Olmert : la réalité de 67 changera

par Rebecca Serfaty - Arouts 7

mercredi 28 novembre 2007

« La réalité de 67 changera fondamentalement et ce sera dur, mais nous sommes prêts » a déclaré le Premier ministre Ehoud Olmert dans un discours prononcé à Annapolis. Olmert a souligné : « Il n y a pas de pays arabes avec lequel nous ne voulons pas la paix ».


Olmert a ouvert son discours par ces mots : « Au nom du peuple d’Israël et de l’Etat d’Israël, je suis venu ici tendre la main aux Palestiniens et aux pays arabes, une main de paix. J’avais beaucoup de bonnes raisons de ne pas venir à cette conférence, le souvenir des échecs nous pèse, le terrible terrorisme des organisations terroristes palestiniennes a blessé et tué des milliers de personnes et détruit des centaines de familles en Israël . Les tirs de roquettes Kassam qui continuent sur les citoyens du sud et surtout sur Sdérot sont un signe de mise en garde ».

Olmert a dit qu’il tient compte des mises en garde, mais a souligné qu’il est venu malgré les doutes et les hésitations, afin de « dire à Abou Mazen et par lui à tout le peuple palestinien et au monde arabe : il est temps. Ni nous ni vous n’avons plus le temps de faire des projets déconnectés de la réalité, de la souffrance de nos deux peuples, des difficultés qu’ils rencontrent quotidiennement, de la vie dans l’incertitude qui ne laisse pas de place à l’espoir. Nous voulons la paix ».

« Nous exigeons l’arrêt du terrorisme, de la propagande et de la haine », a indiqué Olmert. « Nous sommes prêts à faire des concessions douloureuses et dangereuses afin d’avancer. Je ne suis pas venu ici pour régler des comptes historiques entre vous et nous, je veux dire du fond de mon coeur que je sais et connais la souffrance continue que beaucoup éprouvent ».

Olmert a continué en s’adressant directement à Abou Mazen : « Depuis toujours, votre peuple aussi a souffert de nombreuses années et il y en a qui continuent à souffrir. De nombreux palestiniens vivent des dizaines d’années dans des camps, déconnectés de la réalité et dans la pauvreté, l’abandon, la solitude, l’amertume et les offenses. Je sais que cette douleur et ces affronts sont les bases sur lesquelles sont nés des axiomes de haine par rapport à Israël ».

Le Premier ministre a précisé qu’Israël n’est pas indifférente à la souffrance des Palestiniens. « Nous ne sommes pas insensibles à la tragédie que vous vivez, je crois que pendant les pourparlers, nous trouverons la façon adéquate d’aider les Palestiniens et de trouver un cadre adéquat pour l’avenir d’un Etat palestinien qui existera dans les territoires sur lesquels nous nous entendrons, et ce en prenant part à un effort international. La suite de nos négociations n’aura pas lieu à Annapolis, mais chez nous ».

Les paroles d’Olmert font suite à ce qu’il a déclaré lundi 26 novembre, « nous espérons qu’une normalisation avec les pays arabes ne se passera pas à la fin des négociations avec les Palestiniens. Olmert a également dit que les pourparlers portant sur les sujets sensibles s’ouvriront avec les Palestiniens.

Suite à ce discours, le Likoud a publié un communiqué dans lequel il appelle les partis Israël Beitenou et Shass à quitter la coalition, « afin de ne pas servir de soutien aux concessions sans retour d’Olmert et Barak ». Le député Zevoulou Orlev a déclaré que ces mêmes partis devaient fuir de la coalition.

Le parti Shass affirme qu’au cas où Olmert ferait des concessions, il quittera la coalition.


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