Terrorisme : qui a raison : Paris ou Luxembourg ?

par radinrue.com

jeudi 9 août 2007

Le Luxembourg a averti Paris avant hier dans la nuit : une alerte terroriste nécessite un accroissement des contrôles dans le grand Est. La nuit dernière Paris dément formellement. La piste iranienne citée par le Luxembourg, n’est toutefois pas hallucinatoire : Quatre personnes sont effectivement recherchées.


La France, le Luxembourg et l’Allemagne ont décidé de « prendre des mesures appropriées » sur leurs territoires respectifs. Alertée par « un pays ami », la France avait renforcé mercredi soir les contrôles sur la ligne Luxembourg-Bâle et dans les gares du Grand Est.

Cinq personnes étaient susceptibles d’être mises en cause et les identités de quatre d’entre elles, d’origines iraniennes, ont été communiquées aux autorités des pays concernées. Aucun suspect n’avait été interpellé hier soir, ni aucun engin découvert.

Tous les trains et les personnes ont circulé normalement. Aujourd’hui nous savons que le ministère de l’Intérieur précise qu’« aucun risque terroriste particulier n’est identifié. » « particulier » veut dire que les personnes originaires d’Iran ne seraient pas liées à d’éventuels actes terroristes ?

Pour toute réponse : « La police nationale et la gendarmerie nationale ont pris les mesures correspondant à une application stricte du plan Vigipirate. Celui-ci demeure au niveau rouge et chacun doit apporter sa contribution à sa pleine efficacité », rétorque dans un communiqué le Ministère de MAM.

Pourquoi ce démenti, alors que la veille on apprenait que « Les mesures ont été prises à la suite d’un renseignement en provenance de l’étranger qui nous a été relayé par le ministère de l’Intérieur », avait alors indiqué Daniel Herment, chef du cabinet du préfet du Haut-Rhin.

Pour de nombreux spécialistes du renseignement, ce qui a filtré c’est l’alerte luxembourgeoise faite à la France, tout compte fait assez classique dans le domaine, et qui une fois médiatisée prend des proportions de « paniques », l’Intérieur a donc sans doute souhaité ne pas donner à cette affaire une « dimension exagérée », d’où le démenti.


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