Des images satellites indiquent un possible site nucléaire en Syrie

AFP / 24 octobre 2007 20h10

vendredi 26 octobre 2007

Un groupe privé américain a rendu public mercredi des images satellites d’un site de Syrie et présentant des similitudes avec le site d’un réacteur nucléaire en Corée du Nord. Selon la presse américaine, Israël aurait frappé le 6 septembre un site soupçonné d’abriter un réacteur nucléaire en cours de construction, copié sur une centrale nord-coréenne.


Les images de la société privée Digital Global ont été prises un mois avant le 6 septembre. Aucune image du site après la frappe israélienne n’a été diffusée.

Israël a refusé de confirmer ou d’infirmer une frappe en Syrie et Damas nie l’existence d’un site nucléaire sur son sol.

Les images montrent un grand bâtiment à environ 780 mètres à l’est de l’Euphrate dans l’est de la Syrie et qui pourrait abriter, selon l’Institute for Science and International Security (ISIS), un réacteur nucléaire en construction et une station de pompage, près de la rivière, pour alimenter ce réacteur en eau.

Selon David Albright et Paul Brennan, deux experts de l’ISIS, ce bâtiment ressemble à celui construit sur le site de Yongbyon en Corée du Nord.

La taille du bâtiment peut laisser penser, que s’il s’agissait d’un réacteur nucléaire, il aurait une capacité de 20-25 mégawatts, suffisante pour la fabrication chaque année de la quantité de plutonium nécessaire pour une bombe nucléaire.

Ce site suspect est situé à environ 145 km de la frontière avec l’Irak.

La Syrie a démenti posséder de telles installations et les allégations américaines selon lesquelles elle bénéficierait d’une aide nord-coréenne dans le domaine atomique. Pyongyang a également nié farouchement, assurant respecter son engagement à ne pas fournir d’équipements nucléaires.

Le président américain George W. Bush a demandé il y une semaine à la Corée du Nord de respecter ses engagements en matière de démantèlement de ses programmes nucléaires, et affirmé qu’« il y aurait des conséquences » dans le cas contraire.

Le mois dernier, une délégation syrienne dirigée par un membre de la direction du parti Baas, Saïd Elyia, avait effectué une visite de plusieurs jours en Corée du Nord, au cours de laquelle elle avait été reçue par le No2 du régime, Kim Yong-Nam, président du présidium de l’Assemblée populaire suprême.

La nature du raid israélien en Syrie est officiellement inconnue : l’Etat hébreu a tout d’abord imposé un mutisme total, avant de signifier le 2 octobre avoir attaqué un « objectif militaire », sans plus de détails.

Le président syrien Bachar al-Assad a assuré que l’action menée par l’armée israélienne avait frappé un bâtiment militaire non utilisé.

Le quotidien américain New York Times avait affirmé le 13 octobre qu’Israël avait visé un site soupçonné d’abriter un réacteur nucléaire en cours de construction, copié sur une centrale nord-coréenne.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a précisé ne pas disposer d’informations sur l’existence d’un « réacteur nucléaire non déclaré en Syrie ».


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