deux personnes ont été blessées.

La cible, ce sont les civils.

Suite au massacre de la Yeshiva, on attend une réaction du Conseil des Droits de l’homme de l’ONU qui a condamné le 3 mars les « crimes de guerre » d’Israël sans même mentionner les attaques de roquettes sur les civils.


Ce qui suit n’est pas une faute de frappe

(Desinfos.com)

Gaza : le Conseil des droits de l’homme demande l’arrêt immédiat des attaques israéliennes

Centre de Nouvelles ONU

6 mars - Le Conseil des droits de l’homme a adopté aujourd’hui une résolution dans laquelle il demande « l’arrêt immédiat » des attaques israéliennes dans les Territoires palestiniens occupés et des lancements de roquettes.

« Dans une résolution adoptée par 33 voix pour, 1 contre et avec 13 abstentions, le Conseil a condamné les attaques et les incursions militaires israéliennes continues dans les Territoires palestiniens occupés, notamment dernièrement dans la Bande de Gaza », indique un communiqué publié aujourd’hui à Genève.

Le Conseil, qui s’est dit « choqué » par le bombardement de maisons de civils, a réitéré son appel en faveur de la protection « immédiate » de la population palestinienne à Gaza.

« Je rappelle que la protection des droits de l’homme - et en particulier de la vie des civils - ne peut attendre le résultat d’un processus politique », a déclaré Louise Arbour, la Haut Commissaire aux droits de l’homme, devant les membres du Conseil.

« Tous les droits fondamentaux sont égaux pour tous les êtres humains et aucune partie ne peut prétendre qu’afin de défendre sa propre population, elle est autorisée à nier les droits des autres. Au contraire, toutes les parties ont des obligations, non seulement concernant les droits de leur peuple, mais aussi concernant les droits de tous », a-t-elle affirmé.

Israël, de son côté, a déclaré que depuis le mois de janvier, le Hamas a lancé 671 missiles sur des civils, des femmes et des enfants. « Le Hamas commet des crimes de guerre et punit collectivement une population de 250.000 personnes qui vit à Ashkelon, Sderot, Negev et Netivot », a expliqué Itzhak Levanon au nom de son pays.

« Le vote d’une nouvelle résolution ne va pas résoudre la question et ne va pas apporter la stabilité à la région », a déclaré le représentant israélien, qui a invoqué le droit, pour Israël, de se défendre.

Le Conseil des droits de l’homme est réuni à Genève du 3 au 28 mars pour sa 7ème session.

http://www.un.org/apps/newsFr/printnewsF.asp?nid=16057


Il n’y a pas que des mauvaises nouvelles

(Desinfos.com)

ONU : Louise Arbour quitte son poste de défenseur des droits de l’Homme

GENEVE (AFP) - Epuisée par quatre années sur la brèche, la Haut Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, la Canadienne Louise Arbour a annoncé qu’elle quitterait son poste fin juin sans solliciter un nouveau mandat.

Après avoir informé le secrétaire général des Nations Unies, Mme Arbour a présenté vendredi son dernier rapport annuel devant le Conseil des droits de l’Homme réuni à Genève.

La Haut commissaire, 61 ans, a assuré à des journalistes qu’elle avait pris cette décision « essentiellement pour des raisons personnelles » et non en raison des attaques parfois virulentes dont elle a été la cible. « Ce travail est très dur (...). Je ne suis pas prête à me consacrer à cet engagement pour encore quatre ans », a-t-elle dit à des journalistes. Pour le moment elle rêve de se consacrer au jardinage... « Mais je sais que ce n’est qu’un rêve, que ce n’est pas pour moi », a commenté Mme Arbour.

La Haut commissaire a dû faire face aux critiques des Etats-Unis et de nombre de pays en voie de développement dont elle a dénoncé les violations des engagements en matière de droits de l’Homme.

« Les pressions s’exercent par des critiques publiques, mais je ne fais pas l’objet d’obscures pressions secrètes », a-t-elle assuré. Certaines attaques « extrêmement injustes » l’ont « blessée », a-t-elle reconnu, « surtout quand cela touche à l’intégrité » ou lorsqu’elles visent « sur un ton méprisant » ses collaborateurs déployés sur le terrain.

« Je ne renonce pas à un second mandat à cause de ces critiques, bien au contraire : je dois me raisonner pour résister à la tentation de rester pour y faire face », a-t-elle insisté.

Mme Arbour a admis que des tensions existaient avec le Conseil des droits de l’homme, dont certains Etats membres voudraient bien voir le Haut commissariat sous leur coupe. « C’est un débat institutionnel très complexe : le Haut commissariat dépend du secrétaire général, et le Conseil est un organe subsidiaire de l’Assemblée générale de l’ONU. Ce débat n’est pas fini, ça ne fait que commencer », a-t-elle prévenu.

Evoquant sa succession, Mme Arbour a estimé qu’il serait « très utile » que le prochain Haut commissaire soit issu d’un pays en développement.

« On doit représenter le monde. (...) C’est important que le haut commissariat en général et son représentant ou sa représentante soit un miroir des attentes de toute la communauté qu’il doit servir », a-t-elle dit. Pour elle, son successeur devrait présenter « une image qui le rapproche des détenteurs de droits dans les pays ou les régions qui se sentent les plus éloignés de nos efforts », a-t-elle encore expliqué.

Son plus grand regret, a-t-elle dit, est de ne pas avoir réussi à mener à bien son projet de réunir et coordonner les organes de l’ONU chargés de superviser les différents traités et conventions en matière de droits de l’Homme. « J’ai été vraiment en avance sur mon époque : cela se fera... dans 15 ans », a prédit Mme Arbour.

Au chapitre des réussites, la Haut commissaire inscrit la coopération qui s’est nouée entre ses services et les missions de maintien de la paix qu’elle a convaincues de remettre des rapports publics réguliers.

La Haut commissaire, dont le mandat arrive à échéance le 30 juin, avait remplacé en juillet 2004 le Brésilien Sergio Vieira De Mello, tué dans un attentat au camion piégé contre le quartier-général de l’ONU à Bagdad le 19 août 2003.


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