Sarkozy invite les Israéliens à « faire des gestes maintenant »

Reuters

dimanche 30 décembre 2007

Nicolas Sarkozy a invité au Caire les Israéliens à « faire des gestes » pour parvenir à la paix en cessant la colonisation et en aidant à la création d’un Etat palestinien « moderne » et « viable ». « J’irai en Israël au printemps, ils m’ont invité à venir devant la Knesset et je dirai à mes amis israéliens que c’est maintenant qu’il faut faire des gestes », a déclaré le président français lors d’une conférence de presse aux côtés de son homologue égyptien Hosni Moubarak.


Pour le président français, le moment est venu pour l’Etat juif de « faire un effort qui permettrait de prouver que la paix est possible y compris sur l’arrêt de l’implantation des colonies ».

Le dialogue israélo-palestinien réamorcé lors de la conférence d’Annapolis du mois dernier est fragilisé par un projet d’Israël de construire de nouveaux logements près de Jérusalem.

Nicolas Sarkozy s’est également adressé du Caire au président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qu’il a aussi l’intention de rencontrer lors de sa visite dans la région au printemps.

« Je lui dirai que le futur Etat palestinien, il comprend Gaza », contrôlé depuis juin dernier par le Hamas, a-t-il dit. « La responsabilité internationale du monde c’est de soutenir le président de l’Autorité palestinienne et non pas les terroristes ».

La France « sera du côté de ceux qui luttent contre le terrorisme et contre la barbarie », a-t-il insisté, évoquant les attentats meurtriers du début du mois à Alger.

A l’intention de ceux qui, dans le monde arabe, l’ont accusé d’être pro-israélien et pro-américain, Nicolas Sarkozy a répondu : « La France a des amis dans le monde arabe (...) et elle a des amis en Israël ».

« Et la meilleure chose que peuvent faire des amis, c’est de pousser chacun de ces amis à se comprendre, à discuter ensemble et à trouver les voies du compromis pour pouvoir vivre ensemble en paix. Et il n’y aura pas de paix tant que les Palestiniens n’auront pas un Etat viable », a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy a pris comme exemple la conférence de donateurs de Paris du 17 décembre, qui a permis de réunir plus de sept milliards de dollars pour aider l’économie palestinienne.

Cette réunion, « qui a été succès, montre bien que la partie arabe a confiance », a fait valoir le président français.

« Est-ce-que vous pensez qu’une telle conférence aurait pu se dérouler à Paris si les principales capitales arabes n’avaient pas confiance dans la loyauté et dans l’honnêteté de la France sur la création d’un Etat palestinien moderne, démocratique, indépendant ? », a-t-il lancé.


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